Angélique (instrument)

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L'angélique (de l'italien angelica) est un instrument à cordes pincées de la période baroque et de la famille du luth. Il combine des caractéristiques du luth, de la harpe et du théorbe.

Description[modifier | modifier le code]

L'angélique partage avec le luth l'aspect piriforme (en forme de poire) et une longueur vibrante de 54 à 70 centimètres. Contrairement au luth, l'angélique, dotée de quinze à dix-sept cordes était montée avec des cordes simples, et partageait avec le théorbe un manche étendu avec un deuxième cheviller pour huit à dix cordes graves.

Il n'existe que peu de musique conservée destinée à l'angélique, et seuls quelques instruments attestent que l'angélique a été florissante pendant la seconde moitié du XVIIe siècle et au début du XVIIIe. Elle est citée pour la première fois par Michael Praetorius (Theatrum instrumentorum, pl.xxxvi), qui indique qu'elle était jouée comme une harpe, bien que la musique conservée ne présente pas de telles similitudes.

La musique pour angélique est notée en tablature française, la notation pour les cordes graves variant suivant les auteurs.

Le torban Ukrainien est un descendant de l'angélique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • Jakob Kremberg, Musicalische Gemüths-Ergoetzung oder Arien ... (Dresden: 1689), in Tabulature
  • Adalbert Quadt (Hg.), Gitarrenmusik des 16-18. Jahrhunderts 2, nach Tabulaturen für Colascione, Mandora und Angelica, (Leipzig: 1971)
  • Hans Radtke (Hg.), Ausgewählte Stücke aus einer Angelica- und Gitarrentabulatur, Musik Alter Meister Heft 17, (Graz: 1967)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Praetorius, Theatrum instrumentorum
  • L. Brugmans, Le séjour de Christian Huygens à Paris (Paris, 1935), 151
  • F. Lesure: ‘The angélique in 1653’, GSJ, vi (1953), 111–12
  • F. Lesure: ‘Les luthistes parisiens à l’époque de Louis XIII’, Le luth et sa musique (Neuilly-sur-Seine, 1957), 222–3
  • M. Prynne: ‘James Talbot’s Manuscript: IV: Plucked Strings – the Lute Family’, GSJ, xiv (1961), 52–68
  • E. Pohlmann, Laute, Theorbe, Chitarrone: die Instrumente, ihre Musik und Literatur von 1500 bis zur Gegenwart (Bremen, 1968, 5/1982), 394–7
  • E. Vogl: ‘Die Angelika und ihre Musik’, HV, xi (1974), 356–71
  • G. Hellwig, Joachim Tielke: ein Hamburger Lauten- und Violenmacher der Barockzeit (Frankfurt, 1980), 304–5
  • C. Meyer and M. Rollin, Œuvres de Gumprecht (Paris, 1993), xvii

Source[modifier | modifier le code]