Antoine Alexandre Julienne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Julienne et Belair.

Antoine Alexandre Julienne
Surnom Bélair ou Bellair
Naissance
Paris
Décès (à 62 ans)
Verrières-le-buisson
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Talaveyra de la Reyna
Almonacid
Distinctions Baron de l'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 9e colonne. "BELLAIR"
Famille Fils de Alexandre Pierre Julienne

Antoine Alexandre Julienne de Bélair, né le à Paris, mort le à Verrières-le-buisson (Val-de-Marne), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Antoine Alexandre était le fils de Alexandre Pierre Julienne, maréchal de camp.

Il reçoit en 1809, l'ordre de se rendre en Espagne. il est nommé colonel du 8e régiment d'infanterie légère, le 20 juin 1809, et le 28 juillet de la même année, il se fait remarquer par son courage à la bataille de Talaveyra de la Reyna, où son cheval tué sous lui d'un coup de biscaïen, il court le plus grand danger.

Au mois de février 1810, chargé de disperser les insurgés du royaume de Grenade, réunis dans les montagnes d'Alpujarras, il remplit cette mission difficile avec autant d'intelligence que de succès. Il rend d'éminents services, et donne de nouvelles preuves de bravoure à la bataille d'Almonacid, livrée le 11 août 1810. Il passe le 8 décembre 1810, avec le même grade au 24e Léger

Le chevalier de Bélair et de l'Empire[1] est élevé au grade de général de brigade le , créé grand officier de la Légion d'honneur le 9 novembre suivant, et fait baron de l'Empire par lettres patentes du surlendemain (11 novembre 1813)[2].

Il est nommé chevalier de Saint-Louis le .

À l'époque des événements du (Cent-Jours), étant employé dans le département de Maine-et-Loire, sous les ordres du général Morand, il suit le mouvement de toute l'armée, et le 30 du même mois, il fait reconnaître à Angers l'autorité de Napoléon Ier.

Après la seconde Restauration, il reste sans emploi. Devenu, en 1817, l'objet des soupçons et des recherches d'une police ombrageuse, il est prévenu de n'être pas étranger à l'une des mille conspirations que certains journalistes enfantent chaque jour. Il subit une détention assez longue, mais à défaut de preuves, il est mis en liberté, au moment où l'affaire de Lyon, dans laquelle on l'a impliqué, et va être jugée par cette fameuse cour prévôtale du département du Rhône, qui laisse à la postérité de cruels souvenirs (voir Simon Canuel#La Restauration).

États de service[modifier | modifier le code]

Campagnes[modifier | modifier le code]

Faits d'armes[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Hommage, honneurs, mentions[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Biret chevalier.png
Blason à dessiner.svg
Armes du chevalier de Belair et de l'Empire : Tiercé en fasce : au I, de sable à une tulipe (ou julienne des dames) fleurie d'argent, tigée de sinople, versée à dextre ; au II, de gueules à l'insigne des chevaliers non-légionnaires ; au III, d'azur à une tour d'argent ouverte de sable sur un rocher au naturel[1].
Ornements extérieurs Barons de l'Empire français.svg
Blason à dessiner.svg
Armes du baron de Belair et de l'Empire

Coupé : au I, parti de sable à une tulipe (ou julienne des dames) fleurie d'argent, tigée de sinople, versée à dextre et du quartier des Barons militaires de l'Empire ; au II, d'azur à une tour d'argent ouverte de sable sur un rocher au naturel[2].

Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes. (Julienne ⇔ julienne des dames).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Gabriel Michaud, Biographie des hommes vivants : Histoire par ordre alphabétique de la vie publique de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs actions ou leurs écrits, vol. 1, Éditions L. G. Michaud, (lire en ligne) ;
  • Antoine Jay, Étienne de Jouy et Antoine-Vincent Arnault, Biographie nouvelle des contemporains : ou Dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes qui, depuis la Révolution française, ont acquis de la célébrité par leurs actions, leurs écrits, leurs erreurs ou leurs crimes, soit en France, soit dans les pays étrangers; précédée d'un tableau par ordre chronologique des époques célèbres et des événemens remarquables, tant en France qu'à l'étranger, depuis 1787 jusqu'à ce jour, et d'une table alphabétique des assemblées législatives, à partir de l'assemblée constituante jusqu'aux dernières chambres des pairs et des députés, Librairie historique, (lire en ligne) ;

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]