Anneaux de la mémoire

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Ne pas confondre avec Anneau de la Mémoire (mémorial international Notre-Dame-de-Lorette)
Les Anneaux de la mémoire
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association loi 1901
But Histoire des traites négrières et de l’esclavage
Conséquences et héritages contemporains
Zone d’influence Monde atlantique (Afrique, Amériques, Caraïbes, Europe)
Océan Indien
Fondation
Fondation 1991, Nantes, Drapeau de la France France
Identité
Siège Espace Cosmopolis
18, rue Scribe
44000 Nantes, France
Président Yvon Chotard
Vice-président Elise Dan Ndobo
Victor Bouadjio
Jean-Marc Masseaut
Secrétaire générale Anna-Karina Caudevilla
Trésorier Anna-Karina Caudevilla
Méthode Action culturelle et éducative
Recherche
Aide au développement
Site web anneauxdelamemoire.org

L’organisation des Anneaux de la mémoire (Shackles of Memory dans les pays anglophones) est une association loi 1901 de droit français ayant pour objectif de mieux faire connaître au grand public l’histoire de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs conséquences actuelles, dans la perspective de promouvoir de nouveaux échanges, équilibrés et équitables, entre les sociétés d’Afrique, d’Amérique et d’Europe.

Elle s’attache également à revisiter, approfondir certains aspects de l’histoire de différentes villes et régions, partout dans le monde. Elle a commencé par s’intéresser à la ville de Nantes (France) et à sa région, liées depuis le XVIIe siècle à la traite négrière et à l’esclavage. Elle poursuit son action à l’international, en accompagnant tous ceux qui souhaitent travailler sur ces pages sombres de l’histoire de l’humanité.

Des valeurs partagées (liberté, respect, égalité, solidarité…) et la recherche de la validité scientifique dans son approche des faits historiques, sociaux et économiques sous-tendent tout le travail et les projets de l’association.

Par cette appellation d’ « Anneaux de la mémoire », l’association a voulu à la fois

  • évoquer les instruments de contention des captifs dans les caravanes africaines, sur les navires négriers et dans les plantations du Nouveau Monde ;
  • rappeler les maillons de la chaîne historique qui relie les populations concernées à ce passé ;
  • mais aussi mettre en évidence les alliances que peuvent passer entre eux les peuples de l’Atlantique et de l’Océan Indien dans un nouveau commerce triangulaire d’intelligence et de prospérité.

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Anneaux de la mémoire se sont constitués à Nantes (France) au début des années 1990. C’est en effet l’histoire de la ville et de sa région d'une part et les errements de la mémoire de cette histoire d'autre part qui sont à l’origine de la création de cette association. Aimant leur ville, souhaitant la voir rompre avec le déni de son passé, les fondateurs des Anneaux ont voulu amener Nantes et sa population à affronter leur histoire, persuadés qu'à Nantes comme ailleurs, « La mémoire est la santé du monde » .

Nantes, port négrier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Traite négrière à Nantes.

Dès le Moyen Âge, la ville échange sel et vins avec le reste de l’Europe. C’est à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle que l’aventure commerciale et maritime s’accélère pour le port de Nantes. La navigation et la pêche hauturières se développent, notamment la pêche à la morue dans les eaux de Terre-Neuve. Nantes arme aussi quelques navires à la guerre de course, pratiquée par les corsaires. Enfin, les échanges avec les premiers territoires colonisés d'Afrique et d'Amérique s’amplifient. La ville va alors s’engager au XVIIIe siècle dans le commerce avec les colonies et dans le commerce triangulaire, plus risqué mais souvent aussi plus rentable.

Nantes ne pratiquait pas uniquement le commerce triangulaire mais la proportion de l'armement pour la traite négrière par rapport aux autres villes du royaume a fait considérer Nantes comme la cité maîtresse des trafiquants de « bois d'ébène » (euphémisme utilisé par les négriers pour désigner les esclaves noirs). On considère aujourd’hui que la traite fut le moteur réel de l’expansion maritime de Nantes aux XVIIIe et XIXe siècles.

  • De 1700 à 1750, les deux tiers de la traite négrière française sont assurés par Nantes.
  • Durant la période de traite illégale, après 1815, Nantes a armé près de 70 % des navires négriers français.
  • Sur 4 420 expéditions négrières françaises, 1 709 ont été recensées au départ de Nantes (environ 40 % du total), ce qui représente environ 450 000 Noirs déportés entre le XVIe et le XIXe siècle, par les seuls armateurs négriers nantais.

La difficile mémoire de la traite et de l’esclavage[modifier | modifier le code]

L’étude de la traite des esclaves rencontre les difficultés inhérentes à tout « devoir de mémoire » concernant les « périodes sombres » de l’Histoire : comment, à partir d’éléments mémoriels construire une Histoire mieux fondée, sans sombrer dans le mythe simplificateur, et sans laisser les enjeux politiques empiéter sur un travail d’historiens ? L’association des Anneaux estime qu’à Nantes, comme dans les autres territoires impliqués dans le commerce triangulaire, il faut lutter contre la tentation simpliste de faire de la « mémoire de la traite », seulement une « mémoire de la libération » des esclaves.

