Anne Paceo

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Anne Paceo
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Anne Paceo au festival de jazz de San Javier (Espagne), 2007
Informations générales
Naissance (36 ans)
Niort (France)
Activité principale Batteuse
Genre musical jazz, pop, world music
Instruments batterie
Années actives depuis 2002
Labels Laborie Jazz
Site officiel http://www.annepaceo.com

Anne Paceo (née le à Niort[1]) est une batteuse et compositrice française. Elle dirige plusieurs groupes Triphase, Yôkai, Circles, Fables of Shwedagon et Bright Shadows qui font des apparitions régulières dans les festivals en France et à l'international. De 2018 à 2020, elle est artiste en résidence du festival Jazz sous les pommiers[2].

En parallèle de ses activités de leader elle mène une carrière d'accompagnatrice. On a pu l'écouter dans différentes esthétiques, avec Mélissa Laveaux sur la tournée Dying is a Wild Night en 2013, Jeanne Added sur la tournée Be Sensational en 2015, Rhoda Scott sur la tournée Ladies All Stars en 2018, ou encore avec Alain Jean-Marie, Raphaël Imbert, Christian Escoudé, Christian Olivier, China Moses, Marion Rampal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Anne Paceo passe les premières années de sa vie à Daloa en Côte-d'Ivoire, puis arrive à Paris en 1996[1].

Elle commence la batterie en 1994 à l'âge de 10 ans, et fait ses premières armes dans le jazz en 1998 au stage-festival Les Enfants du jazz de Barcelonnette avec le pianiste Stéphane Kochoyan (1998 à 2001), où elle participe aux classes de maître de Dianne Reeves, Kenny Garrett, Maceo Parker, ou encore Ravi Coltrane[3].

Années 2000[modifier | modifier le code]

Lancée par le Laboratoire de la création à La Fontaine en 2002, puis au festival de jazz de Calvi elle fait en 2004 la rencontre du guitariste Christian Escoudé qui lui propose de jouer dans son groupe, aux côtés de Marcel Azzola, Jean-Marc Jafet, Jean-Baptiste Laya, et Stéphane Guillaume. Elle intègrera par la suite son trio puis son quartet et enregistrera deux disques avec lui, Catalogne et Brassens.

En 2005, Anne Paceo entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris et devient l'élève du batteur belge Dré Pallemaerts.

La même année, elle monte le groupe Triphase, un trio avec Leonardo Montana (piano) et Joan Eche-Puig (contrebasse), avec lequel elle enregistre deux albums sur le label Laborie Jazz. À 24 ans, c'est la plus jeune artiste à rejoindre Laborie[4]

Elle joue dans des festivals en France et à l'étranger Jazz au Fil de l'Oise, Jazz sur son 31, Jazz à Vienne, Paris Jazz Festival, Taipei International Jazz Festival, Abidjan Jazz Festival, etc.

Années 2010[modifier | modifier le code]

En 2010 elle fonde Yôkaï, avec Pierre Perchaud (guitare), Antonin-Tri Hoang (saxophone alto et clarinette basse), Leonardo Montana (piano) et Stéphane Kerecki (contrebasse) avec lequel elle enregistre son 3e album pour le label Laborie Jazz. Ce disque sera salué par la critique, "choc jazzman", "sélection jazz news", "Élu citizen jazz"…

En 2011, elle est « révélation » aux Victoires du jazz[5].

En 2016 elle publie son quatrième album Circles avec Émile Parisien (saxophones), Leila Martial (voix) et Tony Paeleman (claviers). Fred Goaty pour Jazz magazine écrit d'ailleurs à son propos « avec Circles Anne Paceo s’impose au premier rang des créatrices capables de mêler l’art du songwriting avec la force suggestive de l’improvisation. »[réf. nécessaire] Elle est « artiste de l'année » aux Victoires du jazz[5].

