Antoine Alexis de Perier de Salvert

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Antoine Alexis de Perier de Salvert
Antoine Alexis de Perier de Salvert
Antoine Alexis de Perier de Salvert, entre juin 1756 et avril 1757.

Surnom Perier le Cadet
ou
Perier jeune
Naissance
à Dunkerque
Décès (à 68 ans)
à Versailles
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Grade Chef d'escadre
Années de service 17021757 soit 55 ans
Commandement Le Zéphyr (1709-1711)
Le Neptune (1720)
Le Jason (1721)
Le Prince de Conty (1725)
La Somme (1730)
La Méduse (1733)
L'Astrée (1738-1739)
Le Dauphin Royal (1743)
Le Mars (1745)
Le Northumberland (1747)
Le Lys (1751)
Le Bizarre (1752-1755)
Conflits Guerre de Succession d'Espagne
Premier siège du fort d'Arguin
Deuxième siège du fort d'Arguin
Prise de Portendic
Révolte des Natchez
Guerre de Succession d'Autriche
Guerre de Sept Ans
Distinctions Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis Chevalier ribbon Ordre royal et militaire de Saint-Louis
(Commandeur)
Autres fonctions Directeur du Dépôt des cartes et plans de la Marine
Famille Famille de Perier

Emblème

Antoine Alexis de Perier de Salvert, seigneur de Moros et de Kervichard[1], dit Perier le Cadet ou Perier jeune, né le à Dunkerque et mort le à Versailles, est un aristocrate français, corsaire, cartographe, chef d'escadre des armées navales du roi Louis XV, directeur du Dépôt des cartes et plans de la Marine et commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et origines[modifier | modifier le code]

Antoine Alexis de Perier de Salvert est issu de la famille de Perier[2]. Frère cadet de Étienne de Perier, il est né le 3 septembre 1691 à Dunkerque[3],[4], de l'union de Étienne de Perier[5](1644-1726) et de Marie de Launay[6]. Son père est chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, capitaine du port de Dunkerque[7], lieutenant de frégate et capitaine de vaisseau, armateur et marchand au Havre[3] et grand ami du corsaire Jean Bart[8],[9]. Perier le Cadet est le neveu du premier professeur d'hydrographie du roi au Havre[10], George Boissaye du Bocage[3].

Dunkerque au début du XVIIIème siècle. Perier le Cadet y voit le jour en 1691.

Il est anobli avec son père et son frère par lettres patentes en [11],[6],[12].

En 1729, il épouse Marie Françoise Piotard avec laquelle il se retire au manoir du Moros à Concarneau. Celui-ci sera conservé par ses descendants jusqu'en 1810. Veuf, il épouse en secondes noces, en 1749, Angélique Rosalie de Laduz de Vieuxchamps[13],[14] (décédée le 16 juin 1786, à Quimper[15]). De ces deux mariages naissent notamment quatre fils[16],[17],[18],[19]:

  • Antoine François de Perier de Moros, né en 1723[20],[21].

Antoine Alexis de Perier ajoute le nom de Salvert à son patronyme en 1724 ou avant[28],[29].

Carrière (1702-1757)[modifier | modifier le code]

Premières armes (1702-1720)[modifier | modifier le code]

Bataille du cap Béveziers (1707). On y voit notamment le Jason, sur lequel naviguera Perier le Cadet.

Perier le Cadet commence à naviguer en qualité de volontaire en 1702 sur une frégate chargée d'espionner les côtes anglaises[17], puis dans l'escadre du Nord (dissoute en 1710) commandée par Jean Bart (mort cette même année 1702)[30], en compagnie de son fils, Jean-Louis Bart[30], dans laquelle il prend part à plusieurs combats[17]. Il est âgé de onze ans. Nommé garde-marine le 20 mai 1705[17], il se trouve ensuite enseigne sur plusieurs navires corsaires et prend part à trois combats[17].

Il s'embarque sur le Jersey. Pendant six mois, ce vaisseau fait la course et livre trois combats. En 1706, le Jersey intègre l'escadre de Forbin à Dunkerque. Le 12 juin, l'escadre est en vue de l'île de Saint-Kelda : elle aperçoit deux gros navires de la compagnie hollandaise gagnant les Indes, et les capture dès le lendemain. La même année, trois convois hollandais sur les six qui escortaient une flotte de Baltique sont capturés ou brûlés[17].

Bataille du cap Lizard (1707) vue par Théodore Gudin, XIXème.

En mars 1707, l'intendant de la Marine Duguay-Trouin met en état une escadre. Perier le Cadet y est garde-marine sur le Prothée de 46 canons. La flotille quitte Dunkerque le 11 mai, elle est rejointe le lendemain par quatre navires corsaires dunkerquois. Le 13 mai, Perier le Cadet est blessé d'une forte contusion à l'épaule au cours de la prise de deux bâtiments anglais, l'Hamptoncourt et le Grafton[17]. La flotte brûle ensuite les flottes anglaises et hollandaises en Moscovie. A son retour, elle se joint à l'escadre de Duguay-Trouin avec laquelle elle combat une flotte anglaises escortée par cinq vaisseaux de guerre : trois sont pris et un quatrième est brûlé. L'escadre rentre à Dunkerque le 14 mai avec 22 prises : Perier est ramené dans sa famille[17]. Le 10 juin, Perier s'est remis et reprend la mer à bord du Prothée sous les ordres de Forbin. La flotte se dirige vers le Nord et parcourt les côtes de la Russie, de la Norvège et du Danemark. L'escadre rentre à Dunkerque le 23 juin 1707, ayant capturé 33 navires[17]. Ravitaillée, l'escadre met les voiles le 19 octobre. Le 21, elle attaque une flotte de 120 à 130 voiles partie d'Angleterre pour Lisbonne : trois navires de guerre anglais et d'autres bâtiments de commerce sont capturés[17].

En janvier 1708, il il reçoit le commandement d'une frégate d'une escadre devant opérer un débarquement en Angleterre. Il est porté à l'ordre du jour pour la valeur dont il fait preuve dans un combat contre un navire corsaire[17].

En septembre 1708, Perier il passe en qualité d'officier sur le Blackwell, qui fait de nombreuses prise. L'une d'elles lui est confié, et il combat deux corsaires anglais qui parviennent à lui échapper.

L'escadre de Duguay-Trouin dont fait partie Perier le Cadet, en 1711.

[17]

Promu lieutenant en 1709, Perier reçoit de Claude de Forbin le commandement d'une prise anglaise qu'il a pour mission de ramener en France[17].

Arrivé à destination, il reçoit le commandement d'un brigantin, avec lequel il s'empare en 1709 d'un corsaire d'Ostende près de Douvres, et d'un navire chargé de canons dont ce corsaire s'était emparé dans la rade de Dunkerque[17].

