Anne-Marie Slaughter

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Anne-Marie Slaughter
Image dans Infobox.
Anne-Marie Slaughter en 2013.
Fonctions
Directrice générale
New America Foundation (en)
depuis
Directeur de la planification politique
-
Doyenne
Woodrow Wilson School of Public and International Affairs (en)
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Parentèle
Edward Slaughter (en) (grand-père paternel)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
New America Foundation (en) (depuis ), département d'État des États-Unis (-), Woodrow Wilson School of Public and International Affairs (en) (-), faculté de droit de Harvard (-), École de Droit de l'Université de Chicago (-), université de ChicagoVoir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Distinctions

Anne-Marie Slaughter, née le à Charlottesville en Virginie d'un père américain et d'une mère belge, est une universitaire et ancienne haute fonctionnaire américaine. Formée en droit et en sciences politiques, elle est professeur de relations internationales à l'université de Princeton, et dirige l'institut de réflexion New America (en). Elle a été directrice de la planification politique du département d'État des États-Unis de 2009 à 2011, lors du premier mandat présidentiel de Barack Obama.

Carrière académique[modifier | modifier le code]

En 2013, elle est nommée présidente-directrice générale du laboratoire d'idées New America (en), proche notamment du groupe Alphabet (holding de Google)[1],[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 2009, Anne-Marie Slaughter est nommée directrice de la planification politique (prospective) du département d'État des États-Unis, travaillant directement sous la secrétaire d'État Hillary Clinton, lors du premier mandat présidentiel de Barack Obama. Elle est la première femme à occuper ce poste[3]. Elle quitte ses fonctions en 2011, et publie un article très discuté où elle affirme avoir fait ce choix pour avoir plus de temps pour s'occuper de ses enfants adolescents[4], et argue que les femmes font toujours face aux États-Unis à des difficultés insolvables pour concilier travail et vie de famille [5],[6],[7]. Elle publiera en 2015 un livre dédié à cette thématique, Unfinished Business: Women, Men, Work, Family (en) (en français : Un travail inachevé: femmes, hommes, travail, famille).

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est mariée avec Andrew Moravcsik, également professeur de relations internationales à l'université de Princeton, le couple a deux enfants.[réf. nécessaire]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Slaughter, A.-M., The Chessboard and the Web: Strategies of Connection in a Networked World, Yale University Press, 2017
  • G. John Ikenberry (en), Thomas J. Knock, Anne-Marie Slaughter & Tony Smith, The Crisis of American Foreign Policy: Wilsonianism in the Twenty-first Century, Princeton University Press, 2008.
  • Slaughter, A.-M., A. Moravcsik, W.A. Burke-White. 2005. Liberal Theory of International Law. New York: Oxford University Press, forthcoming.
  • Slaughter, A.-M. 2004. A New World Order: Government Networks and the Disaggregated State. Princeton: Princeton University Press.
  • Goldstein, J., M. Kahler, R.O. Keohane, and A.-M. Slaughter, eds. 2000. Legalization and world politics: A special issue of international organization. International Organization, 54.
  • Ratner, S.R., and A.-M. Slaughter, eds. 1999. Symposium on method in international law: A special issue of the American Journal of International Law. American Journal of International Law, 93.
  • Slaughter, A.-M., A. Stone Sweet, and J.H.H. Weiler, eds. 1997. The European Courts and National Courts: Doctrine and Jurisprudence. Oxford: Hart Publishing.
  • Slaughter, A.-M. 2000. International Law and International Relations Theory: Millennial Lectures. Hague Academy of International Law, Summer.
  • Slaughter, A.-M., and K. Raustiala. 2001. Considering compliance. In Handbook of International Relations, edited by Walter Carlnaes, Thomas Risse, and Beth Simmons. Thousand Oaks, CA: Sage Publications.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guénaël Pépin, « Après un texte anti-Google, la fondation New America se sépare d'un expert des monopoles », Nextinpact.com,‎ (lire en ligne)
  2. (en) Kenneth P. Vogel, « New America, a Google-Funded Think Tank, Faces Backlash for Firing a Google Critic », New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. « Anne-Marie Slaughter, conseillère d'Hillary Clinton », Interview d'Anne-Marie Slaughter à Bruxelles par Christophe Robeet sur la politique étrangère des États-Unis (en français sans traduction, 11 min.), sur france24.com,
  4. « Why Women Still Can’t Have It All », sur The Atlantic (consulté le )
  5. Sylvie Kauffmann, « Tout avoir ou pas : le dilemme des Américaines », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. Lisa Belkin, « Anne-Marie Slaughter: Pourquoi une femme arrivée au sommet décide-t-elle de le quitter? », Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  7. Julia Dion, « Superwomen, la grande illusion ? », Elle,‎ (www.elle.fr/Societe/Les-enquetes/Superwomen-la-grande-illusion-2174518)
  8. (en) « VU Amsterdam celebrates 140th anniversary and presents honorary doctorates », sur www.vu.nl, 1er octobre 2020 (consulté le 7 octobre 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]