Anthox Colaboy

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Anthox Colaboy

Informations
Genre Critique de chaînes YouTube
Nom de naissance Anthony Thiberge
Naissance (31 ans)
Nationalité Français
Vidéos populaires Mes chers non abonnements
Mes chers abonnements
Nombre d'abonnés 462 000 (juillet 2020)
Autres activités Pianiste, compositeur de MAO
Chaîne(s) Anthox Colaboy

Anthox Colaboy, de son vrai nom Anthony Thiberge, né le , est un vidéaste Web français, originaire de Louviers en Normandie. Il se lance sur YouTube en 2012 en tant que vidéaste vidéoludique, puis finit par se spécialiser dans la critique de chaînes avec des émissions baptisées « Mes Chers Abonnements », « Mes Chers Non Abonnements » et « Mes Chers Désabonnements ». Ses vidéos, dans lesquelles il utilise beaucoup l'humour, lui ont valu d'être qualifié de « justicier de YouTube » ou de « juge de YouTube » par certains internautes. À compter de , la chaîne d'Anthox Colaboy compte 462 000 abonnés et ses vidéos cumulent plus de 85 millions de vues. En parallèle à YouTube, le vidéaste joue du piano et compose de la musique assistée par ordinateur (MAO) qu'il publie sur SoundCloud.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le [1], Anthox Colaboy est le pseudonyme du lovérien Anthony Thiberge[2]. En 2012, alors qu'il est en dépression suite à une rupture conjugale, il décide de se lancer sur YouTube[3],[4]. Ses premières vidéos, qui sont orientées vers les jeux vidéo, le familiarisent avec le montage vidéo[4]. À partir d', il rejoint le réseau multichaîne Mixicom et commence à vivre de YouTube[2]. Anthox Colaboy interrompt sa profession de serveur en septembre pour se consacrer uniquement à ses vidéos sur la plateforme[4]. En , il participe à Video City Paris[5]. Il s'associe le même mois avec les vidéastes Absol Vidéos, Sir Gibsy et leDessinator pour créer Les FDP de Tubonia (Les Forces de Protection de Tubonia), une bande dessinée parodiant YouTube dans un univers d'heroic fantasy[6],[7]. Via la plateforme de financement participatif Ulule, les quatre vidéastes collectent 521 825  pour leur projet[8]. Anthox Colaboy participe au festival Jap and co à Pontivy en [9] et à la Geek Convention quatre mois plus tard[10]. En , il collabore avec le vidéaste Didi Chandouidoui pour réaliser un clip sur le véganisme[11]. Le mois suivant, le vidéaste participe au Salon de l'Imaginaire à Louviers, où il explique le métier de vidéaste sur YouTube[12],[Note 1]. Le même mois, sa chaîne comptabilise 442 000 abonnés tandis que l'ensemble de ses vidéos cumule plus de 57 millions de vues[14]. En , elle comptabilise plus de 462 000 abonnés et plus de 85 millions de vues[15].

Vidéos[modifier | modifier le code]

Sur YouTube, Anthox Colaboy commence par se filmer en train de jouer à des jeux vidéo[2]. En , tandis que sa chaîne tourne autour des 400 abonnés, il met en ligne une vidéo sur la chaîne de FantaBobGames[4]. La vidéo est partagée sur Twitter et la chaîne dépasse très vite les 1000 abonnés[4]. En discutant avec un ami, il lui vient l'idée de se lancer dans la critique de chaînes[2]. En , Anthox Colaboy met en ligne une première critique qui vise sa propre chaîne, puis enchaîne sur celle d'autres vidéastes[2],[Note 2]. Son nombre d'abonnés augmente considérablement avec ses critiques de Chris fait le Show et Math Podcast en , puis celle sur Studio Bubble Tea en mai de cette même année, qui le fait passer de 10 000 à 50 000 abonnés en une semaine[2].

Sur sa chaîne, Anthox Colaboy propose principalement deux émissions intitulées « Mes Chers Abonnements » et « Mes Chers Non Abonnements »[4]. Dans la première, il loue les chaînes auquel il est abonné[2] et essaye de faire découvrir des vidéastes pour lesquels il estime que leur contenu n'est pas assez mis en avant par YouTube[4]. Dans la seconde, il critique négativement des chaînes qu'il n'apprécie pas[2],[16]. Les vidéos de ses « Chers Non Abonnements » sont davantage visionnées que ses « Chers Abonnements »[4],[16]. Il lance par la suite une nouvelle émission baptisée « Mes Chers Désabonnements », où il parle sur de chaînes auxquelles il s'est désabonné, en commençant par celle d'Amixem le [17],[18].

En parallèle à ces deux émissions, Anthox Colaboy met en ligne des vidéos traitant de sujets davantage sociétaux comme le fanboyisme[2]. Il propose aussi des lives radio libre, où des personnes peuvent s'exprimer sur le sujet qu'elles souhaitent, ainsi que des présentations de chaînes[2].

