Anthony Powell (écrivain)

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Anthony Powell
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 94 ans)
FromeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
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Violet Pakenham (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Arme
Conflit
Distinctions
Œuvres réputées
A Dance to the Music of Time (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Anthony Dymoke Powell ( 21 décembre 1905, Westminster - 28 mars 2000, Frome) est un écrivain britannique du XXe siècle, principalement connu pour son œuvre Danse à la musique du temps.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Philip Lionel William Powell, officier aux Welsh Guards et Maud Mary Wells-Dymoke, issue d’une famille de propriétaires terriens du Lincolnshire.

Souvent séparé de son père en fonction de ses affectations il suit les cours, d’une école, prés de Sevenoaks, fréquentée surtout par des fils de militaires.

En 1919, il est admis à Eton où il devient ami avec le futur écrivain Henry Green de son vrai nom Henry Yorke Il s’intéresse aux beaux arts et fonde en 1922 la société des beaux-arts d’Eton qui édite de temps en temps la revue The Eton Candle.

À la rentrée 1923 il s’inscrit au Balliol College à Oxford et en sort diplômé trois ans plus tard. Au cours de ces années il devient membre de l’Hypocrites' Club[1] et voyage sur le Continent pendant ses vacances.

Le 1er décembre 1934 il épouse Lady Violet Powell (en) (1912–2002), 3e fille de Thomas Packenham 5e comte de Longford. Le couple vivant la plupart du temps séparé aura malgré tout deux fils Tristram, né en avril 1940, et John en janvier 1946.

Mobilisé lors de la Seconde Guerre mondiale, il rejoint son régiment comme sous-lieutenant, puis est employé dans le renseignement militaire et travaillera même au War Office. Il est décoré de l'Ordre du Lion blanc tchèque, de l'Ordre de la Couronne de chêne luxembougeois, de la Croix de Guerre et de l'Ordre de Léopold II belge.

En 1950, Powell achète une maison appelée The Chantry à Frome dans le Somerset, prés de Bath où il meurt en 2000

Il est membre de l'Ordre des compagnons d'honneur, fait commandeur de l’Ordre de l'Empire britannique en 1956 mais refuse d’être anobli en 1973.

Contrairement aux intellectuels de l’époque, il aura peu de sympathie pour la Gauche malgré son voyage en URSS en 1936 et demeurera un conservateur confirmé, se méfiant à la fois des groupes d’extrême droite et de la rhétorique enflammée de la Gauche.

Carrière[modifier | modifier le code]

À la fin de ses études, en 1926, il s’installe à Londres où il retrouve Evelyn Waugh connu à Oxford et connait la vie de bohème londonienne notamment en fréquentant le Gargoyle Club (en) [2]. Il travaille comme rédacteur chez l’éditeur Gerald Duckworth and Company de Covent Garden qu’il quitte en 1932 à la suite de négociations difficiles sur sa fonction et son salaire. Il trouve un emploi comme script au studio des frères Warner à Teddington puis essaye de trouver un emploi à Hollywood où il donne plusieurs articles au magazine Night and Day, dirigé par Graham Greene.

Après son échec aux États-Unis, de retour à Londres il devient critique littéraire au Daily Telegraph et pour les mémoires et autobiographies au The Spectator.

En 1931, il publie son premier roman Afternoon Men qui décrit sa vie de bohème et en produit cinq autres avant la déclaration de guerre de 1940. Il travaille alors sur une biographie de John Aubrey qui sera publiée en 1948 sous le titre John Aubrey and His Friends.

Mobilisé, il rejoint son régiment comme sous-lieutenant, puis est employé dans le renseignement de l’armée et travaillera même au War Office. Il est décoré de l'Ordre du Lion blanc tchèque, de l'Ordre de la Couronne de chêne luxembougeois, de la Croix de Guerre et de l'Ordre de Léopold II belge.

Après sa démobilisation, il commence une carrière d’écrivain et entreprend alors son œuvre majeure A Dance to the Music of Time qui sera publié sur une période de trente ans et dont le titre est tiré du tableau de Poussin (La danse de la vie humaine) de la Wallace Collection.

Son œuvre sera célébrée par la majeure partie des écrivains britanniques du XXe siècle comme Angus Wilson, Evelyn Waugh et Kingsley Amis même si elle fut aussi largement critiquée par Auberon Waugh et son vieil ami V. S. Naipaul.

Powell fut également le principal critique littéraire pour le supplément littéraire du Times, occasionnellement pour le Spectator et directeur littéraire de Punch de 1953 à 1959. De 1958 à 1990 il travaille comme critique au Daily Telegraph dont il démissionne après que Auberon Waugh a mené une violente attaque personnelle contre lui.

À partir de 1976 il publie ses mémoires sous le titre To Keep the Ball Rolling.

Powell a été surnommé le Proust anglais mais s’il l’admirait il s’est toujours moqué de cette comparaison en affirmant : « D’abord je ne suis pas homosexuel ». Certains l’ont comparé à Evelyn Waugh parce qu’il écrivait sur les excentricités du "Grand Monde" mais ces comparaisons ne rendent justice ni a son style ni à son originalité

Œuvres[modifier | modifier le code]

A Dance to the Music of Time[modifier | modifier le code]

La ronde de la musique du temps aussi traduit La danse de la vie humaine 12 romans publié en français chez 10/18

  1. 1951 :A Question of Upbringing Question d’education
  2. 1952 :A Buyer's Market Les mouvements du cœur
  3. 1955 :The Acceptance World L’acceptation
  4. 1957 :At Lady Molly's Chez Lady Molly
  5. 1960 :Casanova's Chinese Restaurant Casanova’ chinese restaurant
  6. 1962 :The Kindly Ones Les braves gens
  7. 1964 :The Valley of Bones La vallée des ossements
  8. 1966 :The Soldier's Art Art martial
  9. 1968 :The Military Philosophers Philosophes militaires
  10. 1971 :Books Do Furnish a Room Des livres au mètre
  11. 1973 :Temporary Kings Rois d’un jour
  12. 1975 :Hearing Secret Harmonies A l'écoute des harmonies secrètes

To Keep the Ball Rolling: Memoirs of Anthony Powell[modifier | modifier le code]

  1. 1976 : Infants of the Spring
  2. 1978 : Messengers of Day
  3. 1980 : Faces in My Time
  4. 1982 : The Strangers All are Gone

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Charlotte Hart, « Oxford Oddities #4 - Hertford », sur Cherwell.org, (consulté le 3 octobre 2014)
  2. un club privé situé Dean Street créé par David Tennant un aristocrate fortuné

Sources[modifier | modifier le code]