Anti-allemand (Allemagne)

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Antideutsches
Cadre
Forme juridique Aucune (Association de fait)
But Destruction de l'Allemagne
Zone d’influence Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Fondation
Origine Rupture avec les mouvements autonomes
Identité
Structure Indépendant
Méthode Manifestation, Affrontement

Le mouvement anti-allemand (Antideutsche) est un mouvement antifasciste, pro-américain et pro-sioniste apparu en Allemagne et en Autriche dans les années 1990 et se présentant comme d'extrême gauche[1].

Manifestation « anti-allemande » à Francfort en 2006. Sur la banderole: « A bas l'Allemagne/Solidarité avec Israël/Pour le communisme ».

Au début des années 90, certains groupes autonomes amorcent une critique de l'antisionisme, qui les amène à abandonner l'anti-impérialisme et à rompre avec le mouvement autonome. Ces collectifs universitaires se regroupent alors au sein du Mouvement antinational, à la suite de la mobilisation contre la réunification allemande, sur le mot d'ordre « Plus jamais l'Allemagne ! » (Nie wieder Deutschland).

Développant une idéologie antifasciste résolument anti-allemande, avec pour principal argument la dénonciation des crimes de la nation allemande durant la Seconde Guerre mondiale, les antinationaux en viennent ainsi à critiquer la tradition antisioniste du mouvement anti-impérialiste. À partir des années 2000, le Mouvement antinational développe l'idée d'une mission historique de rédemption du peuple allemand à l'égard du peuple juif. Pour les antinationaux, le peuple allemand doit désormais défendre le peuple juif à-travers le sionisme, la défense de la politique de l'État israélien, et notamment la défense des colonies israéliennes implantées en Cisjordanie.

Le mouvement a notamment soutenu la guerre en Irak, qualifiant George W. Bush d'« homme de paix »; les Anti-Allemands se sont également livrés à des manifestations faisant l'éloge du bombardement de Dresde, ou dénonçant la réunification de l'Allemagne considérée comme un « quatrième Reich »[2].

La contradiction entre un positionnement d'extrême-gauche affiché et le soutien à la guerre en Irak a amené la Deutsche Welle à poser ironiquement la question : "Le Che aurait-il soutenu George W. Bush ?".

L'éloge des bombardements effectués durant la Seconde Guerre mondiale contre les civils allemands a valu au mouvement d'être critiqué pour sa profonde germanophobie.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]