Anson Chan

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Anson Chan
Image dans Infobox.
Fonctions
Membre du Conseil législatif de Hong Kong
Île de Hong Kong (en)
-
Ma Lik (en)
Premier secrétaire de l'administration de Hong Kong
-
-
Chief Secretary (d)
-
David Robert Ford (en)
-
Secretary for the Civil Service
-
Barrie Wiggham (en)
Michael Sze (en)
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
陳方安生 (Chén-Fāng Ānshēng)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
方安生 (Fāng Ānshēng)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université Tufts
Sacred Heart Canossian College (en) (-)
St. Paul's Convent School (en) (-)
Université de Hong Kong (baccalauréat universitaire en lettres) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Famille
Fang Zhenwu Family (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Shin-hau Fang (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Fang Zhaoling (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
John Fang Meng-sang (d)
David Fong (d)
Philip Fang (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Archibald Chan Tai-wing (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Fang Zhenwu (grand-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions

Anson Chan (chinois : 陳方安生; née le ) est une femme politique pro-démocrate et une fonctionnaire de Hong-Kong ayant exercé les fonctions de secrétaire en chef du gouvernement de Hong Kong sous mandat britannique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Anson Chan est la première femme à intégrer la fonction publique à Hong-Kong en 1962 et nommé directrice en 1984. En 1993, Anson Chan a été nommé secrétaire en chef par le gouverneur de Hong Kong Chris Patten devenant ainsi la première femme à occuper ce poste dans l'administration hongkongaise[réf. à confirmer][1]. Elle démissionne en janvier 2001 un an et demi avant le terme prévu. Particulièrement populaire, sa démission relève les premières tensions avec Pékin qui souhaite imposer Tung Chee-Hwa au sein de la «région autonome spéciale» selon le choix d'un collège électoral au détriment d'un suffrage universel[2].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Durant toute sa carrière professionnelle, Anson Chan s'est particulièrement engagé pour la défense de l'autonomie de Hong-Kong, l'indépendance de la justice et la liberté de la presse. Elle est décrite par le magazine Newsweek comme « la conscience de Hong-Kong » lié à son engagement pour une presse libre, condition indispensable, selon elle, à la préservation d'une société libre et ouverte à Hong-Kong[3].

Lors des manifestations du Mouvement des parapluies en 2014, elle déclare que le contrôle chinois, instauré par Pékin depuis 1997, "n'avait pas réussi à capturer le cœur et l'esprit des jeunes, mais il les avait de plus en plus aliénés" notamment en créant un règlement qui permet au Parti communiste d'appliquer le droit de veto portant sur des candidats auquel qu'il n'adhère pas[4].

En 2018, elle reçoit le Prix O'Connor pour son engagement pour un gouvernement transparent et une démocratie directe selon un suffrage universel complet à Hong-Kong[5].

Lors des manifestations de Hong-Kong en 2019, elle milite pour maintenir les « deux systèmes » juridiques. Dans une vidéo diffusée publiée le sur YouTube, le Global Times, quotidien pro-chinois, inclut Anson Chan dans la « bande des quatre » désignant les personnalités politiques et médiatiques qui incitent, selon le quotidien,la jeunesse hong-kongaise à participer aux manifestations[6]. Cette liste est composée également de Lai Chee-Ying (connu sous son nom occidental Jimmy Lai) propriétaire du journal hongkongais pro-démocratie Apple Daily appartenant au groupe Next Media, Martin Lee, fondateur du Parti démocrate et Albert Ho[7]. Le quotidien lui reproche également d'impliquer le gouvernement américain dans la crise lors de son déplacement à Washington en [8]. Anson Chan minimise son influence et déclare que seule Carrie Lam, cheffe de l’exécutif local, permettrait une sortie de crise[9].

Après le décès de sa fille en 2020, elle annonce à l’âge de 80 ans, qu’elle se retire de la vie civique et politique[10]. Lors de son départ elle déclare «Hong Kong a été et sera toujours ma maison. J'exhorte les jeunes à ne pas perdre espoir pour leur avenir et à continuer à adhérer aux valeurs qui sous-tendent notre ville unique, mais à le faire de manière pacifique et respectueuse des lois[11] ».

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Prix O'Connor Justice en 2018

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Anson Chan has nothing positive to offer Hong Kong », Chinadailyhk,‎ (lire en ligne)
  2. « Hong-kong: madame Chan claque la porte », Libération,‎ (lire en ligne)
  3. (en) Chris Yeug, « Hong Kong Media in the changing political landscape », https://www.brookings.edu/,‎ (lire en ligne)
  4. (en) « The Hong Kong we love is crumbling before our very eyes' », The Telegraph,‎ (lire en ligne)
  5. « 2018-Past Prize Winners », sur OconnorJusticeprize (consulté le )
  6. Frédéric Schaeffer, « Anson Chan : « A Hong Kong, il y a un sentiment de désespoir chez les jeunes qui est très dangereux » », Les Echos,‎ (lire en ligne)
  7. « En Chine, l’impossible débat sur Hongkong », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. (en) « Hong Kong’s former No 2 Anson Chan urges Americans who do business in city to protest proposed change in fugitive transfer law », South China Morning Post,‎ (lire en ligne)
  9. Cyrille Pluyette, « À Hongkong, ces femmes courageuses militent pour la liberté », madame.lefigaro.fr,‎ (lire en ligne)
  10. « Journée internationale des femmes: 3 femmes qui ont marqué Hong Kong », sur lepetitjournal.com (consulté le )
  11. (en-GB) Jennifer Creery, « Hong Kong ex-no.2 Anson Chan to withdraw from civic and political life », sur Hong Kong Free Press HKFP, (consulté le )