A son retour à Dunkerque, Perier passe sur le Zéphyr de 24 canons[31] dont il obtient le commandement. Il livre à son bord de nombreux combats dans les derniers mois de 1709 et enlève huit navires à l'abordage. Promu sous-lieutenant de grenadiers en 1710, Perier est blessé lors d'un combat contre un corsaire de Flessingue de 46 canons, par une balle perdue au bas-ventre. Pour autant, il ne quitte pas son navire. En 1711, le Zéphyr est détruit et Perier fait prisonnier par les Anglais durant six mois[17]. Après cette captivité consacrée à l'étude, Perier rentre chez lui en avril 1712[17].

Nommé capitaine corsaire à bord du navire le Lion en mai 1712, il fait 38 prises dont un corsaire d'Ostende, capturé de nuit à l'abordage[17].

En 1713, il passe sur le Grafton de 70 canons qui gagne Brest. De là il se rend au Havre d'où il part en campagne, à bord d'un autre navire, à la côte de Guinée et à Saint-Domingue en 1714 et 1715[17],[32]. Il prend une frégate anglaise de 18 canons chargée de 150 noirs[33].

En 1716 il commande une frégate de 30 canons pour la Compagnie du Sénégal [34]: il chasse les pirates du fleuve Gambie.

Plan du fort Saint-Jacques sur l'île James en 1727

A la fin de l'année 1719, toujours pour la Compagnie du Sénégal, il reprend le fort Saint Jacques, sur l'île James sur le fleuve Gambie, dont s'étaient emparé des pirates gambiens[17].

En 1720 il commande le Neptune de 10 canons. Garde-marine de la Compagnie des Indes de 1721 à 1724, il est promu enseigne[35] le 16 [17],[36].

Première expédition et prise du fort d'Arguin (1721)[modifier | modifier le code]

En 1720, Perier le Cadet prend le commandement d'une escadre armée au Havre et à Lorient par la Compagnie des Indes. Cette escadre est forte de trois vaisseaux de guerre, d'une frégate et de trois barques, chargés de troupes, munitions et autres équipements. Après avoir longtemps attendu en vain à Lorient les bâtiments armés au Havre, Perier de Salvert met les voiles le 6 janvier 1721, quoiqu'il avait appris leur départ. Perier est à bord du Jason, suivi du Duc d'Orléans et de la frégate l'Expédition. Il espère retrouver le reste de l'escadre à Ténérife, leur point de rendez-vous[37].

L'île espagnole de Ténérife, dans les Canaries.

Arrivé à cette île le 3 février, il y mouille pour attendre les autres bâtiments. Soudain deux coups de canon lui sont tirés depuis le château de San Andrés. Il met en panne pour en connaître la raison et voit quitter la terre un canot avec la bannière de Saint-Roch, utilisée pour reconnaître les navires suspectés de contagion. S'approchant du Jason avec les précautions que l'on prend avec les pestiférés, son équipage lui donne une lettre du Consul de France. Il apprend que Philippe V interdit le contact avec les navires français à cause de l'épidémie en Provence, hormis pour répondre à des besoins urgents. Une chaloupe revient le lendemain chargé des biens demandés. Les Espagnols ordonnent à Perier de garder l'embarcation. Ne pouvant aborder sur l'île[38] et les autres bâtiments de l'escadre n'étant toujours pas arrivés le 7 février, Perier met les voiles[37].

Plan du comptoir de Portendic, en 1718.

Parvenu à Portendic le 13 février, il trouve la barque la Prompte arrivée la veille. Ne trouvant aucuns navires frauduleux dans la rade, il envoie la barque à terre pour recueillir des nouvelles - tout en mouillant ses bâtiments. Il apprend alors que les autres bâtiments de son escadre n'ont pas été vus à Portendic. Dès que la nuit est assez noire pour se soustraire aux Maures, Perier met les voiles vers le Cap Blanc[37].

Le Cap-Blanc atteint le 20 février, il ne voit qu'une barque échouée qu'il fait reconnaître afin de savoir si elle est de son escadre. Après avoir mouillé ses bâtiments, Perier assemble ses officiers pour décider de la manière d'entrer dans cette baie inconnue en évitant ses dangers. Il est décidé d'envoyer en reconnaissance la barque la Prompte avec quatre chaloupes. L'escadre poursuit son voyage.

Le 24 février au soir, l'escadre parvient à 24 kilomètres de l'île d'Arguin et affourche. Le 25 février, la recherche d'un passage vers l'île est menée, en vain. Le 26 février, Perier fait passer des troupes dans la barque et les chaloupes dont il prend la tête, et part à l'attaque de l'île d'Arguin.[37].

Plan du fort d'Arguin, dessiné le 8 mars 1721 par Antoine Alexis de Perier de Salvert.
Fort d'Arguin le 5 novembre 1716.