Pour les Anneaux, on doit parier plutôt sur un travail historique libre et diversifié que sur une apparente réconciliation politique qui laisse dans l’ombre les enjeux de la mémoire. C’est pourquoi l’association développe des recherches et des activités pédagogiques originales, ancrées dans l’actualité des mémoires de l’esclavage. Celles-ci varient en fonction du lieu où l’histoire s’est jouée. L’association établit donc des partenariats avec des universités des trois continents concernés, afin de travailler sur l’histoire de la traite sans négliger celle de ses conséquences : histoire des racismes, des métissages, mais aussi des échanges culturels uniques qui jusqu’à nos jours se sont tissés dans chaque lieu concerné.

La volonté de l’association est de faire des anciens « anneaux » des esclaves une chaîne historique, pour résister tant à la haine des ennemis d’hier qu’à la repentance anachronique et artificielle. En invitant tous les héritiers de cette histoire à revisiter et à redécouvrir ce passé douloureux, les Anneaux cherchent aussi à réunir les peuples dans un désir de mémoire partagée.

Constitution de l’association[modifier | modifier le code]

En 1985, alors qu’était célébré par l’association « Triangle d’ébène » le tricentenaire du Code noir à Nantes, un colloque international sur la traite des noirs (« De la traite à l’esclavage ») rassembla à l'Université de Nantes plus d’une centaine de personnalités de la communauté scientifique historique mondiale. C’était la première fois en France qu’une manifestation d’une telle ampleur avait lieu sur les sujets de la traite négrière et de l’esclavage.

C’est dans le sillage de ce double événement à la fois symbolique et scientifique que l'association des Anneaux de la mémoire fut créée par des Nantais soucieux de briser le silence et de rendre justice aux victimes de la traite atlantique et de l'esclavage. Les Anneaux de la mémoire se sont officiellement constitués en association loi 1901 au mois de février 1991.

C'est la mémoire et l'histoire de cette traite, légale jusqu'en 1815 puis « illégale » mais florissante jusqu'en 1830 (en France et particulièrement à Nantes) que les Anneaux de la mémoire veulent faire vivre en partenariat avec les collectivités, les organismes culturels et les citoyens concernés (en France métropolitaine et d'Outre Mer, en Afrique et en Amérique).

Activités et réalisations[modifier | modifier le code]

Depuis sa création, l’association est à l’origine de multiples actions culturelles telles que des expositions en France et à l’étranger, des conférences et colloques internationaux, des publications, des activités pédagogiques...

Elle apporte son soutien opérationnel à des projets et à des politiques de développement culturel et touristique, par l’intermédiaire de ses adhérents et de ses relais internationaux.

Expositions[modifier | modifier le code]

Exposition Les Anneaux de la mémoire (Nantes, 1992-1994)[modifier | modifier le code]

logo de l'exposition des Anneaux de la Mémoire au château des Ducs de Bretagne, Nantes
Logo de l'exposition des Anneaux de la mémoire

Nantes fut au XVIIIe siècle un des principaux ports négriers d’Europe. C’est en raison de ce passé, pour l’assumer et le faire connaître que l’association organisa au château des ducs de Bretagne entre décembre 1992 et mai 1994, avec le soutien de la municipalité de l’époque, l’exposition Les Anneaux de la mémoire, la plus grande exposition internationale jamais réalisée sur ce thème auparavant.

L’objectif de celle-ci était de retracer l’histoire de la traite transatlantique pratiquée par les Européens du XVe au XIXe siècle. Cette manifestation eut un grand retentissement à Nantes, a accueilli plus de 400 000 visiteurs, et, grâce au soutien de l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), dans tous les pays africains, américains et européens concernés par le programme de la « Route de l’esclave »[1].

Un catalogue de l’exposition et un DVD sur les thématiques abordées pendant l’exposition ont été produits à cette occasion par l’association[2].

Depuis cette date, l’association développe son activité associative en multipliant ses actions en France comme à l’étranger, à destination des plus jeunes comme du grand public et des chercheurs initiés à la recherche historique.

Exposition en France et ailleurs[modifier | modifier le code]

L’association a depuis son exposition initiale, été sollicitée à diverses reprises par des structures et des citoyens de toutes les rives de l’Océan atlantique pour accueillir ou pour créer des expositions et/ou des musées sur ces thématiques.
Sur le thème de la traite négrière :

Sur le thème des migrations :

  • « Mémoires des migrations. Tolérance, intolérance » présentée à Nantes (France) d’octobre 1998 à mars 1999 ;
  • une double exposition itinérante intitulée « Des bords de Loire aux rives du Mississippi », présentée en France et aux États-Unis, en Louisiane, Texas et Floride en 1999 et 2000 ;
  • « De Fort-Caroline (1654) à la vente de la Louisiane (1803) », en Floride en 2000.

