Anglefort

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Anglefort
Anglefort
L'écluse de Chautagne située à Anglefort.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Intercommunalité Communauté de communes Usses et Rhône
Maire
Mandat
Bernard Thiboud
2020-2026
Code postal 01350
Code commune 01010
Démographie
Gentilé Clafordans
Population
municipale
1 105 hab. (2019 en diminution de 0,27 % par rapport à 2013)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 54′ 47″ nord, 5° 48′ 33″ est
Altitude Min. 238 m
Max. 1 524 m
Superficie 29,26 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Plateau d'Hauteville
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web anglefort.fr

Anglefort est une commune française située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Bugey, sur la rive droite du Rhône, au pied de la montagne du grand Colombier et offre un panorama sur les Alpes et le Jura.

Environnement[modifier | modifier le code]

La nappe alluviale alimentée par le Rhône est menacée par une décharge interne créée par le Groupe Pechiney. Les déchets de fonderie et les poussières métalliques et acides récupérés dans les filtres ont été enfouis dans le marais Chautagnard, avec une probable contamination par des métaux lourds et de l'arsenic[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lochieu Corbonod, Seyssel (Seyssel de l'Ain) Seyssel (Haute-Savoie) Rose des vents
Virieu-le-Petit N Motz (Savoie)
Serrières-en-Chautagne (Savoie)
O    Anglefort    E
S
Culoz

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Anglefort est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (67,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (67 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (60,2 %), terres arables (9,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,1 %), prairies (6,5 %), zones agricoles hétérogènes (6,4 %), eaux continentales[Note 2] (5,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,2 %), zones urbanisées (0,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,1 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Emflafol en 1164, Anglefort en 1650.

En arpitan, langue parlée dans la région, cette commune s'écrit Emflafol.

Histoire[modifier | modifier le code]

Image des pierres gallo-romaines d'Anglefort conservées dans le parc Jean-Pierre Camus à Belley
Vestiges gallo-romains trouvés à Anglefort et conservés dans le parc Jean-Pierre-Camus à Belley.

Plusieurs stèles funéraires découvertes sur le site révèlent une implantation sous l'empire romain[9]. D'autres blocs antiques comportant six inscriptions funéraires ont été extraits au sud-est du village de Boursin lors d'un dragage d'un ancien lit du Rhône[10],[11],[12],[13]. Un petit trésor monétaire d'antoniniens des empereurs Aurélien et Postume daté vers 270-271 a également été découvert au début du XXe siècle[14].

Sur le territoire de la commune s'élevait au Moyen Âge, le prieuré d'Anglefort. Guillaume Drujon, en 1590[15], en est religieux. Il en deviendra le prieur en 1620.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune d'Anglefort est membre de la communauté de communes Usses et Rhône, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Seyssel. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[16].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Belley, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[17]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Plateau d'Hauteville pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[17], et de la troisième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[18].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2001 Michel Thiboud    
2001 2008 René Perrier    
2008 En cours Bernard Thiboud DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Jusqu'au , elle faisait partie de la communauté de communes du pays de Seyssel et après la fusion de cette dernière, elle adhéra à la communauté de communes Usses et Rhône.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont nommés les Clafordans[19].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].

En 2019, la commune comptait 1 105 habitants[Note 3], en diminution de 0,27 % par rapport à 2013 (Ain : +5,32 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0212 2611 0919421 1079621 2231 2051 166
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1861 0841 1271 1101 1181 1351 0751 0001 000
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
995964895752676630565548507
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4385286977146877699009181 069
2017 2019 - - - - - - -
1 1151 105-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune accueille sur son territoire une centrale hydroélectrique CNR sur le Rhône et surtout une usine fabriquant du silicium. Anciennement propriété du groupe Péchiney Électrométallurgie, l'usine est passée successivement aux mains du groupe canadien Alcan puis chez les Anglo-australiens de Rio Tinto au gré des rachats successifs de l'ancien fleuron industriel français.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Château d'Anglefort.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Court ou Château d'Anglefort : ancien château fort, centre de la seigneurie d'Anglefort, qui fut reconstruit en 1741. Il fait l’objet d’une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêté du [24]. Seul l'escalier intérieur avec sa cage sont inscrits.
  • Les vestiges du château de la Rochette : ancienne maison forte qui s'est développée avec notamment la construction d'une enceinte associée à une petite tour[25]. Bernard Demotz dans son article propose un plan de l'ensemble. Elle est le centre de la seigneurie de la Rochette, cité en 1407, dont les vestiges dominent le Rhône.

Sur le territoire communal se dressent aussi :

  • le château de Mieugy ;
  • le château de Court, centre de la seigneurie de Court ;
  • la villa Marmoz du XVe siècle ;
  • la maison noble de Bossin citée avant 1451 ;
  • la maison Delasaulce, dotée d'une tour ;
  • le prieuré bénédictin d'Anglefort ou de Saint-Martin (presbytère actuel).
  • les écluses de Chautagne

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Note de l'ONG Robin des bois, intitulée "Les casseroles de Pechiney", datée du 6 oct 2003
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Références :CIL 13, 2553 à CIL 13, 2561
  10. Raymond Chevallier et Paul Dufournet, « Nouvelles inscriptions funéraires à Anglefort », Le Bugey,‎ , p. 7-17
  11. Jacques Lasfargues, « Circonscription de Rhône-Alpes », Gallia, tome 40, fascicule 2, 1982, p. 389 lire en ligne; références épigraphiques ILAin 00123, ILAin 00127, etc.
  12. Raymond Chevallier, « Inscriptions d'Anglefort », Le Bugey,‎ , p. 349-360
  13. André Buisson, Carte archéologique de la Gaule - Ain, Paris, La Maison des sciences de l'homme, , 192 p. (ISBN 978-2-87754-010-0), p. 139
  14. Gricourt Jean. Petit dépôt de monnaies romaines d'Amiens, rue Leclerc. In: Revue du Nord, tome 42, n°168, octobre-décembre 1960, p. 390, note 3 [1]
  15. Jean Létanche, Les vieux châteaux, maisons fortes et ruines féodales du canton d'Yenne en Savoie, Le livre d'Histoire-Lorisse, 1907 (ISBN 9782843738135) p. 18.
  16. « communauté de communes Usses et Rhône - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  17. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune d'Anglefort », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  18. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  19. Gentilé, sur habitants.fr
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  24. « Château (ancien) », notice no PA00116292, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. Bernard Demotz, « Les fortifications de pierre dans le Comté de Savoie », L'Histoire en Savoie : revue de culture et d'information historique,‎ , p. 119-134 (lire en ligne).