Une fois à terre, il voit une troupe de quarante à cinquante Maures retranchés. Ces soldats leur tirent quelques coups de fusil avant de se retirer sur une petite éminence. Perier les suivant, ils fuient dans un retranchement qui ne laisse paraître que leurs têtes et leurs armes. Perier leur envoie un officier avec un tambour et les somme de se retirer et de lui laisser le fort. Soudain deux Maures surgissent le sabre à la main et lui crient de se retirer. Après une décharge de fusils sur Perier et ses hommes, les Maures se retirent dans leur fort. Deux coups de mitraille à canons sont tirés depuis le fort sur Perier et ses troupes qui n'en sont pas du tout incommodés. Les Français marchent en bon ordre jusqu'au retranchement, et découvrent une grande citerne capable d'abriter 400 hommes (citerne de vingt mètres de diamètre, encore visible aujourd'hui). Fatigués par la chaleur et la marche, ils boivent l'eau qui s'y trouve. Perier décide de renvoyer un officier avec un tambour pour sommer le fort de se rendre, mais les Maures font feu sur lui. Après plusieurs heures de repos dans la citerne, Perier divise ses troupes en trois détachements. Le premier pour s'emparer d'une seconde citerne située à une centaine de mètres, le deuxième pour aller chercher des vivres aux chaloupes, et le troisième pour prendre une autre citerne, supposée voisine du fort. Cette troisième citerne reste introuvable et les Maures font sortir une importante troupe du fort sur le troisième détachement. Soutenu par le reste du camp français, il les reconduit dans leur fort. Les Français trouvent à terre un ennemi tué qui n'a pu être emporté. Dans la nuit du 26 au 27 février, Perier fait démolir les cases du village maure à proximité du fort. Le bois dont elles sont constituées est récupéré pour la cuisson des vivres et les batteries qu'il faut construire. En représailles, les Maures libèrent un grand feu avec leurs fusils et canons, mais visant si maladroitement, ils ne touchent personne. Le 27 février, Perier envoie une troisième fois un émissaire avec un tambour. Il sort du fort un homme parlant en hollandais : l'émissaire lui formule la sommation : l'homme répond qu'il va la transmettre au commandant des Maures et de la forteresse. Une heure plus tard, il revint et lui dit que le chef ne se rendrait pas "tant qu'il y aura une pierre debout", car il se souvient de la prise du fort par les Français sur les Hollandais. Dans la nuit du 27 au 28, un détachement maure est envoyé pour les couper du rivage et ainsi bloquer leur ravitaillement en vivres et munitions. Mais Perier, averti, fait deux détachements pour les arrêter, pendant qu'il va lui-même au village pour empêcher l'ennemi de secourir ses civils. Avertis de cette stratégie, les Maures retournent aussi tôt dans leur fort. Ils tirent à nouveau avec leurs canons et leurs fusils : un seul homme est blessé. Du 28 février au 2 mars, les Français acheminent à leur camp l'artillerie et l'équipement. Une batterie de six canons de six livres est élevée à une centaine de mètres de l'angle flanqué du bastion sud : les merlons sont constitués de sacs de sable. Ces canons sont mis en action le 5 mars au matin : les murailles ennemies sont endommagées. Une nouvelle pièce de huit livres est mise en batterie et commence à tirer le 6 mars au matin. Les assiégés, inexpérimentés, répondent plus par leurs fusils que par leur artillerie. Bientôt les Français s'aperçoivent que les Maures reçoivent des secours par des chaloupes provenant de la côte, et par une chaloupe située sous les murs côté Est. Perier déploie beaucoup d'énergie pour supprimer cette chaloupe, notamment par le feu. Mais elle est si précieuse aux Maures qu'il n'y parvient pas ; la chaloupe est déplacée au Nord, où les Français ne peuvent plus l'atteindre. Le 7 mars les batteries rasent entièrement les parapets des deux bastions, et démontent les pièces d'artillerie présentes sur l'un d'eux. Une brèche est ouverte. Afin de l'élargir et d'y planter sept ou huit échelles, Perier rapproche les batteries. A l'aube, ces batteries commencent à bombarder la muraille. Perier est soudain averti que la chaloupe ennemie a disparu et que plus personne ne paraît sur les remparts. Le feu a été si vif que les Maures, ne pouvant plus y tenir, ont regagné leur continent à la faveur de la nuit[39]. Il envoie deux officiers et quelques soldats vérifier ces propos, qui aperçoivent une échelle ayant servi aux Maures pour gagner la chaloupe et prendre la fuite. Empruntant cette même échelle, les soldats ne trouvent dans le fort que deux noirs, une vieille femme maure et les enfants de Nicolas de Both, commandant du fort. Ils apprennent alors que les Maures ont gagné la terre ferme, à 1600 mètres du fort, avec quatre blancs qui étaient avec eux. Après treize jours de siège, Perier entre dans le fort, s'y installe et trouve des vivres et quelques munitions laissées par l'ennemi parti en hâte. Néanmoins, aucune marchandise n'a été laissée. Le 8 mars, Perier réalise un plan du fort. Il ordonne la réparation des brèches et nomme, comme le veut la Compagnie des Indes, Julien du Bellay commandant du fort. Perier lui donne une garnison suffisante pour la défense de la place. Le 14 mars, après avoir rembarqué les canons et l'équipement, Perier de Salvert retourne à bord de son escadre[37],[40],[41],[42].

Le 19 mars au matin, un vaisseau est aperçu non loin de l'escadre, au Cap Sainte-Anne. Perier envoie la frégate en reconnaissance, après y avoir placé plus de soldats en cas d'hostilité. Il apprend qu'il s'agit d'un hollandais de 22 canons et de 80 hommes d'équipage, chargé de marchandises et de beaucoup de poudre noire. Par ailleurs, ce vaisseau menant un gouverneur à Arguin amenait une galiote pour le service du fort, dont il a été séparé par le mauvais temps. Le hollandais prévoit de mouiller quelques jours en attendant cette galiote avant de poursuivre sa route. Dès lors, Perier est certain que si ces deux bâtiments étaient parvenus avant lui à Arguin, la prise du fort lui aurait coûté beaucoup plus cher en hommes. Néanmoins, ce vaisseau ayant accepté une visite et étant en règle, Perier ne l'arrête pas. En revanche, il envoie par prudence des renforts en hommes et en munitions au fort d'Arguin avec la barque la Prompte. Il charge ces renforts de surveiller les mouvements de ces Hollandais après son départ. Perier craint surtout qu'ils ne prennent Portendic. Le commandant du fort d'Arguin, Julien du Bellay, n'y demeure que le temps de dresser l'inventaire des biens présents dans les magasins. Après avoir nommé M. Duval commandant du fort, il regagne le Jason le 19 mars. Le Jason arrive au Sénégal dès le 25 mars. Quelques temps plus tard, Perier apprend que deux navires de contrebande de 22 et 28 canons chargent de la gomme arabique à Portendic. Il part le 25 mai pour les arrêter, avec la frégate l'Expédition, qui doit le quitter le 27 mai à cause d'une voie d'eau. Ainsi, Perier arrive seul à Portendic le 8 juin à 16 heures. Il y trouve une barque et une galiote. La galiote prend la fuite, abandonnant sa barque dont l'équipage fuit à l'intérieur de l'île. Perier lui donne la chasse, tout en la bombardant. La poursuite cesse avec la nuit, mais Perier, pensant que cette galiote devra forcément récupérer sa chaloupe et ses hommes abandonnés, retourne à Portendic. Le 9 juin à 16 heures, sa stratégie s'avère payante. La galiote est effectivement retrouvée et à nouveau prise en chasse : elle se rend à 21 heures. Il s'avère qu'elle appartient au vaisseau hollandais croisé plus tôt au Cap Sainte-Anne[37]. La fouille révèle que cette galiote hollandaise est chargée d'une très grande quantité de matériel, destiné à reprendre le fort d'Arguin. Perier l'envoie au Sénégal.

Entre 1721 et 1722, Perier capture un grand nombre de vaisseaux anglais et hollandais sur la côte d'Afrique[17].

A son retour en 1722, Perier est attaché jusqu'en 1723 à la direction des travaux du port et de la rade de Roch-Yan, transformés en citée maritime de Lorient[17].

Deuxième expédition : reprise du fort d'Arguin et prise de Portendic (1724)[modifier | modifier le code]

Site du fort d'Arguin en Mauritanie (2020). Le fort s'élevait sur le terrain labouré visible au premier plan à droite.
Coupe du fort d'Arguin en 1724 par le sieur de Souville.

Le fort d'Arguin est repris par les Hollandais en 1722. Une expédition pour reprendre Arguin est lancée en 1723 sous les ordres de Michel-Honoré Froger de la Rigaudière, en vain. Résignée, la Compagnie des Indes arme en 1724 une nouvelle escadre composée de deux frégates, de la galiote l'Espérance, de deux bateaux du Sénégal, ainsi que deux autres navires armés[43], totalisant 178 canons[44]. Elle y place trois compagnies de gardes-marine (soit 500 hommes). « On choisit le meilleur marin »[45] : l'escadre est confiée à Perier de Salvert, qui a déjà pris le fort en 1721[46]. Son frère Étienne de Perier prend aussi part à l'expédition. Au début de janvier 1724, comme en 1721, il met les voiles vers Arguin. Il fait escale aux îles Canaries pour réparer les dommages causés par une tempête. Le Mercure, un de ses navires, doit même entrer dans le Tage pour réparer son mât de beaupré. Exactement comme en 1721, il quitte les Canaries le 7 février[37].

