Anoplophora glabripennis

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Anoplophora glabripennis, le Longicorne asiatique ou Capricorne asiatique est un coléoptère originaire de Chine ou de Corée devenu invasif en Amérique du Nord et en Europe centrale.

Description[modifier | modifier le code]

L'imago, qui mesure environ 3 cm sans les antennes, est noir brillant avec des taches claires de nombre et de formes variables. Les antennes à 11 segments sont annelées de taches blanches à reflets bleuté. Elles sont 2,5 fois plus grandes que le corps chez les mâles et 1,3 fois plus grandes chez les femelles. La partie antérieure des élytres est lisse (chez Anoplophora chinensis, autre espèce envahissante, elle est granuleuse).

Lutte contre l'invasion[modifier | modifier le code]

Originellement, le capricorne asiatique ravage les forêts de feuillus en Asie de l'Est.

Les premiers individus seraient arrivés en Europe et en Amérique avec l'extension du commerce international, par le biais de palettes en bois infestées, avant que le traitement du bois de palettes ne devienne obligatoire[1].

En Europe[modifier | modifier le code]

L'espèce étant reconnue comme nuisible pour les populations de feuillus de haut jet, l'Union européenne a pris des mesures particulières. Une décision d'exécution du 9 juin 2015 rendue par la Commission européenne ordonne l'abattage systématique des arbres infestés ainsi que les arbres susceptibles de l'être dans un rayon de 100 m[2].

Situation en France[modifier | modifier le code]

Le premier foyer détecté en France a été recensé à Gien, en 2003. Un 2d foyer français a été découvert en 2008 en Alsace (SAE)[3] : un imago, quelques nymphes, des œufs et plus de 200 larves dans deux peupliers du Port du Rhin de Strasbourg. Les arbres ont été détruits et la zone sera l'objet de suivis réglementaires pendant au moins 4 ans. Durant l'été 2010, 3 autres arbres infestés ont été signalés (SAE) puis abattus dans ce même foyer. Fin 2010, tous les feuillus ont été abattus dans un périmètre de 250 m, ce qui a permis de déceler d'autres arbres infestés.[réf. nécessaire] En 2013, le capricorne asiatique a également été découvert à Furiani, en Haute Corse.

Un 5e foyer a été détecté en Rhône-Alpes dans la commune de Divonne-les-Bains (01) en août 2016. 11 arbres ont été détruits.

L'insecte a été identifié sur Dijon où il ne s'est pas installé durablement (1 exemplaire isolé), et à Saint-Anne-sur-Brivet où le foyer a été éradiqué[réf. nécessaire]

Situation en Allemagne[modifier | modifier le code]

En Allemagne, l'infestation conduit également à l'abattage systématique des arbres selon l'application de la décision d'exécution[1].

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

À l'inverse de l'Europe, les États-Unis autorisent le traitement des infestations au moyens de produits chimiques[1].

Illustrations[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Xenius 2016.
  2. Décision d'exécution 2015-893.
  3. Hugel Sylvain, Brua Christophe, 2009. - Note sur la présence du Capricorne asiatique Anoplophora glabripennis (Motschulsky, 1853) en Alsace (Coleoptera, Cerambycidae). - Bull. Soc. ent. Mulhouse, T 65, n°1, p. 7.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]