Anoplophora glabripennis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Anoplophora glabripennis, le longicorne asiatique ou capricorne asiatique, est une espèce d'insectes coléoptères originaire de Chine ou de Corée. Ce sont des insectes xylophages, qui attaquent diverses espèces de feuillus, et dont les larves creusent des galeries sous l’écorce des branches et du tronc. L'espèce est devenue envahissante en Amérique du Nord et en Europe centrale.

Description[modifier | modifier le code]

L'imago, qui mesure environ 3 cm sans les antennes, est noir brillant avec des taches claires de nombre et de formes variables. Les antennes à 11 segments sont annelées de taches blanches à reflets bleutés. Elles sont 2,5 fois plus grandes que le corps chez les mâles et 1,3 fois plus grandes chez les femelles. La partie antérieure des élytres est lisse (chez Anoplophora chinensis, autre espèce envahissante, elle est granuleuse).

Indices d'infestation[1][modifier | modifier le code]

Un des indices d’une infestation de capricorne asiatique est tout d’abord la présence d’un capricorne blanc et noir d’au moins 2 cm de long, aux élytres brillantes. D’autres indices d’invasion peuvent être repérés. Des traces de ponte en forme d’entonnoir ou en fente dans l’écorce des arbres ou encore des orifices circulaires d’environ 1 cm de diamètre signalent la présence du capricorne. Des traces de forage dans l’écorce verte de rameaux fins ou de pétioles ou des rejets de sciure fine ou grossière sur l’écorce ou au pied du tronc d’un arbe sont d’autres signaux de la présence du capricorne, qui peut aussi être repéré par la présence de coulées de sève provenant des lieux de ponte et des orifices ou par des branches ou parties de couronnes dépérissantes.

Les larves de capricorne asiatique sont longues jusqu’à 55 mm, de couleur blanc crème. Elles sont caractérisées par l’absence de pattes thoraciques. Les larves possèdent un motif en forme de créneau sur le pronotum.

Lutte contre l'invasion[modifier | modifier le code]

Originellement, le capricorne asiatique ravage les forêts de feuillus en Asie de l'Est.

Les premiers individus seraient arrivés en Europe et en Amérique avec l'extension du commerce international, par le biais de palettes en bois infestées, avant que le traitement du bois de palettes ne devienne obligatoire[2].

En Europe[modifier | modifier le code]

L'espèce étant reconnue comme nuisible pour les populations de feuillus de haut jet, l'Union européenne a pris des mesures particulières. Une décision d'exécution du rendue par la Commission européenne ordonne l'abattage systématique des arbres infestés ainsi que les arbres susceptibles de l'être dans un rayon de 100 m[3].

Situation en France[modifier | modifier le code]

Le premier foyer détecté en France a été recensé à Gien, en 2003. Un second foyer français a été découvert en 2008 en Alsace (SAE)[4] : un imago, quelques nymphes, des œufs et plus de 200 larves dans deux peupliers du port du Rhin de Strasbourg. Les arbres ont été détruits et la zone sera l'objet de suivis réglementaires pendant au moins 4 ans. Durant l'été 2010, 3 autres arbres infestés ont été signalés (SAE) puis abattus dans ce même foyer. Fin 2010, tous les feuillus ont été abattus dans un périmètre de 250 m, ce qui a permis de déceler d'autres arbres infestés.[réf. nécessaire] En 2013, le capricorne asiatique a également été découvert à Furiani, en Haute Corse.

Un 5e foyer a été détecté en Rhône-Alpes dans la commune de Divonne-les-Bains (Ain) en . 11 arbres ont été détruits.

L'insecte a été identifié à Dijon où il ne s'est pas installé durablement (1 exemplaire isolé), et à Saint-Anne-sur-Brivet où le foyer a été éradiqué[réf. nécessaire]

Situation en Allemagne[modifier | modifier le code]

En Allemagne, l'infestation conduit également à l'abattage systématique des arbres selon l'application de la décision d'exécution[2].

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

À l'inverse de l'Europe, les États-Unis autorisent le traitement des infestations au moyens de produits chimiques[2].

Illustrations[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Office fédéral de l'environnement OFEV, « Le capricorne asiatique », sur www.bafu.admin.ch (consulté le 2 juin 2019)
  2. a b et c Xenius 2016.
  3. Décision d'exécution 2015-893.
  4. Hugel Sylvain, Brua Christophe, 2009. - Note sur la présence du Capricorne asiatique Anoplophora glabripennis (Motschulsky, 1853) en Alsace (Coleoptera, Cerambycidae). - Bull. Soc. ent. Mulhouse, T 65, n°1, p. 7.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]