Plan du fort d'Arguin en 1724 par le sieur de Souville.

Arrivé à Arguin le 14 février, Perier laisse ses vaisseaux au Cap Sainte-Anne et, sans perdre un seul instant, fait débarquer ses troupes sur l'île. Il envoie immédiatement la compagnie des grenadiers sous les ordres de M. de Rambures. Cette compagnie est chargée de reconnaître les citernes et de trouver l'origine d'un grand feu, visible près du fort. Le sieur de Rambures revient le lendemain et rapporte à Perier que l'eau des citernes - essentielle pour tenir le siège - est intacte, que les Hollandais n'ont pas de garde avancée et que le village des Maures a été brûlé par l'ennemi. Le 15 février à l'aube, toutes les forces de Perier gagnent le fort sur une seule colonne. Parvenus à environ 250 mètres du fort, les Français campent derrière un rideau de sable - où était le camp de Michel-Honoré Froger de la Rigaudière l'année précédente. Sans plus attendre, Perier de Salvert détache le sieur de Rambures avec dix grenadiers pour prendre la petite citerne. Prenant à ses côtés deux officiers, Perier va lui-même reconnaître le terrain pour déterminer l'endroit ou établir la batterie. Dans sa marche, Perier voit une bande de Maures en marche vers la petite citerne. Il détache le lieutenant François-Louis de Trémigon avec quinze grenadiers pour porter soutien à son capitaine. Trémigon arrive et voit que les Maures sont déjà repoussés. Les citernes sont pleines d'eau potable, grâce à la rapidité de Perier qui n'a pas laissé aux ennemis le loisir de les contaminer. A seize heures, il envoie des hommes camper devant le fort, sur deux lignes et protégés d'un canon en action. Le 16 février à sept heures, le sieur de La Rüe part avec les chaloupes et petits bâtiments de l"escadre jusqu'à un canal au sud-ouest de l'île, où il décharge vivres, munitions et outils. Dans la nuit du 16 au 17, le sieur de Belugard fait œuvrer dans la batterie de canons et de mortiers. Le 17 février à 8 heures, les Maures opèrent une sortie. Après une marche unie sur cent mètres, ils se divisent en deux groupes. L'un attaque la petite citerne, et l'autre la grande. L'ennemi trouve des travailleurs désarmés : Perier envoie en secours des détachements qui repoussent l'adversaire. Les Maures, bien que soutenu par le feu actif du canon du fort, subissent de très grandes pertes. Du côté français, un seul soldat est tué et un autre perd un bras. Des bombes sont tirées sur la batterie française, sans dommages. Le même jour, deux chaloupes sous les ordres des sieurs Dupuis et Courtois, sont envoyées au Nord pour couper la communication de l'ennemi avec la terre ferme. Dans la nuit du 18 février, le sieur de La Rüe fait acheminer deux mortiers et des futailles cerclées de fer à la batterie. Un retranchement est réalisé devant la petite citerne. Le 19 février à l'aube, les batteries de canons et de mortiers sont prêtes à faire feu. Perier de Salvert envoie un officier avec un tambour porter une lettre au commandant du fort : "Monsieur, j'ay ordre du Roy mon Maître, de vous sommer de me remettre présentement l'île et la forteresse d'Arguin que vous occupés, quoyqu'elles appartiennent légitimement à la Compagnie des Indes, et sur vôtre refus de vous y contraindre par la force des armes. Je vous somme encore de me remettre quatre Sujets du Roy que vous retenés dans une rude captivité. L'action barbare que l'on vous impute à l'égard de ceux qui ont été indignement et cruellement assassinés est un des motifs qui ont excité l'indignation du Roy mon Maître. Faites vos réflexions, j'attends votre réponse, et seray charmé de trouver dans vôtre justification les moyens de vous accorder l'estime d'un galant homme. Signé : Perier Salvert". Ayant reçu la lettre, le commandant du fort demande qu'on lui laisse jusqu'à demain pour répondre. Aucunes hostilités ne suivent dans la journée et les Français en profitent pour achever leurs travaux. Dans la nuit du 19, quatre canons sont traînés aux batteries. Le 20 février, le lieutenant de Saint-Pierre, après s'être vêtu en tambour, va demander la réponse du gouverneur ennemi. Ainsi déguisé, il est chargé de faire des observations - dont un soldat du rang est incapable. Le commandant du fort lui demande un nouveau délai jusqu'à midi. Mais Perier veut qu'il rende le fort sur le champ sans quoi il ferait feu, et lui renvoie son officier. Le commandant refusant, Perier de Salvert met ses batteries en action contre les murailles ennemies. Le feu est si nourri que dès la troisième bombe, les Hollandais hissent pavillon blanc. Le feu cesse et les officiers de Belugard et de Barilly sont envoyés. Les Hollandais voyant leur demande d'un délai supplémentaire refusé, ils libèrent leurs prisonniers, Le Riche et de Vaux. Après six jours de siège, la capitulation est signée[47]. Perier de Salvert range ses soldats en ordre de bataille et s'avance à leur tête vers le fort, dont sort le commandant, les clés à la main. La porte étant maçonnée, les Français pénètrent par deux échelles, démurent la porte, désarment l'ennemi, et s'installent. Le 21 février, un autel est dressé au pied du fort, une messe est célébrée et le Te Deum est chanté au son de trois décharges de canons et de fusils. Perier de Salvert, « héros de deux campagnes à Arguin en 1721 et 1724 »[48], nomme le sieur de La Motte commandant du fort avec sa compagnie. Sont joints à la nouvelle garnison un major, un garde-magasin, trois commis et un chirurgien. Les retranchements sont rasés et tout l'équipement est rembarqué[37],[49],[50],[51].

Attaque du fort de Portendic par Antoine Alexis de Perier de Salvert, en mars 1724.

Les deux prisonniers français libérés assurent à Perier que deux frégates, anglaise et hollandaise, sont à Portendic. L'escadre y parvient le 1er mars 1724. Le sieur de La Rüe est envoyé en reconnaissance. Il ne trouve là-bas aucun vaisseau, mais une batterie de quatre ou cinq pièces de canons proche du fort de Portendic, qui fait feu sur lui. En longeant la côte, il trouve une baie, où Perier fait débarquer ses troupes sous le feu de deux vaisseaux ennemis. Perier conduit ses hommes - dont son frère Étienne de Perier - jusqu'au fort : les Hollandais les voyants s'approcher, ils mettent le feu à la place avant de fuir[52]. Une fois arrivés, les Français augmentent l'incendie dans la place, tout étant déjà perdu. La batterie côtière, composée de quatre ou cinq pièces d'artillerie de huit livres, et d'une couleuvrine de douze livres, est trouvée chargée. Ces canons sont embarqués à bord de l'escadre. Concernant le fort, ses fossés sont comblés, et ses canons de fer de trois et une livre sont brisés. Perier de Salvert apprend par une vieille femme Maure que Ali Chandora Ould Haddi, chef des Maures, est à proximité avec 600 soldats. Mais ce dernier attend l'arrivée de 300 ou 400 autres hommes pour intervenir. Perier souhaiterait le combattre et venger les torts causés à la Compagnie, mais Ali Chandora ne paraît pas[37]. Perier charge François-Louis de Trémigon de garder les restes du fort.

