Antoine-François Gérard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gérard.
Antoine-François Gérard
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Lieux de travail

Antoine-François Gérard est un sculpteur français, lauréat du Prix de Rome en 1789.

Biographie[modifier | modifier le code]

Antoine-François Gérard est né à Paris en 1760.

Admis à l’Académie royale de peinture et de sculpture, il est l’élève de Jean Guillaume Moitte[1]; en 1785, il reçoit le deuxième prix de sculpture (Claude Michallon, premier prix) puis en 1789, il obtient le premier grand prix de Rome avec « Joseph allant au-devant de Jacob » devant Pierre-Charles Bridan, deuxième prix.

Il séjourne au Palais Mancini (siège de l’Académie de France à Rome entre 1789 et 1793)[2] et, avec les autres pensionnaires, il quitte précipitamment la Ville Eternelle à la suite des émeutes anti-françaises et l’assassinat de Nicolas-Jean Hugou de Bassville.

Après l’avènement de l’Empire, il reçoit plusieurs commandes de l’État et il participe à la décoration grands monuments de Paris, conçus à cette époque.

En 1815, il est admis dans la Société des amis des arts.

Après l’achèvement de son ouvrage, en 1830, pour l’Arc de Triomphe, il se consacre exclusivement à la production d’estampes, passion qui ne l’avait jamais quitté.

La France victorieuse sur l’Arc de Triomphe du Carrousel

Il est décédé, en son domicile parisien, le 16 septembre 1843.

Ses œuvres[modifier | modifier le code]

  • Bas-reliefs de l’Arc de triomphe du Carrousel : ces figures encadrent les armes d’Italie sur le relief de la face est de l'Arc de Triomphe ; « La Prudence », « La Victoire », « La Force » ; les modèles en plâtre, présentés au Salon de 1808, sont conservés au musée du Louvre[4];
  • Statues de l’Arc de triomphe du Carrousel : « La France Victorieuse »[5] et « L’Histoire »[6] sur l’attique du monument;
  • Décor extérieur du Palais du Louvre ; « La France et la Charte », décor d’un Œil-de-bœuf de l’aile est de la Cour Carré, (commandé par Louis XVIII, le modèle en terre-cuite a été présenté au Salon de 1824)[7],[8]; « La Force et la Musique » : décor d’un œil-de-bœuf au centre de l’aile Lemercier de la Cour Carrée[7];
  • Deux anges agenouillés en adoration : en terre-cuite (h. 0,18 m) œuvre conservée au département des sculptures du musée du Louvre ; selon les sources, il s’agit d’esquisses destinées au fronton de la chapelle expiatoire[9] ou à celui de l’Église de la Madeleine;
  • « La Charité » : modelage d’un groupe relié en terre-cuite (h.0,22 m), au musée des Beaux-arts d’Angers[10];
  • « La Sculpture » : bas-relief de la fontaine de l’Éléphant de la Bastille présenté au Salon de 1817 ; le projet ayant été changé, ce travail n’a pas eu de suite;
  • « La Ville de Tours » et « La Ville de Limoges » : deux figures destinées au couronnement de l’Arc de Triomphe (Salon de 1833) qui n’ont pas été retenues.

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]