Les Anneaux de la mémoire ont également réalisé une exposition pédagogique sur le thème de Nantes et la traite négrière intitulée Nantes regarde son histoire du 15e au 21e siècle. La première version a été mise en place en 2004. Une seconde version a été rééditée en 2008. Cette exposition est à la disposition des enseignants, centres culturels, associations ou collectivités qui le souhaitent.

Actions de sensibilisation[modifier | modifier le code]

Dès 1994, à la suite de l’exposition au château des ducs de Bretagne Les Anneaux de la mémoire, des associations nantaises (Anneaux de la mémoire, Mémoire d’Outre Mer, Métisse à Nantes, etc.) ont entamé un travail de sensibilisation du public et de lobbying auprès des pouvoirs publics locaux pour favoriser la création d’un grand musée international de la traite et de l’esclavage à Nantes[3].

C’est dans cet esprit que la ville de Liverpool (Royaume-Uni), pionnière en Europe en ce domaine, a inauguré son Musée international de l’esclavage (International Slavery Museum) en 2007, lors des célébrations du bicentenaire de l’abolition de la traite négrière au Royaume-Uni.

Activités pédagogiques[modifier | modifier le code]

Les Anneaux de la mémoire se sont dès leur création inscrits dans une démarche de vulgarisation du savoir historique et de pédagogie de l’histoire de la traite, de l’esclavage et de ses conséquences contemporaines. Plusieurs activités autour de ces sujets sont aujourd’hui proposées par l’association.

Visites pédagogiques[modifier | modifier le code]

L’association propose aux scolaires, étudiants et autres groupes d’adultes des visites commentées du centre-ville de la ville de Nantes, à la découverte du passé négrier et historique de la ville et de son port, de son architecture, et des rapports qu’entretenaient les élites politiques, commerçantes des XVIIIeXIXe siècles de la cité avec les questions de la traite, de l’esclavage et des abolitions. Les questions mémorielles des XIXe – XXe siècles y sont aussi abordées.

En complément, un itinéraire de visite commenté et illustré (64 pages), a été publié par l’association en mai 2008, « Barbechat, Nantes, Paimbœuf : sur les traces de la traite négrière ». Il reprend pour les visiteurs et touristes individuels les informations transmises dans les visites de groupe. Une version plus succincte, en français et en anglais, publié en collaboration avec l’Office de tourisme de la ville de Nantes, est également disponible gratuitement depuis mai 2007[4]

Les visites commentées se font sur demande auprès de l’association.

Mallette pédagogique[modifier | modifier le code]

Les premières activités pédagogiques ont été conduites lors de l’exposition Les Anneaux de la mémoire au château des ducs de Bretagne. Face au succès de cette première approche auprès des jeunes, des scolaires et du corps enseignant, l’association a décidé de proposer au plus grand nombre des mallettes pédagogiques aux supports variés. Reposant sur des documents divers (romans, livres jeunesse, études historiques, bandes dessinées, fac-similés, objets, livrets enseignants), ces mallettes empruntables permettent d’adopter une démarche libre et autonome avec les personnes de tous âges voulant étudier cette page de l’histoire[5].

Exposition pédagogique[modifier | modifier le code]

Mallettes et expositions pédagogiques sont disponibles à la location. Elles s’adressent aux scolaires, du CM1 au lycée et au grand public. Elles sont empruntées par les établissements scolaires, les médiathèques, les centres socioculturels et par d’autres associations.

Diffusion de la recherche scientifique[modifier | modifier le code]

Les Cahiers des Anneaux de la mémoire (CAM)[modifier | modifier le code]

Depuis 1999, les Anneaux de la mémoire éditent et publient une revue en langue française, les Cahiers des Anneaux de la mémoire sur la thématique de la traite, de l’esclavage et de leurs conséquences contemporaines. Les Cahiers sont publiés annuellement et distribués conjointement par les Anneaux de la mémoire et les éditions Karthala (Paris).

Chaque volume est constitué en moyenne de dix à quinze articles de chercheurs internationaux. Les articles sont issus en grande partie de travaux d’historiens, mais aussi de sociologues, d’anthropologues, de psychanalystes, d’économistes ou de linguistes travaillant sur ces sujets. La sélection des articles est opérée par un comité de rédaction dirigé par Jean-Marc Masseaut (en octobre 2010).

Les Cahiers des Anneaux de la mémoire se veulent depuis l’origine un espace de rencontres, de dialogues et de débats entre chercheurs internationaux, jeunes ou confirmés, européens, américains, africains, etc. L’association souhaite également que les Cahiers soient, autant que faire se peut, une tribune pour les jeunes chercheurs et les chercheurs africains, dont les travaux sont souvent peu diffusés.