La citadelle de Port-Louis vue de la pointe de Gavres.

L'escadre se sépare selon les ordres de la Compagnie. Perier est chargé de ramener une partie des vaisseaux en France : partis de Gorée le 24 avril, ils arrivent à Port-Louis le 25 mai 1724[37].

En 1725, il croise entre l'Afrique et l'Amérique sur le Prince de Conty qu'il commande. La même année, (ainsi qu'en 1739), Perier dessine des cartes de la région d'Arguin[53].

En 1726, Antoine Alexis de Perier de Salvert est anobli avec son père Étienne de Perier et son frère Étienne de Perier, par lettres patentes du roi Louis XV.

Perier conduit du Havre à Brest la frégate la Gloire, avant de passer sur le vaisseau le Neptune pour une campagne de six mois en 1727.

Expédition en Louisiane et campagne au Sénégal (1730-1733)[modifier | modifier le code]

Révolte des Natchez en 1729, avec Fort Rosalie en arrière-plan.

Perier de Salvert est promu lieutenant de vaisseau le 1er avril 1730, et reçoit le commandement de la flûte la Somme. Nommé lieutenant du roi au gouvernement général de la Louisiane, il s'embarque pour l'Amérique[54]avec des troupes de renfort[55]. Le 13 novembre 1730, Perier de Salvert arrive à La Nouvelle-Orléans[56]. Sur place, il s'attire aussitôt, par sa haute fermeté, l'estime et l'amitié de tout le monde[57]. La révolte des Natchez avait éclaté en 1729 en Louisiane, et son frère, le gouverneur de cette colonie, doit y mettre un terme. Perier l'Aîné divise les effectifs en trois corps[58]. Perier de Salvert en commande le premier, composé de 150 soldats[59] de la Marine et 40 hommes d'équipage. Le 28 décembre est lancée l'expédition punitive contre les Natchez. Fort Rosalie est attaqué le 22 janvier 1731 et les Natchez se rendent le 25 janvier. Leurs établissements son rasés[17],[60],[61]. Mais les Natchez sont encore loin d'être exterminés : à peine Perier a-t-il quitté La Nouvelle-Orléans que des guerriers Natchez retournent en guerre contre les Français[62].

Après plus d'une année de repos dans sa famille, Perier part en campagne en 1733 pour six mois à la côte du Sénégal[63]. D'abord capitaine en second du Griffon, il devient commandant de la Méduse[17],[64].

Expédition et siège de Dantzig (1734)[modifier | modifier le code]

Perier passe sur le Fleuron du sieur de Beauharnais et part en expédition pour Dantzig, sous les ordres de Dubois de La Motte. L'escadre transporte 1500 hommes. Une fois l'escadre arrivée, son commandant, voyant de nombreux bataillons russes et allemands, se réfugie à Copenhague. Indigné, Louis de Bréhan de Plélo conduit lui-même les troupes à Dantzig. Les combats sont très violents et les Français capitulent face aux Russes. Presque toute la Marine française est contrainte de désarmer pour les quatre années suivantes[17].

En campagne au Maroc et en Guinée (1738-1744)[modifier | modifier le code]

Après quatre ans d'inactivité[65], Perier est nommé commandant de la frégate l'Astrée de 30 canons, en 1738. Le 3 mars, Maurepas lui fait parvenir un ordre du roi lui confirmant sa destination pour le Maroc[48]. Il sillonne à son bord la côte de Guinée pour protéger des Anglais le commerce de la Compagnie. Il est nommé chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis le 13 mai 1738[17]. En 1739, l'Astrée se dirige vers la côte du Maroc pour combattre les pirates barbaresques de Salé à Larache[66]. Perier y détruit leur navire amiral, sécurisant ainsi le commerce et la navigation marchande dans la région[17],[67].

En 1740, Perier s'embarque sur le Juste, un navire de l'escadre du vice-amiral Antoine-François de Pardaillan de Gondrin, en partance pour l'Amérique. Une violente tempête fait couler à fond de nombreux bâtiments de l'escadre. Le Juste revient en France le 1er mai 1741. Perier est nommé capitaine de vaisseau[68] à son retour en 1741[17].

Coupe d'un vaisseau de guerre de 70 canons, du même type que le Dauphin Royal dont Perier le Cadet prend le commandement en 1744.

En 1743, il s'embarque sur le Dauphin Royal, dont il devient le commandant en mars 1744[17].

Prise de Louisbourg par les Anglais, en 1745.

Expédition pour Louisbourg annulée (1745)[modifier | modifier le code]

Le 15 mai 1745, Maurepas désigne Perier de Salvert, réputé « le meilleur officier de marine en France »[69], commandant de Louisbourg sur l'Île-Royale, en remplacement de Abraham Duquesne[70]. Sa mission consiste à prendre en charge le gouvernement jusqu'à l'arrivée du nouveau gouverneur et faire un rapport sur la situation de la forteresse. Si Louisbourg était tombé, Perier de Salvert devait revenir en France avec les informations les plus précises qu'il pourrait obtenir sur l'incident. L'arrivée de la Société et de la Renommée avec des nouvelles définitives du blocus de Louisbourg convainc le gouvernement français d'envoyer cinq navires de guerre supplémentaires sous les ordres de Perier de Salvert[71]. Il reçoit ainsi le commandement d'une escadre pour secourir la ville[72]. Cette escadre se compose du Bizarre , du Dauphin Royal , de l'Espérance, de l'Aquilon et de la Comète[73]. Cependant, l'équipement de cette puissante force prend du temps et elle ne s'apprête à quitter Brest que le 16 juillet 1745. Mais Perier de Salvert monte à bord du Mars[74], et au moment du départ l'expédition est annulée, le Vigilant qui vient de partir pour l'Amérique ayant été pris[17],[75]. Pendant que ces préparatifs sont faits en France pour sécuriser Louisbourg, les habitants de la forteresse endurent l'agonie d'un siège sans répit, opéré par les Anglais[76].

Expédition pour le Canada (1747)[modifier | modifier le code]

En 1747, il commande le Northumberland[17] (la même vaisseau pris trois ans plus tôt par son frère aux Anglais), ainsi qu'une nouvelle escadre pour secourir le Canada - dont le coût s'élève à 180 588 livres[77]. Sur ce vaisseau, il conduit La Galissonnière au Canada malgré la chasse que lui donnent les Anglais. Arrivé dans la colonie, il remplit sa mission. En récompense, il est nommé commissaire général d’artillerie le 17 février 1750[17].

Modèle réduit d'un vaisseau de 64 canons du même type que le Bizarre.

En 1751, il prend le commandement du vaisseau le Lys et d'une division, armée à Brest en début d'année[78], sur les côtes de Guinée[17].

Promu chef d'escadre des armées navales à son retour le 1er septembre 1752[79], il reçoit le commandement du navire le Bizarre[17].

