Anne de Bauffremont

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Anne de Bauffremont-Courtenay
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Titres de noblesse
Princesse[1]
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Fratrie
Autres informations
Lieu de détention

Anne de Bauffremont-Courtenay, née à Paris le et morte à Ravensbrück le , est une résistante française de la Seconde Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de Pierre d'Alcantara de Bauffremont, prince-duc de Bauffremont-Courtenay et de Thérèse Chevrier.

Membre des Forces Françaises Combattantes (FFC) Agent P2 du réseau de Résistance F2, elle est chargée de mission de 3e classe (assimilée sous-lieutenant) et est arrêtée par la Gestapo le à Paris puis enfermée trois semaines à Fresnes, où elle subit interrogatoire et torture. Elle n'a pas parlé.

Déportée par le dernier train au départ d'Île-de-France le [2], elle est internée à Ravensbrück (Mat 57772)[3], à Torgau puis à Königsberg, délivrée par les Russes, reprise par les Allemands et ramenée à Ravensbrück où elle est décédée Mort pour la France le de dysenterie à l'âge de 25 ans.

Dans ses mémoires[4], Jacqueline Pery d'Alincourt écrit à son propos : « Un soir, l'une de nos amies, Anne de Bauffremont, me rejoint sur ma paillasse au troisième étage. Elle vient d'être tondue et son visage est marqué du signe que nous avons appris à déchiffrer : la fin très proche, inéluctable. Serrées l'une près de l'autre, nous partageons le précieux missel. Elle me quitte. Nous savons l'une et l'autre que nous ne nous reverrons plus. Elle va être engloutie dans l'effroyable tente où sont entassées les dernières arrivées[4]. »

Reconnaissances[modifier | modifier le code]

Armes de Bauffremont

Archives[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bauffremont : princes du Saint-Empire en 1757, avec qualification de « très chers et très aimés cousins de l’Empereur » pour tous les descendants et reconnaissance de ce titre en France.
  2. « 15 août 1944, le dernier convoi part de Pantin », sur Fondation pour la Mémoire de la Déportation, (consulté le 5 septembre 2020)
  3. « Fondation pour la mémoire de la déportation », sur www.bddm.org (consulté le 5 septembre 2020)
  4. a et b Jacqueline Pery d'Alincourt, Témoignage de Jacqueline Péry d'Alincourt, déportée à Ravensbrück en avril 1944, in Évelyne Morin-Rotureau éd., 1939-1945. Combats de femmes : Françaises et Allemandes, les oubliées de l’histoire, Paris, Autrement, 2001, p. 157-167.
  5. « PICPUS cimetière de - Tombes Sépultures dans les cimetières et autres lieux », sur www.tombes-sepultures.com (consulté le 5 septembre 2020)
  6. https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&id=217626&rubrique=monuments#individus
  7. Jean-Paul Lefebvre-Filleau et Odile de Vasselot, Femmes de la Résistance 1940-1945, Paris, Editions du Rocher, , 680 p. (ISBN 9782268103419), p. 629.

Lien externe[modifier | modifier le code]