Les numéros de revue

  1. 1999 : La traite esclavagiste, son histoire, sa mémoire, ses effets[6]
  2. 2000 : Esclavage et engagisme dans l’Océan indien
  3. 2001 : La Traite et l’esclavage dans le monde Lusophone ; La Révolution française et l’Esclavage ; Les débats aujourd’hui
  4. 2002 : Les Traites en Afrique ; Pirates noirs et marins de la traite ; Nos mémoires
  5. 2003 : Les Femmes dans la traite et l’esclavage
  6. 2004 : Haïti : Matières premières
  7. 2004 : Haïti dans le monde
  8. 2005 : Cuba
  9. 2006 : De l’Afrique à l’Extrême Orient
  10. 2007 : Les Ports et la Traite négrière : Nantes
  11. 2008 : Les Ports et la Traite négrière : France
  12. 2009 : Création plastique, traites et esclavages
  13. 2010 : La Méditerranée
  14. 2011 : L'Afrique centrale atlantique
  15. 2014 : Créolités aux Amériques françaises
  16. 2015 : La Loire et le commerce atlantique - 17e-19e siècles

Les objectifs qui sous-tendent le travail des Cahiers des Anneaux de la mémoire sont, selon le site officiel de l’association, les suivants :

L’objectif poursuivi par cette publication est double :

  1. Permettre aux historiens de construire une histoire universelle et scientifique :
    • par la collecte et la diffusion de travaux de référence sur la traite atlantique ;
    • par l’encouragement à la recherche sur d’autres circuits de la traite, terrestres et maritimes ;
    • par l’étude de la construction et de l’évolution des systèmes esclavagistes.
  2. Contribuer à la prise de conscience de tous les héritages que l’histoire de l’esclavage et de la colonisation nous a légué :
    • en s’interrogeant sur les modèles et les institutions nées de ces confrontations ;
    • en prenant la mesure de la part du passé dans la construction de nos repères culturels ;
    • en explorant les traces de ces traumatismes collectifs dans la mémoire psychique et les dynamiques des constructions identitaires.

Autres publications[modifier | modifier le code]

Les Anneaux de la mémoire éditent également des livres, catalogues, DVD et brochures tous publics[7] :

  • Catalogue illustré de l’exposition Les Anneaux de la mémoire, présentée au château des ducs de Bretagne, à Nantes, du 5 décembre 1992 au 29 mai 1994.
  • Documentaire bilingue (français/anglais) sur l’exposition Les Anneaux de la mémoire, présentée au château des ducs de Bretagne, à Nantes, du 5 décembre 1992 au 29 mai 1994. Ce film met en scène les thématiques de l’exposition : décors, objets, tableaux et documents. Support DVD de 52 minutes.
  • Catalogue illustré de l’exposition Mémoire des migrations du Moyen Âge au XXe siècle : Tolérance, intolérance, présentée à Nantes, du 3 octobre 1998 au 31 mars 1999.
  • Itinéraire commenté et illustré de visites de Nantes et de ses environs « Barbechat, Nantes, Paimbœuf : sur les traces de la traite négrière. ».

Le Centre d’études des Anneaux de la mémoire (CEAM)[modifier | modifier le code]

Afin de poursuivre le travail de mémoire mené depuis de nombreuses années par l’association, les Anneaux de la mémoire ont créé en partenariat avec l’Université de Nantes un centre d’études s'efforçant de développer et de diffuser la connaissance et la recherche d'une part sur la traite et l'esclavage atlantique, et d’autre part sur les traites et les esclavages à travers l'Histoire de l'humanité. La diffusion des connaissances s’effectue notamment par un cycle annuel de conférences ouvert à tous.

Les activités du CEAM sont les suivantes :

  • Organisation de cycles de conférences ;
  • Participation et intervention dans des colloques et conférences externes à l’association.

Le premier cycle de conférences et d’ateliers a débuté en novembre 2003. Il est reconduit depuis cette date chaque année scolaire. En 2010/2011, le cycle de conférence s’intéresse à « l’esclavage dans les mondes anglophone et hispanophone » en partenariat avec l’Université de Nantes. Sept conférences de deux heures sont programmées tout au long de l’année scolaire. L’accès est gratuit et ouvert à tous[8].

Jusqu’en 2009, le CEAM organisait des ateliers d’initiation à la recherche historique, en partenariat avec la formation permanente de l’Université de Nantes. Le CEAM a également participé au Campus numérique juridique international CODES (Campus Ouvert, Droit, Éthique et Société).