Nouvelle expédition pour Louisbourg (1755)[modifier | modifier le code]

En 1755, il commande une division de l’escadre de Dubois de La Motte[80] protégeant un corps expéditionnaire envoyé porter à nouveau secours au Canada et à Louisbourg[81],[82]. Parvenu au banc de Terre-Neuve, Dubois de La Motte détache Perier de Salvert de son escadre avec le Bizarre, qu'il commande toujours, et avec cinq autres bâtiments, afin de rejoindre Louisbourg[83]. Perier de Salvert déjoue les escadres anglaises à l’aller comme au retour[17]. Il rentre à Brest au début de décembre 1755[84].

Mémoire et promotions (1756-1757)[modifier | modifier le code]

Port de plaisance de Saint-Vaast-la-Hougue. Le port ne sera construit que 72 ans après le mémoire de Perier de Salvert et Choquet de Lindu (1756), à partir de 1828.

Il est chargé en juin 1756 d'une mission d'inspection des côtes de la Manche avec le maréchal de Belle-Isle[2],[10]. Il se rend à Saint-Vaast-la-Hougue et y dresse le projet de construction d'un port[85],[86], au sujet duquel il rédige avec Antoine Choquet de Lindu un Mémoire sur l'établissement d'un port à La Hougue[87]. Le premier octobre, il quitte (ou rentre à) Brest à la tête d'une escadre forte de six vaisseaux[88].

Louis XV nomme Perier le Cadet commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis le 19 octobre 1756, puis directeur du Dépôt des cartes et plans de la Marine[89],[90] le 19 novembre de la même année[17].

En 1757, le roi appelle Perier à Versailles pour le nommer secrétaire d'État de la Marine, en remplacement de Machault.

Franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]

Comme son frère aîné Étienne de Perier, Antoine Alexis de Perier de Salvert est membre de la loge maçonnique « L'Heureuse Rencontre » de Brest[91].

Décès (1757)[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame de Versailles, où repose Antoine Alexis de Perier de Salvert.

Subitement décédé[92] à Versailles le [2]avant d'avoir pris ses fonctions de secrétaire d'État de la Marine, il est inhumé le lendemain en l'église Notre-Dame de Versailles en présence des premiers officiers de la cour du roi[17]. « Si Dieu ne l'avait pas si prématurément enlevé de ce monde, on aurait vu M. de Perier de Salvert devenir successivement, en peu d'années, lieutenant-général des armées navales du roi, vice-amiral et ministre de la Marine »[17].

