Années 270

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Événements[modifier | modifier le code]

Pièce de l'empereur Probus avec Sol Invictus sur un quadrige.
  • 274 :
    • fin de l'Empire des Gaules à la bataille des champs Catalauniques. Triomphe d’Aurélien qui prend le titre de Restitutor Orbis.
    • réforme religieuse. Le culte solaire devient religion officielle à Rome. Aurélien impose le monothéisme solaire. Le Soleil est reconnu officiellement comme le dieu suprême de l’empire. Un temple lui est consacré à Rome, des fêtes périodiques sont instituées et un collège public de pontife du Soleil est créé. Les monnaies frappées à cette occasion représentent l’effigie du Soleil avec pour légende : « Sol dominus imperii romani ». L’empereur, émanation du Soleil, fait figure de dieu de son vivant. Le monothéisme solaire restera la religion officielle jusqu’en 323 à la mort de Licinius[2].
  • 274-275 : persécution d’Aurélien contre les chrétiens opposés au syncrétisme solaire (non certaine, car les actes des martyrs de cette persécution sont suspects, Sulpice Sévère parle d'une paix de l'Église ininterrompue entre l'édit de tolérance de Gallien et la persécution de Dioclétien).
  • Vers 270 :


  • Incursions des Germains dans l'Empire romain.
  • Les Burgondes, qui ont quitté la plaine de la Vistule et entamé leur migration vers l'ouest, sont sur l'Elbe vers 270, alliés aux Vandales du roi Igillos[6].
  • Un prince d’Aksoum, dont les noms et titres sont perdus, fait graver à Adulis, sur un trône de pierre dédié à Mahre, dieu de la guerre, un long texte grec relatant ses victoires sur les peuples Guèzes et Angabé, Aoua, les gens du Sémien qui habitent « au-delà du Nil sur des monts inaccessibles couverts de neige », puis sur les Lasiné et les Gabala dans des montagnes desquelles sourdent des eaux chaudes. Il a soumis les Tangaïtes, aux confins de l’Égypte, et envoyé une escadre assujettir les Arrhadites et Khinédocolpites au nord-ouest de la Mer Rouge. Enfin, de Leuké-Komé, il est allé combattre dans le pays des Sabéens. Carlo Conti Rossini, dans sa Storia d’Etiopia, explique ces événements en les rapprochant de la guerre entre la reine Zénobie et Rome : lors du triomphe d’Aurélien en 274, des Axoumites et des Yéménites figurent avec les captifs palmyréniens. Ce roi d’Aksoum se serait allié à Palmyre et aurait pour son compte distrait l’attention des garnisons romaines stationnées dans la vallée du Nil et occupé les tribus bédouines qui auraient pu menacer les communications des palmyréniens[7].

Personnages significatifs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Camille Jullian, Les transformations politiques de l'Italie sous les empereurs romains : 43 av. J.-C. - 330 ap. J.-C., Thorin, (présentation en ligne)
  2. Léon Pol Homo, Les Empereurs romains et le Christianisme, Payot, (présentation en ligne)
  3. Dominique Arnauld, Histoire du christianisme en Afrique : les sept premiers siècles, KARTHALA Éditions, (ISBN 9782845861909, présentation en ligne)
  4. Albert Adu Boahen, Joseph Ki-Zerbo, Histoire générale de l'Afrique, vol. 2, UNESCO, (ISBN 9789232017086, présentation en ligne)
  5. J.P. Martin, African Empires : Your Guide to the Historical Record of Africa, vol. 1, Trafford Publishing, (ISBN 9781490777993, présentation en ligne)
  6. Justin Favrod, Les Burgondes. Un royaume oublié au cœur de l'Europe, Presses polytechniques et universitaires romandes, (ISBN 2880745969, lire en ligne)
  7. Jean Doresse, Au pays de la reine de Saba : l'Éthiopie, antique et moderne, A. Guillot, (présentation en ligne)