Style[modifier | modifier le code]

Anthox Colaboy se définit comme « un viewer qui ouvre sa gueule »[14] et a pour habitude d'utiliser l'humour dans ses critiques de chaîne[2],[16]. Il fait intervenir sa « connerie », qui sort les blagues déplacées de ses vidéos et qu'il essaye de contenir pour éviter qu'elle aille trop loin[4]. Il met aussi en scène deux animaux empaillés : un chat nommé Biscotte et un rat appelé Splinter[4]. Apprécié sur YouTube[19], des internautes considèrent le vidéaste comme un « justicier de YouTube »[16] voire comme le « juge de YouTube »[4]. Paris Normandie a quant à lui qualifié Anthox Colaboy d'« énervé de service »[16]. Son humour et son physique ont été comparés au vidéaste Jeannot Nymouce, tandis que sa façon de parler a été décrite comme très proche de celle du Fossoyeur de films[4].

Le vidéaste choisit de rester le plus constructif et objectif possible lorsqu'il critique une chaîne[3],[17],[20] et affirme ne jamais viser la personne en elle-même[2]. Il précise dans une interview : « Je reçois des tonnes de messages qui racontent des ragots, mais ça je m'en bats les couilles. Si un YouTubeur est une grosse merde dans la vie ça ne m'intéresse pas. Moi je m'intéresse juste au contenu de la chaîne[4]. »

Vie privée[modifier | modifier le code]

Anthox Colaboy réside à Louviers dans l'Eure, en Normandie[15]. Père de famille, Anthox Colaboy se dit passionné par l'audiovisuel et la musique[2]. En dehors de YouTube, il joue du piano et compose de la musique assistée par ordinateur (MAO) qu'il publie sur SoundCloud[4]. En 2016, il collabore avec l'artiste Tôonz et participe à l'enregistrement de son premier album, baptisé Illustrations[21].

Accusation de harcèlement sexuel[modifier | modifier le code]

Le , peu de temps après le lancement du hashtag #BalanceTonYoutubeur suite à un tweet de Squeezie (en référence à #BalanceTonPorc), Anthox Colaboy est accusé de harcèlement sexuel par Le Parisien[22],[23], aux côtés des vidéastes Wass Freestyle, Math Podcast et From Human to God[24]. Le journal a publié des captures d'écran de messages qu'Anthox Colaboy aurait envoyé en 2016 à une femme du nom de Léa quand elle avait 15 ans, alors qu'il en avait 27[22]. L'auteur de l'article, Olivier Ajat, déclare qu'« au fur et à mesure des échanges, Anthox Colaboy emmenait régulièrement la conversation vers un terrain sexuel »[22]. Inès Zeghloul, journaliste des Inrockuptibles, ajoute que « sur ces échanges, Anthox Colaboy, ou plutôt Anthony Thiberge, semblerait profiter de notoriété avec la jeune fille. Et aurait été jusqu'à lui envoyer des photos de lui, prenant un bain, capture d'écran à l'appui publiée par Le Parisien[23]. »

Le lendemain, il annonce sur Twitter qu'il va « prendre un avocat et porter plainte contre tout ce qui est en train de se produire »[23],[25]. Le , il met en ligne une vidéo sur sa chaîne dans laquelle il nie les accusations du Parisien et où il affirme ne pas avoir été contacté par le périodique : « Je n'ai jamais agressé personne de ma vie, et encore moins sexuellement. Je n'ai jamais harcelé qui que ce soit, ni même intimidé ni menacé personne, et certainement pas en utilisant mon statut de YouTubeur. […] J'aurais bien aimé donner ma version des faits, on ne m'a jamais contacté pour ça »[26]. Dans la même vidéo, Anthox Colaboy précise avoir saisi la justice et ajoute qu'« une procédure pénale est en cours »[26]. Il ajoute qu'il est la seule personne a avoir saisi la justice et qu'aucune plainte n'a été déposée contre lui, tout en reprochant au Parisien de ne pas avoir vérifié ses sources[27].