Il laisse le souvenir d'un grand marin, au coeur bon et très attaché à Dunkerque, sa ville natale[92].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. MM. Le Men and Luzel. 2.v. Index alphabétique général, établi par H. Waquet. Archives départementales du Finistère, Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790: 1.v. Série A, nos 1-20. Séries B, nos 1-1331., (lire en ligne), p. 367 et 388
  2. a b et c Étienne Taillemite, Dictionnaire des marins français, Tallandier, , 573 p. (lire en ligne), p. 414-415
  3. a b et c Philippe Haudrère, Les flottes des Compagnies des Indes : 1600-1857, Service historique de la marine, (lire en ligne), p. 89.
  4. Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, Mémoires.Volume 16, (lire en ligne), p. 133, 201
  5. Raymond de Bertrand, Mémoires de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts : Notice historique sur Antoine-Alexis Perier de Salvert, chef d'escadre, natif de Dunkerque, t. 8, Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, (lire en ligne), p. 256: acte de baptême d'Antoine-Alexis Perier.
  6. a et b Henri Jougla de Morenas et Raoul de Warren, Grand armorial de France, Supplément tome VII, Paris, Société du Grand Armorial de France (lire en ligne), p. 413
  7. Khalil Saadani, La Louisiane française dans l'impasse : 1731-1743, Harmattan,, (lire en ligne), p. 32.
  8. L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, Numéros 508 à 518, (lire en ligne), "Fils d'Etienne Périer , capitaine de vaisseau et de port au Havre puis à Dunkerque - qui fut un grand ami de Jean Bart - et de Marie de Launay..."
  9. Alain Cabantous, Jacky Messiaen, Gens de mer à Dunkerque aux XVIIe et XVIIIe siècles, (lire en ligne), p. 25, 26
  10. a et b Olivier Chapuis, À la mer comme au ciel, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, , 1060 p. (lire en ligne), p. 775
  11. Intermédiaire des chercheurs et curieux, t. Numéros 508 à 518, ICC, (lire en ligne).
  12. France. Ministère des armées, Revue historique des armées, numéros 170-173, France. Ministère des armées, (lire en ligne), p. 79
  13. Sir Peter Warren, The Royal Navy and North America : The Warren Papers, 1736-1752, Navy Records Society, (lire en ligne), p. 438.
  14. André Jean Ducom, Constant Pionnier, Emile Colombey, Gaston Barbier, Georges Lefebvre, Jérôme Mavidal, Louis Claveau, Louis Lodoïs Lataste, Marc Bouloiseau, Marcel R. Reinhard, Archives parlementaires de 1787 à 1860 recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises, Librairie administrative de P. Dupont, (lire en ligne), p. 743
  15. Archives départementales du Finistère, Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Typographie A. Jaouen, imprimeur de la Préfecture, (lire en ligne), p. 134
  16. a b c et d Philippe Haudrère, Les flottes des Compagnies des Indes : 1600-1857, Service historique de la marine, (lire en ligne), p. 96.
  17. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai aj ak al am an ao et ap Raymond de Bertrand, Mémoires de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts : Notice historique sur Antoine-Alexis Perier de Salvert, chef d'escadre, natif de Dunkerque, t. 8, Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, (lire en ligne), p. 229-263.
  18. Série B - Cours royale de Brest et de Saint-Renan (lire en ligne), p. 159
  19. Archives départementales du Finistère, Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 Volume 2, (lire en ligne), p. 158, 405
  20. a et b Claude-Youenn Roussel, Esclaves, café et belle-mère: de Brest à Saint-Domingue : l'amiral Le Dall de Tromelin : une correspondance coloniale inédite : 1769-1851, SPM, , 325 p. (ISBN 2917232277, lire en ligne), p. 22
  21. Archives départementales du Finistère, Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790: Articles B 1332-2657. Inventaire des fonds de la Cour royale de Brest et Saint-Renan et de la juridiction du Châtel à Brest. Rédigé par F.-M. Luzel, H. Bourde de La Rogerie and H. Waquet, Typographie A. Jaouen, (lire en ligne), p. 158
  22. a et b Christian de La Jonquière, Les Marins français sous Louis XVI: guerre d'indépendance américaine, Muller, , 294 p. (lire en ligne)
  23. Navy Dept. (U.S.), Michael J. Crawford, Dennis M Conrad, Naval Documents of the American Revolution Volume 12, United States Department of Defense, , 1029 p. (lire en ligne), p. 640
  24. Comptes rendus par les ministres, volume 39 (lire en ligne), p. 6
  25. Louis Richaud et Raoul Busquet, Mémoire de Louis Richaus sur la révolte de Toulon et l'émigration, Éditions Rieder, , 251 p. (lire en ligne), p. 241
  26. Archives départementales du Finistère, Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790: Articles B 1332-2657. Inventaire des fonds de la Cour royale de Brest et Saint-Renan et de la juridiction du Châtel à Brest. Rédigé par F.-M. Luzel, H. Bourde de La Rogerie and H. Waquet, Typographie A. Jaouen, , p. 159
  27. Louis Pierre d' Hozier, Armorial général de la France, Firmin Didot frères et fils, (lire en ligne), p. 680-681
  28. En effet dans sa Nouvelle relation de l'Afrique occidentale (1728, cf la bibliographie), Jean-Baptiste Labat rapporte que lors du deuxième siège du fort d'Arguin en 1724, il signe ainsi la sommation aux Hollandais : Perier de Salvert
  29. Raymond de Bertrand dit quant à lui que Perier le Cadet aurait ajouté le nom Salvert à son patronyme vers 1729, lors de son premier mariage. Référence : Raymond de Bertrand, Mémoires de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts : Notice historique sur Antoine-Alexis Perier de Salvert, chef d'escadre, natif de Dunkerque, t. 8, Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, (lire en ligne), p. 229-263.
  30. a et b L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, Numéros 508 à 518, L'Université du Michigan, (lire en ligne), Roger Nimier
  31. (en) Rif Winfield, Stephen S Roberts, French Warships in the Age of Sail 1626–1786, Grande Bretagne, Pen & Sword Books, , 448 p. (ISBN 9781473893535, lire en ligne), p. 1707
  32. Barthélemy Mercier de Saint-Léger, Claude Buffier, Du Cerceau (père, Jean-Antoine), François Catrou, Guillaume François Berthier, Jean Jolivet, Jean-Louis Aubert, Pierre Brumoy, Pierre Julien Rouillé, Pierre-François-Xavier de Charlevoix, René Joseph de Tournemine, Mémoires pour l'histoire des sciences & des beaux arts Volume 29, (lire en ligne), p. 9
  33. Philippe Haudrère, Les flottes des Compagnies des Indes 1600-1857, p. 92
  34. Philippe Haudrère, Les flottes des Compagnies des Indes 1600-1857, (lire en ligne), p. 89, 92, 97
  35. Institut français de la mer, La Revue maritime, volume 158, (lire en ligne), p. 136
  36. Almanach national, annuaire officiel de la République française, volume 0, Berger-Levrault (lire en ligne), p. 616
  37. a b c d e f g h i et j Jean-Baptiste Labat, Nouvelle relation de l'Afrique occidentale (tome premier)., Paris, Guillaume Cavelier, (lire en ligne), p. 94 à 107
  38. Archives nationales (France), Etienne Taillemite, Archives de la Marine (France), InvenTaire des archives de la marine: Articles 21 à 47, (lire en ligne), p. 1802
  39. Jean Baptiste Léonard Durand, Voyage au Sénégal fait dans les années 1785 et 1786, volumes 1 à 2, Paris, Imprimeur-libraire Dentu, (lire en ligne), p. 45-47 et 55-60
  40. Charles Athanase Walckenaer, Collection des relations de voyages par mer et par terre en différentes parties de l'Afrique depuis 1400 jusqu'à nos jours, (lire en ligne), p. 259
  41. Jean Delcourt, La turbulente histoire de Gorée, (lire en ligne), p. 40, 41
  42. Jean Baptiste Léonard Durand, Voyage au Sénégal: ou, Mémoires historiques, philosophiques et politiques, Paris, Henri Agasse, (lire en ligne), p. 25-26 et 31-33
  43. Dakar Institut Français d'Afrique Noire, Mémoires de l'Institut Français d'Afrique Noire. Série sciences naturelles, (lire en ligne), p. 234, 253, 329
  44. Abdel Wedoud Ould Cheikh, La caravane et la caravelle Les deux âges du commerce de l'ouest saharien1, , 57 p. (lire en ligne), p. 39
  45. Bernard Faÿ, L'aventure coloniale, , 601 p. (lire en ligne), p. 99, 100
  46. Marseille (France). Exposition coloniale, Collection des ouvrages publiés par la Commission des publications et notices: Marseille et la colonisation française., (lire en ligne), p. 214
  47. Société d'histoire naturelle des Ardennes, Bulletin, volume 12, (lire en ligne), p. 335
  48. a et b André Delcourt, La France et les établissements franc̦ais au Sénégal entre 1713 et 1763 La Compagnie des Indes et le Sénégal; la guerre de la gomme, (lire en ligne), p. 253, 329, 362
  49. Charles Athanase Walckenaer, Collection des relations de voyages par mer et par terre en différentes parties de l'Afrique depuis 1400 jusqu'à nos jours, , p. 259
  50. French West Africa, Annuaire du Gouvernement général de l'Afrique occidental française, (lire en ligne), p. 22
  51. (en) Daniel H. Usner, Jr., « From African Captivity to American Slavery: The Introduction of Black Laborers to Colonial Louisiana », Louisiana History: The Journal of the Louisiana Historical Association. Vol. 20, No. 1,‎ , p. 25-48 (lire en ligne)
  52. Institut fondamental d'Afrique noire, Institut français d'Afrique noire, Notes africaines Numéros 121-136, l'Institut, (lire en ligne), p. 74, 75
  53. Charles Philippe de Kerhallet, Manuel de la navigation à la côte occidentale d'Afrique. Volume 1., (lire en ligne), p. 353
  54. (en) Southern Illinois University Carbondale, Southern Illinois University at Edwardsville, Frenchmen and French Ways in the Mississippi Valley, (lire en ligne), p. 256, 301
  55. Patricia Kay Galloway, Rhetoric of Difference: Le Page du Pratz on African Slave Management in Eighteenth-Century Louisiana (volume 3), Michigan State University Press, (lire en ligne)
  56. Marc de Villiers du Terrage, Les Dernières Années de la Louisiane française : Le chevalier de Kerlérec, d'Abbadie, Aubry, Laussat, Collection XIX., , 447 p.
  57. Louis Le Jeune, Tableaux synoptiques de l'histoire du Canada (1500- ), (lire en ligne), p. 136
  58. Charles Gayarre, E. Bunner, History of Louisiana 2010, Applewood Books, , 542 p.
  59. Émile Lauvrière, Histoire de la Louisiane française, 1673-1939 avec 52 illustrations, dont cartes et plans pour la plupart inédits, (lire en ligne), p. 373, 387
  60. (en) United States. American Indian policy review commission, Final Report to the American Indian Policy Review Commission Numéro 10, (lire en ligne), p. 195
  61. Archives nationales (France), Marie-Antoinette Menier, Etienne Taillemite, Gilberte de Forges, Inventaire des archives coloniales correspondance à l'arrivée en provenance de la Louisiane, (lire en ligne), p. 189, 193, 210
  62. Philomena Hauck, Bienville, Father of Louisiana, (lire en ligne), p. 111, 113, 155
  63. Archives de la Marine (France), Didier Neuville, Henri Buche, Jean Mallon, Etienne Taillemite, Inventaire des Archives de la marine Série B. Service général · Volume 1, (lire en ligne), p. 120
  64. France. Marine. Service historique, France. Ministère de la marine et des colonies, La Revue maritime Volume 62, Les Grandes éditions francaises, (lire en ligne), p. 665 et 668 (bas de page)
  65. Louisiana Historical Society (Antoine Alexis paraît s'être rendu en Louisiane en 1737- à moins que "Perier de Salvert" ne soit son frère Etienne qui aurait ainsi été confondu.), The Louisiana Historical Quarterly Volume 7, Henry Plauché Dart, John Wymond, (lire en ligne), p. 692, 693
  66. Inconnu, Majallah al-tārīkhīyah al-Maghribīyah Numéros 65-66, (lire en ligne), p. 197, 200, 201
  67. Chantal de La Véronne, Maṣādir al-Firansīyah li-tārīkh al-Maghrib al-aqṣá fī al-qarn al-thāmin ʻashar, (lire en ligne), p. 40, 49, 52
  68. Mercure de France Volume 40, Slatkine Reprints, (lire en ligne), p. 277
  69. Cette estimation de la capacité de Perier de Salvert a été faite par James Douglas, le quatorzième comte de Morton, dans une lettre à Henry Pelham dans laquelle il prévient que Perier de Salvert a quitté Brest le 16 juillet, à destination de Louisbourg avec six navires de guerre, "on board of which they have put the very pick and choicest of their Marines....".
  70. (en) Pierre Pouchot, Memoirs on the Late War in North America Between France and England, (lire en ligne), p. 69, 558, 560
  71. (en) Eric Krause, « Chapter III: Louisbourg at the time of the Attack », sur Krausehouse.ca (consulté le 5 mai 2021)
  72. (en) Charles Andrew Scontras, Organized Labor and Labor Politics in Maine, 1880-1890, (lire en ligne), p. 140
  73. Jean-Marc van Hille, Un baroudeur au Siècle des Lumières, le contre-amiral d'Albert de Rions (1728-1802), (lire en ligne), p. 53
  74. (en) Canada. Parliament, Sessional Papers of the Dominion of Canada, (lire en ligne), p. 55, 96, 454
  75. Inconnu, Revue des questions historiques Volumes 39-40, Librairie de Victor Palmé, (lire en ligne), p. 98, 477, 484
  76. Guy Frégault, François Bigot, administrateur français Volume 1, (lire en ligne), p. 114, 213 et 216
  77. France. Marine. Comité de documentation historique, France. Marine. Service historique, Comité de documentation historique de la Marine, volume 3, Service historique de la Marine, (lire en ligne), p. 68
  78. France. Marine. Service historique, France. Ministère de la marine, La Revue maritime, volumes 123-128, Librairie militaire de L. Baudoin, (lire en ligne), p. 1574
  79. Chapuis 1999, p. 775.
  80. Jonathan R. Dull, The French Navy and the Seven Years War, (lire en ligne), p. 25, 30, 31, 35, 48
  81. Maurice Linÿer de La Barbée, Le chevalier de Ternay vie de Charles Henry Louis d'Arsac de Ternay, chef d'escadre des armées navales, 1723-1780 · Volume 1, (lire en ligne), p. 38, 45
  82. Gustave Lanctôt, Histoire du Canada: Du traité d'Utrecht au traité de Paris, 1713-1763, (lire en ligne), p. 90, 391
  83. Jacques Aman, Une campagne navale méconnue à la veille de la Guerre de sept ans l'escadre de Brest en 1755, (lire en ligne), p. 3, 132, 136
  84. Charles Bémont, Gabriel Monod, Gallica (Organization), JSTOR (Organization), Pierre Renouvin, Sébastien Charléty, Revue historique, Presses Universitaires de France, (lire en ligne), p. 223, 225
  85. Académie des Sciences (Paris), Mémoires de l'Académie des Sciences de l'Institut de France. Volume 7., (lire en ligne), p. 404
  86. France. Ministère de l'éducation nationale, Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France Volume 2, (lire en ligne), p. 688
  87. France. Ministère de l'éducation nationale, Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France Volume 2, (lire en ligne), p. 688
  88. Christian Buchet, Jean-François Claverie, Européens et espaces maritimes au XVIIIe siècle quelques orientations de la recherche, Commission française d'histoire maritime, (lire en ligne), p. 22
  89. Ecole polytechnique (France), Livre du centenaire, 1794-1894 ...: Services militaires. 1894, (lire en ligne), p. 250
  90. (en) Inconnu, The Nautical Magazine Volume 7, (lire en ligne), p. 342
  91. Claude-Youenn Roussel, Esclaves, café et belle-mère, de Brest à Saint-Domingue, SPM, , 325 p. (lire en ligne), p. 18 - note de bas de page
  92. a et b Alain Cabantous et Jacky Messiaen, Gens de mer à Dunkerque aux XVIIe et XVIIIe siècles, Éditions Kim, , 131 p. (lire en ligne), p. 26

