Ange Jean Michel Bonaventure de Dax d'Axat

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Ange-Jean-Michel-Bonaventure de Dax d'Axat
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Ange Jean Michel Bonaventure de Dax d'Axat
portant les insignes de chevalier de l'ordre de Saint-Louis
Naissance
Bouleternère
Décès
Vénéjan, Château Saint- Georges
Activité principale
Autres activités
officier : Chef de bataillon
premier président de la société des Beaux-Arts
propriétaire des Forges d'Axat
Conjoint
Anasthasie Émilie Guignard de Saint-Priest
Descendants
6 enfants : Constantin, Léon, Armand, Louis, Clémence, Emma
Famille

Ange-Jean-Michel-Bonaventure de Dax d'Axat, dit « marquis d'Axat » (1767-1847) était un militaire et homme politique français. Fils de Jean Dax, chevalier de Cessales et de Thérèse de Chiavary[1], Il appartenait à la famille Dax, une très ancienne famille de Carcassonne anoblie en 1457[2] qui donna plusieurs consuls à cette ville au XVe siècle[3].

French heraldic crowns - marquis v2.svg
DECVS
ET TVTAMEN
IN ARMIS

(Énéide, Livre V, v. 262)
armes et devise de la famille
(de) Dax d'Axat et de Cessales

Il épousa Anasthasie Émilie Guignard de Saint-Priest, fille du comte de Saint-Priest, ambassadeur de Louis XV, dernier ministre de la Maison du Roi Louis XVI, ministre de l'Intérieur, lieutenant général des armées, pair de France en 1815 et de Wilhelmine Constance von Ludolf, comtesse du Saint-Empire. Ils eurent 6 enfants.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Elève à Sorèze de 1776 à 1781, cadet gentilhomme à l'École militaire en 1782, sous-lieutenant dans le Régiment de Bassigny en 1784, émigré en 1792, il est allé en Espagne où il fait les campagnes de 1793-1794-1795 dans l'Armée des émigrés. Incorporé en 1796 dans le régiment de Bourbon, il rentre en France en 1797 et est nommé chef de bataillon en 1817. Il fut reçu chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis en 1814 par le comte d'Artois en personne, il fut aussi nommé chevalier de la Légion d'honneur et décoré du Lys.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il fut maire de Montpellier de 1814 à 1830. Exilé aux Cent-Jours. Premier président de la Société des Beaux Arts, il fut à l'origine de la création du Musée Fabre de Montpellier. En tant que maire de Montpellier il reçut officiellement de nombreuses personnalités dont :

Il fit ériger en 1828 par la ville Place du marché aux fleurs une statue du roi Louis XVI. Cette statue fut déposée en 1830 et remisée jusqu'en 1967 par la ville. Elle se trouve aujourd'hui à Louisville aux États-Unis[4] où elle fut inaugurée le 12 juillet de la même année après avoir été offerte à l'occasion du jumelage des deux villes.

Il donna sa démission en 1830 lorsque le duc d'Orléans futur Louis-Philippe Ier, nommé lieutenant général du royaume par le roi Charles X avec la mission expresse d'assurer la montée sur le trône de son petit-fils le duc de Bordeaux, préféra se faire proclamer roi des Français.

François-Emmanuel comte de Saint Priest, ambassadeur du roi Louis XV, dernier ministre de la Maison du Roi Louis XVI et premier ministre de l'Intérieur, lieutenant général des armées du roi et pair de France en 1815, portant les insignes de l'Ordre de Saint-André, également chevalier de l'Ordre de Saint-Alexandre Nevski, père d'Anastasie Émilie Guignard de Saint-Priest et beau-père d'Ange Jean Michel Bonaventure de Dax d'Axat
Anastasie Émilie Guignard de Saint-Priest épouse d'Ange Jean Michel Bonaventure de Dax d'Axat




Propriétaire des Forges et laminoirs d'Axat[modifier | modifier le code]

Il agrandit les forges et laminoirs d'Axat créés avant la Révolution par son cousin Marc Antoine Marie Thérèse de Dax marquis d'Axat[5], dont il sera l'héritier par testament de 1788. Il les fit passer, 80 ans après leur création, sous le statut de « Société anonyme des forges et usines d'Axat », approuvé par ordonnance royale du roi Louis-Philippe du 19 septembre 1837[6], faisant atteindre en 1849 un niveau de production annuel de 150 tonnes d'acier[7],[8].

Il soutint activement les projets de travaux de percement de la route classée départementale en 1821, allant du défilé de Pierre-Lys jusqu'à Axat, inspirés par l'Abbé Félix Armand, curé de Saint-Martin-Lys. Il fit réaliser à ses frais la partie de la route menant du défilé jusqu'à Axat[9].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Henri Jougla de Morenas "Grand Armorial de France », tome 3, page 156.
  2. E de Séréville et F de Saint-Simon "Dictionnaire de la noblesse française" 1977.
  3. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, vol. 13, page 175.
  4. [1]
  5. cf. ci dessous au § "Liens externes" : "Etats généraux de la Province de Languedoc assemblés, etc." d'octobre à décembre 1761.
  6. Bulletin des lois de la République Française, 1838, volume 12, page 1045.
  7. « Rapport du Jury Central sur les Produits de l'Agriculture et de l'Industrie », Impr. Nationale, 1801.
  8. « Mémoires de la Société des arts et des sciences de Carcassonne », 1849 volume 1, page 13.
  9. Adrien Jarry de Mancy « Portraits et histoire des hommes utiles, bienfaiteurs et bienfaitrices de tous pays et de toutes conditions » 1841, page 144.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Généalogie[modifier | modifier le code]

  • Louis-Pierre d'Hozier « Armorial général de la France », Firmin-Didot 1738, volume 1, page 187.
  • Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, vol. 13, page 175.
  • Henri Jougla de Morenas "Grand Armorial de France », tome 3, page 156.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]