Colloques internationaux[modifier | modifier le code]

L’association organise des rencontres internationales visant à développer les relations et les réalisations transcontinentales entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique. La diffusion de la recherche historique sur la thématique de la traite et de l‘esclavage relève aussi des objectifs de ces colloques. Dans ce cadre, ont été organisés les colloques suivants :

  • « L’Afrique des interrogations » à Nantes (France) en 1993 ;
  • « Les nouveaux échanges Europe-Amériques : la voie des Caraïbes » à Nantes (France) en 1994 ;
  • « Les héritages du passé : cinq siècles de relations Europe-Afrique-Amériques » à Dakar (Sénégal) en 1997 ;
  • « L’expérience coloniale - Dynamique des échanges dans les espaces atlantiques à l’époque de l’esclavage, XVe – XIXe siècles à Nantes (France) en juin 2005, en partenariat avec l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris (France)[9];
  • « Traite et esclavage » lors de l’inauguration du musée arts, traditions, esclavage de Bamendjinda
  • Projet de colloque à Limbé « Cité et esclavage », 2011-2012

Fonds documentaire[modifier | modifier le code]

Les Anneaux de la mémoire disposent d’un fonds documentaire composé d’ouvrages et documents, anciens ou contemporains, sur les thèmes de :

  • la traite négrière ;
  • l’esclavage ;
  • les autres formes de traites et d’esclavages ;
  • les abolitions de la traite atlantique ;
  • les héritages ;
  • les civilisations africaines et antillaises ;
  • les migrations.

Le fonds s’accroit régulièrement par les dons qui sont faits à l’association. La consultation des documents sur place est libre et gratuite. Il est possible d’emprunter des documents sur inscription à l’association.

Ouverture à l’international[modifier | modifier le code]

Depuis sa fondation, les différentes activités développées par l’association lui ont valu d’être membre de certains programmes internationaux tels que « La route de l’esclave » de l’UNESCO ou de prendre part à certaines instances, comme le comité de réflexion sur Haïti présidé par Régis Debray. Elle a aussi été à l’initiative de nouveaux réseaux tissés à l’échelle mondiale, notamment avec Haïti et l’Afrique.

Par exemple, en 2005 à Antananarivo (Madagascar), l’association a proposé à plusieurs villes historiquement impliquées dans la traite et l’esclavage la création d’une « Alliance internationale des Anneaux de la mémoire » (AIAM).

Partenariats avec l’UNESCO[modifier | modifier le code]

L’association a été membre du comité scientifique du programme de l’UNESCO « La route de l’esclave » et a participé à ce titre aux rencontres internationales de Ouidah (Bénin), La Havane (Cuba), Luanda (Angola), Nantes (France), Palerme (Italie) et Rio de Janeiro (Brésil). Elle demeure aujourd’hui partenaire de ce comité.

L’association a été chargée de la coordination du réseau « Esclavage, musées et expositions » et en particulier du Programme de recherches scientifiques, dans le cadre du projet « La route de l’esclave ».

Des relations privilégiées avec la République d’Haïti[modifier | modifier le code]

Au cœur du travail historique sur la traite négrière et l’esclavage, l’ancienne île de Saint-Domingue tient une place à part. L’association Les Anneaux de la mémoire a aujourd’hui tissé de nombreux liens avec la République d’Haïti, première République Noire, née de la révolte des esclaves contre leurs maîtres dans le sillage de la Révolution française.

Le comité de réflexion sur les relations franco-haïtiennes[modifier | modifier le code]

L’association des Anneaux de la mémoire a participé au comité de réflexion sur Haïti, mis en place par le Président de la République française Jacques Chirac, à l’occasion de l’anniversaire de l’indépendance de la république haïtienne (1804 – 2004). Ce comité était présidé par le philosophe Régis Debray qui a rédigé un rapport proposant différentes pistes pour une renaissance des relations entre la France et Haïti.

Le président de l’association, Yvon Chotard, qui participait à ce titre au comité, a pu proposer deux idées précises, reprises dans le rapport final :

  • un vrai travail de mémoire et d’histoire entre la France et Haïti ;
  • un développement et une rénovation de la coopération décentralisée entre communes des deux pays.

Régis Debray a rendu son rapport au Ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, en janvier 2004[10].

La Société des amis de la République haïtienne[modifier | modifier le code]

Avec la ville de Nantes, l’association a proposé en 2005 la création de la Société des Amis de la République Haïtienne. Elle tendait au travail commun des collectivités, des associations et ONG, et des individus. Elle était présidée par Régis Debray. Il s’agissait de tenter d’harmoniser les coopérations entre collectivités locales d’une part et celles entre ONG d'autre part et d’éviter ainsi une certaine anarchie très dommageable à la population.

Les Cahiers des Anneaux de la mémoire a Haïti[modifier | modifier le code]

Les Anneaux de la mémoire ont fait le choix d’apporter une attention toute particulière à l’édition 2004 des Cahiers des Anneaux de la mémoire en publiant deux numéros spéciaux sur ce thème, agrémentés d’illustrations en couleur. L’association souhaitait rendre hommage au bicentenaire de l’indépendance d’Haïti de 1804.