En mai 2017, Anne Paceo crée le projet Fables of Shwedagon dans le cadre du festival Jazz sous les pommiers, en collaboration avec cinq musiciens birmans. C'est de l'enregistrement de ce concert que naîtra un an plus tard son cinquième album[6],[5].

Le le journal Le Monde lui consacre une pleine page sous forme d'un portrait signé Francis Marmande[7].

L'album Bright Shadows parait le sur le label Laborie Jazz.

Années 2020[modifier | modifier le code]

Prolongement de Bright Shadows, son EP Samâ paraît le [8] chez Laborie/Socadisc/Idol[5], avec trois titres en studio et deux en concert[9] enregistrés à la Philharmonie de Paris[8] en juin 2019[4]. En arabe, le « samā‘ » est la danse sacrée des derviches tourneurs soufis[5], Paceo a écrit les morceaux au moment où elle découvrait les poèmes de Djalâl ad-Dîn Rûmî[10]. Elle associe trois voix à sa batterie, la sienne et celles d'Ann Shirley et de Florent Mateo : « la voix et la percussion renvoient à l’originel, au primaire. […] Associer trois voix à ma batterie était une manière de revenir à la source, au commencement »[5]. L'album mêle plusieurs genres, naviguant entre pop, folk, jazz ou électro, de James Blake à John Coltrane, en passant par le requiem de Fauré, les rythmes d'Afrique de l'Ouest, Boards of Canada, Steve Reich ou Alan Lomax[5]. On y retrouve les musiciens de Bright Shadows : Tony Paeleman, Christophe Panzani et Pierre Perchaud[10].

Prix/Récompenses[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Comme leader[modifier | modifier le code]

Comme sider[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Louis Victor, « Anne Paceo : la batteuse globe-trotteuse », sur telerama.fr, (consulté le 1er mai 2018).
  2. « L'invité du jour - Benjamin Levy et Anne Paceo sont les invités de Musique Matin », sur francemusique.fr, (consulté le 1er mai 2018).
  3. « Anne Paceo, 32 ans, batteuse de jazz », sur franceinter.fr, France Inter, (consulté le 22 février 2016).
  4. a et b (en) Jeff Becker, « Anne Paceo, Samâ », sur jazzsensibilities.com, (consulté le 22 septembre 2020).
  5. a b c d e f et g Alex Dutilh, « Anne Paceo, baguettes et soufisme », Open jazz, France Musique, (consulté le 22 septembre 2020).
  6. Ingrid Godard, « Jazz sous les pommiers. Anne Paceo sort son nouvel album », sur ouest-france.fr, (consulté le 1er mai 2018).
  7. Francis Marmande, « Anne Paceo, tambour battant », (consulté le 18 octobre 2018).
  8. a et b « [PREMIERE] Anne Paceo nous offre un inédit tournoyant », sur le-grigri.com, (consulté le 22 septembre 2020).
  9. a et b « Samâ », sur laboriejazz.fr (consulté le 22 septembre 2020).
  10. a et b Guillaume Schnee, « "Samâ" la transe soufie d'Anne Paceo », FIP, (consulté le 22 septembre 2020).
  11. Annie Yanbékian, « Deuxième Victoire pour Anne Paceo », sur culturebox.fr, (consulté le 16 août 2016).
  12. http://www.tsfjazz.com/tsf-en-bref.php?id=2392
  13. https://www.franceinter.fr/video-anne-paceo-triphase-victoires-du-jazz-2011.
  14. « Palmarès 2009 du Djangodor », django.org (consulté le 9 décembre 2011).
  15. « Triphase », sur laboriejazz.fr (consulté le 1er mai 2018).
  16. « Empreintes », sur laboriejazz.fr (consulté le 1er mai 2018).
  17. « Yôkaï », sur laboriejazz.fr (consulté le 1er mai 2018).
  18. « Circles », sur laboriejazz.fr (consulté le 1er mai 2018).
  19. « Fables of Shwedagon », sur laboriejazz.fr (consulté le 1er mai 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]