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Principaux ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Labat, Nouvelle relation de l'Afrique occidentale (tome premier), Paris, Guillaume Cavelier, (lire en ligne), p. 94 à 107
  • Raymond de Bertrand, Notice historique sur Antoine-Alexis Perier de Salvert dans Mémoires de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, (lire en ligne), p. 229
  • Olivier Chapuis, À la mer comme au ciel, Presses Paris Sorbonne, , 1060 p. (lire en ligne), p. 775
  • Raymond de Bertrand, Mémoires de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, (lire en ligne), p. 229-263
  • Alain Cabantous et Jacky Messiaen, Gens de mer à Dunkerque aux XVIIe et XVIIIe siècles, Éditions Kim, 1977, 131 p. 26 notamment
  • Jonathan R.Dull, The French Navy and the Seven Years' War, University of Nebraska Press, 2007, (lire en ligne), p. 31, 35, 39, 48 et 59
  • Émile Bouchet, Histoire populaire de Dunkerque, 1871, J. Liénard, (lire en ligne), p. 218
  • Michel Vergé-Franceschi, Les Officiers généraux de la Marine royale : 1715-1774, Librairie de l'Inde, , p. 268 et suiv.
  • Michel Vergé-Franceschi, La Marine française au XVIIIe siècle : guerres, administration, exploration, Paris, SEDES, coll. « Regards sur l'histoire », , 451 p. (ISBN 2-7181-9503-7)
  • Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d'histoire maritime, Paris, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1508 p. (ISBN 2-221-08751-8 et 2-221-09744-0, notice BnF no FRBNF38825325)
  • Étienne Taillemite, Dictionnaire des marins français (nouvelle édition revue et augmentée), Paris, éditions Tallandier, , 573 p. (ISBN 2-84734-008-4)
  • Rémi Monaque, Une histoire de la marine de guerre française, Paris, Éditions Perrin, , 526 p. (ISBN 978-2-262-03715-4, notice BnF no FRBNF45021390)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]