Pour ces deux numéros, les Anneaux de la mémoire se sont associés à Myriam Cottias, chercheur à l’université d’Antilles-Guyane et à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris.

Exposition en Haïti pour le bicentenaire de l’indépendance[modifier | modifier le code]

L’association fut sollicitée pour présenter à Port-au-Prince une exposition comparable à celle de Nantes en 1992-1994 sur l’histoire de la traite et de l’esclavage. Cette exposition intitulée « 1804 - 2004 : un territoire, un peuple, une nation » devait faire état de l’histoire d’Haïti de ses origines à l’indépendance, et présenter la fondation de la nation haïtienne. Cette exposition devait être présentée au cœur de Port-au-Prince, sur le Champ de Mars durant l’année 2004. L'association avait mandaté pour ce travail les réalisateurs de l'exposition de Nantes : Jean-Pierre Chesné, alors directeur du Centre internationale de la mer de Rochefort et Pierre Combes, commissaire d'exposition.

Cependant, compte tenu de la détérioration des relations entre les gouvernements haïtiens et français, du retrait des partenaires financiers (Ambassade de France en Haïti et Union européenne) et de la crainte d’une instrumentalisation de l’exposition, les Anneaux de la mémoire ont préféré mettre un terme à cette entreprise.

Programme de soutien culturel des Anneaux de la mémoire en Haïti[modifier | modifier le code]

Depuis 2004, l’association continue néanmoins à travailler avec le Ministère de la Culture haïtien et différentes institutions culturelles, dont le Musée du Panthéon National Haïtien (MUPANAH), à l’élaboration d’un programme de développement culturel (formations à la préservation et à la conservation d’anciens documents, transfert de savoir-faire, échanges d’expositions, partenariat sur les archives…).

Une initiative particulière mérite d’être signalée. Marie-Lucie Vendryes ancienne directrice du MUPANAH, a présenté une exposition historique en Haïti pour le bicentenaire de l’indépendance : « D’Ayiti à Haïti : la Liberté conquise ». Avec le soutien de l‘ambassade de France et des Anneaux de la mémoire, cette exposition a été retravaillée pour en faire une exposition itinérante, en une trentaine de panneaux. Cette exposition, bilingue français-créole, est aujourd’hui mise à disposition des publics par l’association et a déjà été présenté dans plusieurs villes françaises (Angers, Le Mans[11], Nantes, Paimbœuf). Elle devrait circuler courant 2011 en Guadeloupe.

Programme d’aide au développement[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la Société des Amis de la République Haïtienne, la ville de Nantes et les Anneaux de la mémoire étaient convenus en 2007 d’étudier la faisabilité d’un projet de coopération décentralisée avec Cité Soleil. Deux missions d’évaluation des besoins de Cité Soleil ont été menées en novembre 2007 et janvier 2008 par les Anneaux de la mémoire.

Ces missions ont permis à l’association de mieux comprendre le contexte de Cité Soleil, et de rencontrer M. Robert Duval, Président fondateur de l’Athlétique d’Haïti[12], centre de formation sportive pour les enfants défavorisés de Cité Soleil. Cette association offre des entraînements de football, basketball, tennis de table, athlétisme ainsi qu’un repas chaud et des cours de soutien scolaire à plus de 1500 enfants de Cité Soleil chaque jour. L'Athlétique d’Haïti a souhaité développer ses activités dans un domaine qui créerait de l’emploi pour les jeunes de Cité Soleil. C’est pourquoi elle a créé un centre de tri et de valorisation des déchets[13]. Ce projet a été soutenu techniquement par l’association française CEFREPADE[14] (Centre Francophone de Recherche Partenariale sur l'Assainissement, les Déchets et l'Environnement), spécialiste de la gestion des déchets dans les pays du Sud, qui a envoyé un volontaire en Haïti pour travailler sur le projet. Le centre de tri a pu voir le jour grâce au soutien financier de l’Ambassade de France en Haïti, des Anneaux de la mémoire, de la ville de Nantes et du conseil général de Loire Atlantique.

Schéma de fonctionnement du centre de valorisation des déchets
Schéma de fonctionnement du centre de valorisation des déchets

Le séisme du 12 janvier a détruit une partie du centre et a interrompu ses activités pendant plusieurs mois. L’Athlétique d’Haïti a dû faire face à la gestion de plus de 600 familles réfugiées sur ses terrains à la suite du séisme. Mais les Anneaux de la mémoire et le CEFREPADE soutiennent toujours ce projet et en poursuivent la réalisation, ne serait-ce qu’en hommage à Jean-Christophe Fernandez, délégué du CEFREPADE à Cité Soleil, décédé lors du séisme à l’âge de 26 ans. Les activités de tri et production de compost ont repris en avril 2010 et le centre sera reconstruit dans son ensemble en fin d’année 2010. Des recherches de subventions sont en cours actuellement. Une volontaire française sera envoyée en Haïti à partir de mi-novembre 2010 par le CEFREPADE pour travailler sur ce projet.