François Marc, avocat d'Anthox Colaboy, trouve que l'« enquête du Parisien est très problématique d'un point de vue journalistique. Déjà le journaliste a signé son article sous pseudo. Et il n'y a pas de contradictoires. Ils disent qu'ils ont contacté mon client, ce qui est faux. Nous avons des éléments au dossier qui prouvent en outre que ce que dit ce prétendu témoin [...] est faux »[15]. Pierre Louette, PDG du Groupe Les Échos-Le Parisien et directeur de publication du Parisien, et Olivier Ajat, auteur de l'article, sont tous deux poursuivis en justice pour « diffamation envers un particulier par parole, écrit, image ou moyen de communication au public par voie électronique »[15]. Christophe Bigot, avocat du Parisien, affirme de son côté : « Cette plainte me paraît manquer très clairement de clairvoyance. M. Thiberge ferait mieux de ne pas venir au tribunal correctionnel. J'ai divers éléments accablants, dont des captures d'écran de sa conversation avec l'adolescente, qui montrent ce qu'il lui demandait. Aucune plainte n'a été déposée contre lui, c'est vrai. Mais là il prend des risques. On a coutume de dire qu'une action en diffamation a souvent un effet boomerang. Il ferait mieux de faire profil bas et de ne pas faire une telle diversion. De notre côté, on ira sereinement au procès[15]. » Le procès, qui devait initialement avoir lieu le , est par la suite reporté au de la même année[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Anthox Colaboy avait déjà participé à ce festival en novembre 2016[13].
  2. Il publie par la suite une seconde critique sur sa propre chaîne[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Anthox Colaboy », sur BD Gest' (consulté le 8 mars 2020).
  2. a b c d e f g h i j k l et m Violaine Gargala, « Anthox Colaboy, Lovérien et youtubeur de profession », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  3. a et b Aurélia Morvan, « BeautyMarieB, Absol, Monsieur Phi, Sananas… ces YouTubeurs de Normandie qui font un carton », sur Actu.fr, (consulté le 12 février 2019).
  4. a b c d e f g h i j k l m n et o Anthox Colaboy, article en ligne par Mentholine, Ma chère interview – Rencontre avec Anthox Colaboy, Sky-Future.net, 11 mai 2016 (consulté le 12 février 2019).
  5. Quentin Piton, « David Lafarge, Doc Seven... Les Youtubeurs Découverte et Education confirmés à Video City Paris », sur Purebreak, (consulté le 12 février 2019).
  6. « Les FDP de Tubonia parodient YouTube dans un univers Heroic Fantasy », L'ADN,‎ (lire en ligne).
  7. Jean-Baptiste Viet, YouTubeur : Créer des vidéos et des millions de vues sur YouTube, Paris, Éditions Eyrolles, , 2e éd. (ISBN 978-2-212-57083-0, lire en ligne), p. 200.
  8. J-M. V., « Un Six-Fournais explose tout avec une BD sur YouTube », Var-Matin,‎ (lire en ligne).
  9. « Pontivy. Jap and co, une plongée dans l'univers du soleil levant », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  10. « Retour de la Geek Convention à Turretot », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  11. « Thouars. Le "youtubeur" Didi Chandouidoui tourne son clip sur le mouvement vegan », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne).
  12. « Mangas, cosplay... Un Salon de l'imaginaire pour « casser l'image de la culture geek » à Louviers », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  13. « Le Salon de l'imaginaire revient dimanche à Acquigny. Et c'est gratuit ! », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  14. a et b Pierre Choisnet, « Salon de l'imaginaire – Tome III. La culture pop et geek a rendez-vous au Moulin », sur Actu.fr, (consulté le 12 février 2019).
  15. a b c d e et f Pierre Choisnet, « #BalanceTonYoutubeur en Normandie : Anthox Colaboy poursuit Le Parisien pour diffamation », sur Actu.fr, (consulté le 13 septembre 2020).
  16. a b c d et e Titouan Gourlin, « Le Rouennais qui critique Youtube... sur Youtube », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  17. a et b Antoine Daoust, « Anthox Colaboy et ses "chers désabonnements", un concept qui fait débat », Famous Videos Magazine,‎ (lire en ligne).
  18. « Après la vidéo d'Anthox Colaboy, Amixem a tenu à lui répondre », sur Les Gens d'Internet, (consulté le 31 mars 2019).
  19. « Votez pour élire le Varois de l'année 2017 » (version du 29 décembre 2017 sur l'Internet Archive), Var-Matin, 26 décembre 2017.
  20. Alexandra Pisano, « Anthox Colaboy et SuperFlame au PAF 2019 », sur Ligne16.net, (consulté le 22 février 2020).
  21. « Tôonz sort « Illustrations », son premier album solo de rap « acoustique et conscient » », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  22. a b et c Olivier Ajat, « Ados harcelées par des youtubeurs : «Il a demandé des photos de notre poitrine...» », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  23. a b et c Inès Zeghloul, « #BalanceTonYoutubeur : accusé de harcèlement sexuel, Anthox Colaboy annonce porter plainte », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne).
  24. Lucie Cayrol, « #BalanceTonYoutubeur : les Youtubeurs répondent aux accusations de harcèlement dévoilées par "Le Parisien" », sur HuffPost, (consulté le 12 février 2019).
  25. Jade Olivier, « #BalanceTonYoutubeur : le youtubeur Anthox Colaboy dit avoir "tout perdu" à cause des accusations d'une adolescente », Télé Loisirs,‎ (lire en ligne).
  26. a et b Marion Poulle, « #BalanceTonYoutubeur : Anthox Colaboy répond aux accusations », sur Purebreak, (consulté le 12 février 2019).
  27. Antoine Delplanque, « #BalanceTonYoutubeur: Anthox Colaboy répond aux accusations », Le Soir,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]