Anicet-Georges Dologuélé

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Anicet-Georges Dologuélé
Image illustrative de l'article Anicet-Georges Dologuélé
Fonctions
Premier ministre de la République centrafricaine

(2 ans, 2 mois et 28 jours)
Président Ange-Félix Patassé
Prédécesseur Michel Gbézéra-Bria
Successeur Martin Ziguélé
Ministre des Finances et du Budget
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Nationalité centrafricaine
Parti politique URCA
Diplômé de Université de Bordeaux
Profession économiste et Cadre de Banques

Anicet-Georges Dologuélé
Premier ministre de la République centrafricaine

Anicet-Georges Dologuélé, est un homme politique et économiste centrafricain né le à Bozoum (Ouham-Pendé). Il est Premier ministre de la République centrafricaine de 1999 à 2001.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Ancien élève du petit séminaire de Berberati et du lycée Jean Bédel Bokassa de Bangui (République Centrafricaine) Il étudie successivement à l'Université de Bangui, puis à l’Université de Bordeaux (France) et obtient un DESS en Gestion des entreprises en 1981 et un DEA en Economie en 1982.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1997, il est ministre des Finances et du Budget du Gouvernement d’Action pour la Défense de la Démocratie (GADD) dirigé par Michel Gbézéra-Bria. Il lui succède au poste de Premier ministre en janvier 1999 tout en conservant les fonctions de Ministre de l'Économie, des Finances, du Plan et de la Coopération Internationale. Il est reconduit au poste de Premier Ministre en octobre 1999, après les élections présidentielles qu'il organise avec succès. il quitte le Gouvernement le 1er avril 2001.

Le , à l’issue d’une assemblée générale constitutive réunie à Bangui, il fonde un nouveau parti politique : l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), dont il est le Président. Il se présente à l'élection présidentielle de 2015[1] et arrive en tête du premier tour sur trente candidats avec plus de 23 % des voix. Il est finalement battu au deuxième tour, avec 37,3 % des suffrages contre 62,7 % à Faustin-Archange Touadéra[2].Tout en dénonçant les fraudes massives organisées par le Gouvernement de Transition en faveur de son concurrent et qui risquaient de provoquer une recrudescence de la violence, il renonce à déposer un recours auprès de la Cour Constitutionnelle de Transition et appelle tous ses partisans à collaborer avec le nouveau Président. Il est brillamment élu député, avec 75,32% des suffrages, dans la première circonscription de Bocaranga, ville située dans la préfecture de l'Ouham-Pendé au Nord Ouest de la RCA.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Après des études d'économie et de gestion à l’Université de Bordeaux, il passe le concours de la Banque des États d’Afrique Centrale (BEAC) et intègre son Centre de Formation à Yaoundé. Il est admis dans les effectifs de la BEAC en septembre 1983 et occupe les fonctions d'Inspecteur, chef de mission. En 1991 il est nommé Délégué du Gouverneur et Représentant de la BEAC auprès de la France et de l’Union Européenne. Il repartira au siège en juillet 1994 comme Directeur des Relations Financières Extérieures, puis en 1995 Directeur de l'Organisation et de l'Informatique.

Après avoir dirigé le gouvernement centrafricain, il est réintégré dans les effectifs de la BEAC et se voit confier les responsabilités de Directeur National pour la République Centrafricaine. En septembre 2001, les chefs d’État de la CEMAC, le nomment Président de la Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC), fonctions qu’il occupera jusqu’en février 2010[3].

En mai 2012, il créé AfriPartners International Consulting un cabinet de consultants dont il est le Président et qui a son siège social à Paris.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]