Implication dans divers programmes de développement[modifier | modifier le code]

L’association des Anneaux de la mémoire n’a pas voulu se limiter à l’action culturelle et éducative. Elle a souhaité concrètement apporter sa solidarité active à des partenaires de différents pays. Après le colloque « L’Afrique des interrogations », qui s’est déroulé à Nantes en 1993, l’association des Anneaux de la mémoire a collaboré avec 3 associations du Burkina Faso dans quatre programmes de coopération décentralisée[15] :

  • construction d’un centre de formation pour les responsables de groupements paysans (maître d’œuvre : association FONADES).
  • construction et équipement de trois pharmacies villageoises (maître d’œuvre : association Promo-Femmes/Développement-Sport).
  • construction et équipement d’une unité de transformation des fruits et légumes locaux (maître d’œuvre : association Pag-la-Yiri).
  • Soutien à l’achat et à l’utilisation de fours solaires, dans un souci de préservation de l’environnement et d’amélioration de la condition des femmes en milieu rural (maître d’œuvre : association Promo-Femmes/Développement-Sport).

Partenariat avec l’Association Pays de la Loire-Cameroun[modifier | modifier le code]

Les Anneaux de la mémoire sont également partenaires de l’Association Pays de la Loire-Cameroun (APLC) qui œuvre pour une politique de soutien au développement axé sur le tourisme culturel et l’éco-tourisme durable à Dschang (ouest Cameroun). L’association des Anneaux de la mémoire apporte son soutien à l’APLC dans la mise en valeur du patrimoine culturel de Dschang et de sa région et plus particulièrement dans la mise en évidence des connexions historiques existant entre histoire locale et histoire de la traite négrière atlantique et de l’esclavage.

L'association est partenaire du programme la « Route des Chefferies »[16] dont l'association Pays de la Loire-Cameroun a pris l'initiative avec bon nombre de chefferies Bamiléké.

L’Alliance internationale des Anneaux de la mémoire[modifier | modifier le code]

Depuis 2005, l’association les Anneaux de la mémoire, représentée par son président Yvon Chotard, a assuré le secrétariat de l’Alliance internationale des Anneaux de la mémoire (AIAM) dont elle avait proposé la création. Celle-ci s’est réunie à Nantes (France) en 2006 et 2008 et à Limbé (Cameroun) en 2009.


Constituée d’un ensemble d’acteurs des trois continents intéressés par l’histoire de la traite et de l’esclavage (Europe, Afrique, Amérique), ce réseau vise à partager les connaissances sur ces thématiques, à travailler conjointement à l’approfondissement de l’étude de ce passé commun et à mettre en place des projets concrets de développement et de médiation culturelle (expositions, musées, colloques, publications)[17].

Lors de la réunion de Limbé, l’AIAM a décidé de se structurer en 3 collèges :

  • villes et collectivités territoriales ;
  • institutions culturelles (musées, pôles de recherches, associations...) ;
  • individuels (chercheurs, cinéastes, romanciers...).

L’Alliance était présidée par Nicéphore Dieudonné Soglo, ancien Président de la République du Bénin et maire de Cotonou.

Un certain nombre de municipalités (Nantes, Cotonou, Abomey, Ouidah, Dakar, La Rochelle et Lorient) ont souhaité, en juin 2010 à Nantes, substituer à cette Alliance internationale des Anneaux de la mémoire une « Alliance internationale des villes pour le devoir de mémoire et le développement ». L’association des Anneaux de la mémoire a demandé à être membre partenaire de cette nouvelle structure, ce qui a été accepté par les représentants des villes présentes à Nantes et qui ont porté à leur présidence, l’ancien président de l’AIAM, Nicéphore Dieudonné Soglo.

carte du monde et membres correspondants internationaux en 2010
Pays où les Anneaux de la Mémoire comptent au moins un membre ou un correspondant international en 2010

Les Anneaux de la mémoire ont en effet voulu maintenir des liens avec les municipalités qu'ils avaient mobilisées, même celles qui ont décidé de créer leur structure spécifique. L’association reste également associée à toutes les collectivités qui le désirent.

Elle entend en effet pour ce qui la concerne pérenniser l’esprit de Limbé qui réunissait villes, institutions culturelles et personnalité individuelles. Respectueuse du mandat qui lui a été confié en décembre 2009, elle consolide et renforce le réseau international des Anneaux de la mémoire.

Le réseau est structuré autour de quatre pôles :

  • Nantes pour l’Europe ;
  • Haïti pour les Caraïbes ;
  • le Cameroun pour l’Afrique ;
  • l’Afrique du Sud, notamment la ville de Durban, pour l’Océan Indien.

