Annie Ducaux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Annie Ducaux
Description de cette image, également commentée ci-après

Annie Ducaux et René Arrieu (à gauche) dans Bajazet à la Comédie-Française, en décembre 1957.

Nom de naissance Anne-Marie Catherine Ducaux
Naissance
Besançon, Doubs
Nationalité Drapeau de France Française
Décès (à 88 ans)
Champeaux, Seine-et-Marne
Profession Actrice

Annie Ducaux est une comédienne française née le à Besançon (Doubs) et morte le à Champeaux (Seine-et-Marne).

Elle entra à la Comédie-Française en 1946, en fut sociétaire de 1948 à 1982, puis sociétaire honoraire, commandeur de la Légion d'honneur et officier des arts et des lettres.

Carrière[modifier | modifier le code]

Après avoir étudié au Conservatoire national d'art dramatique où elle obtient le 1er prix de comédie, elle débute au théâtre de l'Odéon et interprète notamment sur scène les héroïnes de Racine, La Prisonnière d'Édouard Bourdet, ou encore l'impératrice Joséphine dans Napoléon unique de Paul Raynal[1]. Entrée à la Comédie-Française, elle en devient sociétaire en 1948 et pendant trente-cinq ans interprète avec succès les pièces des auteurs du répertoire – dont Molière, Shakespeare, Racine, Henry de Montherlant, Jean Giraudoux, Eugène Ionesco, Georges Feydeau, jouant indifféremment la comédie ou la tragédie[1].

Au cinéma (où elle débute en 1932), elle est dirigée en 1933 par Marcel Pagnol dans Le Gendre de Monsieur Poirier. Dans les années 1930, les réalisateurs la sollicitent principalement pour jouer dans des mélodrames, comme Les deux gosses de Fernand Rivers (1936), Conflit et Prison sans barreaux de Léonide Moguy (tous deux sortis en 1938), L'homme du Niger de Jacques de Baroncelli (1940). Pendant l'Occupation, elle trouve son meilleur rôle au cinéma dans Pontcarral, colonel d'empire de Jean Delannoy (1942)[1], et participe à deux comédies à succès : L'inévitable Monsieur Dubois de Pierre Billon (1943) et Florence est folle de Georges Lacombe (1944). Elle tourne en 1961 son dernier film, La Princesse de Clèves de Jean Delannoy. Pour la télévision, elle incarne (entre autres rôles) à deux reprises la reine Marie-Antoinette, en 1958 dans un épisode de La caméra explore le temps (La mort de Marie-Antoinette) de Stellio Lorenzi, puis en 1963 dans la série télévisée Le Chevalier de Maison-Rouge de Claude Barma.

 Annie Ducaux en 1946 sur le tournage de Les Requins de Gibraltar
Annie Ducaux en 1947 sur le tournage de Les Requins de Gibraltar, en compagnie d'Irène Reinert (à gauche), l'épouse du réalisateur E.-E. Reinert (près de Villefranche-sur-Mer, France)

En 1982, elle met fin à sa carrière de comédienne, nommée aussitôt sociétaire honoraire de la Comédie-Française.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Elle rencontre son mari en 1933, le comédien Jean Debucourt, sur le plateau du film de Marcel Pagnol, Le Gendre de Monsieur Poirier. Il joue le rôle du marquis Gaston de Presles et remplaçait parfois Pagnol à la direction[2].

Un roman posthume de Jean-Jacques Gautier, critique redouté du Figaro, révèle qu'Annie Ducaux, malgré son mariage, a entretenu une relation passionnée avec celui-ci à partir de 1958, malgré son propre mariage avec une ancienne comédienne, Gladys Lynn (1922-2002). Le manuscrit sera préservé par Gladys Lynn (Pauline dans le livre), qui laisse sa filleule le publier après sa propre mort[3].

Portrait de groupe pendant le tournage de Les requins de Gibraltar
(de gauche à droite) Irène et Emil-Edwin Reinert, Annie Ducaux, Yves Vincent, Vanda Gréville. Été 1947, une pause dans le tournage de Les Requins de Gibraltar à Éden-Roc (Villefranche-sur-Mer)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Olivier Barrot et Raymond Chirat, Noir et blanc : 250 acteurs du cinéma français, 1930-1960, Paris, Flammarion, coll. « Docs Témoignage », , 595 p. (ISBN 978-2-0806-7877-5, OCLC 45791052), p. 208-212
  2. Jean-Jacques Jelot-Blanc, Pagnol inconnu, Paris, Flammarion, (ISBN 9782081255630, lire en ligne)
  3. Olivier Delcroix, « Le grand amour secret de Jean-Jacques Gautier », Le Figaro littéraire, no 18320,‎ , p. 2
  4. Les Archives du spectacle

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]