Antisyndicalisme

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L'antisyndicalisme est une idéologie s'opposant au syndicalisme et à sa généralisation. Il peut être soit le fait d'États, d'employeurs ou d'organisations politiques.

L'antisyndicalisme n'est pas seulement le résultat d'une interdiction légale : il peut prendre la forme d'une répression étatique anti-associative (Troisième République française entre autres), de terrorisme anti-syndical (Colombie aujourd'hui, exécution de Joe Hill aux États-Unis en 1915) ou du dévoiement du rôle des syndicats (syndicalisme obligatoire, étatique).

L'antisyndicalisme peut se traduire par une politique d'entreprise visant à réduire la capacité d'action des syndicats ou à empêcher ceux-ci d'interférer négativement sur la rentabilité (et plus souvent sur la profitabilité) économique d'une entreprise (via une hausse des salaires ou une amélioration des conditions de travail par exemple).

Liste de pays ayant interdit l'activité syndicale[modifier | modifier le code]

Par pays[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

En 2011, un article informe que le syndicalisme des fonctionnaires a été interdit dans douze États aux États-Unis[1]. Cet antisyndicalisme se base sur une réalité où seuls 12 % de l'ensemble des salariés sont syndiqués, et où la moitié des syndiqués sont des fonctionnaires[1]. L'antisyndicalisme est donc une doctrine présentée comme susceptible d'aboutir à une réduction des déficits publics américains creusés par les différents gouvernements.

En 2012, dans l'état du Michigan, un projet de loi, promulgué par le gouverneur républicain, Rick Snyder, vise à annihiler, de fait, la présence des syndicats dans une majorité d’entreprises[2].

France[modifier | modifier le code]

Par ailleurs en France, le discours ambiant de droite et d'extrême droite tend à être hostile aux syndicats, aux manifestations, et aux grèves dans les secteur public comme dans le secteur privé, notamment lorsqu'elles entraînent une interruption d'un service public, si cette interruption est préjudiciable à l'usager.[réf. nécessaire]

Dans les médias de masse commerciaux, il est rare que soient diffusées des actualités traitant de l'antisyndicalisme. En dehors des médias internes à chaque syndicat, il existe quelques médias qui ont une rubrique consacrée à l'antisyndicalisme :

Colombie[modifier | modifier le code]

En 2012, le secrétaire général d'un syndicat en Colombie indique que « En Colombie, la violence antisyndicale est une politique systématique », 3000 syndicalistes on étés assassinés depuis 1986[4][réf. insuffisante].

Haïti[modifier | modifier le code]

A Haïti, en 2011, un reportage édité par un média alternatif, décrit la situation après « Des décennies de répression des syndicats »[5], un extrait : « « Lorsque nous avons interviewé des travailleurs pour savoir si certains de leurs collègues avaient été mis à pied pour avoir tenté de se syndiquer, nous avons entendu des réponses comme : ‘Qu’est-ce qu’un syndicat’ », dit-il. ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]