Projet de solidarité numérique[modifier | modifier le code]

Les Anneaux de la mémoire sont partenaires de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et bénéficient dans ce cadre du Fonds Francophone des Inforoutes. Le programme se développe autour de deux axes complémentaires :

  • La création, la mise en ligne et l’animation du site internet du réseau de l’Alliance Internationale des Anneaux de la mémoire[2] (site informatif et plateforme collaborative) sur le thème de la traite, de l’esclavage et de ses conséquences contemporaines ;
  • Un appui à trois membres du réseau, partenaires du Sud (Haïti, Sénégal et Cameroun) pour leur permettre de s’approprier les technologies de l’information et de la communication (TIC) et de les utiliser dans leurs activités et dans le cadre du réseau. Ces partenaires sont le Musée du Panthéon National Haïtien (Port-au-Prince, Haïti), le Musée « Arts, Traditions, Esclavages » de la Chefferie Bamendjinda (Ouest Cameroun) et le Pôle d’Excellence Régional de l’Université de Dakar[18] (Sénégal).

Le projet a pour principal objectif de faire des TIC un outil pédagogique au service d’une meilleure connaissance de l’histoire de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs conséquences contemporaines et de créer un lieu d’échanges et de partage d’information qui permettra au réseau existant d’acteurs francophones des trois continents de l’Atlantique (Europe, Afrique et Amériques) travaillant sur cette thématique de se renforcer et de s’ouvrir aux milieux scolaire et étudiant.

Autres réalisations en cours[modifier | modifier le code]

Différents projets ont déjà été soutenus dans le cadre de l’Alliance et plusieurs sont en phase de préparation.

Les Anneaux de la mémoire ont soutenu la création du Musée « Arts, Traditions, Esclavages » de la Chefferie Bamendjinda (Ouest du Cameroun)[19], qui a ouvert le 12 décembre 2009. La première partie de l’exposition permanente de ce musée présente l’histoire de Bamendjinda de ses origines à aujourd’hui, l’organisation traditionnelle et sociale ainsi que la dimension culturelle et cultuelle de la chefferie. La seconde partie de l’exposition est consacrée à l’esclavage coutumier, à la rencontre de la chefferie avec le phénomène global de la traite négrière et ses conséquences historiques et sociales.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Becker, Charles, Article critique de l’exposition, Politique Africaine no 52 (décembre 1993). Consulté le 12 novembre 2010
  2. a et b (fr) Site officiel. Consulté le 12 novembre 2010
  3. (fr) Dépliant de sensibilisation du public à la création d’un musée de la traite et de l’esclavage à Nantes. Consulté le 12 novembre 2010.
  4. (fr) Dépliant de visite. Consulté le 12 novembre 2010
  5. (fr) Présentation de la mallette pédagogique. Consulté le 12 novembre 2010
  6. (fr) Articles du CAM no 1 en téléchargement. Consulté le 12 novembre 2010
  7. (fr) Publications des Anneaux de la mémoire. Consulté le 12 novembre 2010
  8. (fr) Programme des conférences 2010-2011. Consulté le 12 novembre 2010
  9. (fr) Programme du colloque : « L’expérience coloniale - Dynamique des échanges dans les espaces atlantiques à l’époque de l’esclavage, XVe – XIXe siècles ». Consulté le 12 novembre 2010
  10. (fr) Rapport au Ministre des Affaires étrangères M. Dominique de Villepin du Comité indépendant de réflexion et de propositions sur les relations Franco-Haïtiennes, janvier 2004. Consulté le 12 novembre 2010
  11. (fr) Exposition D’Ayiti à Haïti au Mans. Consulté le 12 novembre 2010
  12. (fr) Site officiel de l'Athlétique d'Haïti. Consulté le 15 novembre 2010
  13. (fr) Blog officiel du projet compostage des déchets ménagers dans les pays en développement : modalités de mise en place et de suivi d’installations décentralisées pérennes du CEFREPADE. Consulté le 15 novembre 2010
  14. (fr) Site officiel du CEFREPADE. Consulté le 15 novembre 2010
  15. (fr) Présentation des programmes de développement. Consulté le 12 novembre 2010
  16. Route des Chefferies
  17. (fr) Présentation de l’Alliance sur le site officiel. Consulté le 12 novembre 2010
  18. (fr) Pôle d’Excellence Régional de l’Université de Dakar Cheihk Anta Diop, Département d'Histoire de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines. Consulté le 12 novembre 2010
  19. (fr) Route des Chefferies. Consulté le 15 novembre 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dépliant de présentation du cahier no 12 des Anneaux de la mémoire, éd. Les Anneaux de la mémoire, Nantes, 2009.
  • Plaquette de présentation de l’association, éd. Les Anneaux de la mémoire, Nantes, 2010.
  • Introduction du président Yvon Chotard, dans Cahiers des Anneaux de la mémoire : Création plastique, traites et esclavages, no 12, éd. Les Anneaux de la mémoire, Nantes, 2009.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]