Angelo Scola

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Angelo Scola
Image illustrative de l'article Angelo Scola
Angelo Scola en septembre 2014.
Biographie
Naissance (76 ans)
à Malgrate (Italie)
Ordination sacerdotale par
Mgr Abele Conigli
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Jean-Paul II
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
de Ss. XII Apostoli
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le card. Gantin
Dernier titre ou fonction Archevêque de Milan
Archevêque de Milan
Patriarche de Venise
Recteur de l'Université pontificale du Latran
Évêque de Grosseto

Signature de Angelo Scola

Blason
« Sufficit Gratia Tua »
(it) Notice sur www.vatican.va
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
(en) Articles sur www.cardinalrating.com

Angelo Scola, né le à Malgrate dans la région de Milan (Lombardie, Italie), est un cardinal italien de l'Église catholique, patriarche de Venise de 2002 à 2011 et archevêque de Milan de 2011 à 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Prêtre[modifier | modifier le code]

Angelo Scola est titulaire de deux doctorats, le premier en philosophie et le deuxième en théologie.

Il est ordonné prêtre à l’âge de vingt-neuf ans, le , non pas à Milan, diocèse où il était né, mais à TeramoMgr Abele Conigli, l'avait accueilli.

Il est très engagé dans le mouvement Communion et libération avant de partir à Fribourg comme enseignant en philosophie et en théologie morale.

En 1992, il devient professeur de théologie et d'anthropologie à l'Institut Jean-Paul II d'études sur la famille et le mariage tout en enseignant la christologie à l'Université pontificale du Latran.

Évêque[modifier | modifier le code]

Il devient évêque de Grosseto en 1991. Quatre ans plus tard, il entre à la Curie romaine comme recteur de l'Université pontificale du Latran et président de l'Institut Jean-Paul II d'études sur la famille et le mariage. Le , il est nommé patriarche de Venise, succédant au cardinal Cé.

Le , le pape Benoît XVI le transfère au siège archiépiscopal de Milan.

Le pape François lui nomme trois nouveaux évêques auxiliaires le 24 mai 2014 : Mgr Franco Maria Giuseppe Agnesi, Mgr Paolo Martinelli et Mgr Pierantonio Tremolada[1].

Il se retire le à l'âge de soixante-quinze ans. Mgr Mario Delpini dont il avait fait son vicaire général en 2012, lui succède.

Cardinal[modifier | modifier le code]

Lors du consistoire du , Jean-Paul II le crée cardinal avec le titre de cardinal-prêtre des Saints-Apôtres (Ss. XII Apostoli).

Il est à l'origine de la création de la Fondation internationale Oasis, vouée à la promotion la connaissance réciproque et la rencontre entre chrétiens et musulmans, avec une attention particulière à la réalité des minorités chrétiennes dans les pays à majorité musulmane.

En 2005, à la mort du pape Jean-Paul II, il est considéré comme papable pour le conclave de 2005[2].

À la Curie romaine, il est par ailleurs membre de la Congrégation pour le clergé, de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, du Conseil pontifical pour la famille et du Conseil pontifical pour les laïcs.

En 2011, il est nommé archevêque de Milan, ce qui le rend davantage papabile, l'archevêché de Milan ayant donné deux papes au XXe siècle[2]. Certaines sources, malgré le secret du huis clos, le créditent de quatre voix lors de chacun des deux premiers tours de scrutin[3]. Il reste l'un des favoris lors du conclave suivant de 2013, qui fait suite à la renonciation de Benoît XVI[4] et la presse s'attend plutôt à son élection qu'annonce même par anticipation la Conférence des évêques italiens[5]. Mais c'est François qui est élu le 13 mars 2013.

Il rencontre le 14e dalaï-lama à Milan le [6].

Citations[modifier | modifier le code]

« Être engendré »

« L'expérience humaine élémentaire atteste que le fait d'être fils, c'est-à-dire engendré, est un des contenus primaires de la conscience de soi. L'homme ne peut se concevoir en dehors d'une trame concrète de rapports originaires qui s'identifient de fait avec la famille, laquelle, à son tour, est une cellule du peuple et de la société. Méconnaître cette donnée constitue toujours une violence, parce que cela contredit la nature humaine elle-même.

La filiation ne comporte pas seulement le fait d'avoir été engendré, mais surtout de l'être en tant qu'autre, c'est-à-dire comme une personne libre et singulière, différente de ses parents eux-mêmes. Selon la révélation chrétienne, la raison du caractère originaire de l'expérience de la filiation est à rechercher dans le mystère de la création de l'homme. En effet l'homme est créé à l'image et à la ressemblance de Dieu et, concrètement, comme l'affirment les Pères, à l'image de l'Image, c'est-à-dire du Fils. Nous ne sommes créés ni à l'image du Père, ni à l'image de l'Esprit : nous sommes créés à l'image du Fils pour devenir par grâce fils dans le Fils. »

— Le mystère des noces, Parole et silence, Les Plans, 2012, p. 292-293.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]