Angèle Vannier

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Angèle Vannier
Angèle Vannier1.jpg
Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Activité
Angèle Vannier, poète, aveugle, celte. Un essai sur son œuvre

Angèle Vannier, née le à Saint-Servan (aujourd'hui annexée à Saint-Malo, Ille-et-Vilaine), et morte le , est une poétesse française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alors étudiante en pharmacie[1], elle devient aveugle en 1938 et n'aura de cesse de soigner son mal par les mots. « Je pris la nuit comme un bateau la mer » dira-t-elle dans son recueil Le sang des nuits. Elle est découverte par Théophile Briant (1891-1956)[1] qui l'encourage à libérer en elle un imaginaire celtique. Ses œuvres deviendront plus abstraites et intérieures par la suite[1].

En 1950, elle écrit un poème intitulé Le Chevalier de Paris qui sera mis en musique par Philippe Gérard. Chantée par la suite par Édith Piaf, cette chanson recevra le premier prix de la chanson française. Elle sera reprise, notamment, par Yves Montand, Catherine Sauvage, puis Frank Sinatra (avec des paroles anglaises de Johnny Mercer, sans rapport avec le texte original), et Marlène Dietrich.

En 1973, elle se réinstalle dans sa maison de Bazouges-la-Pérouse[2]. Elle y créera le spectacle La Vie tout entière avec le harpiste Myrdhin qui sera joué à travers l'Europe[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les Songes de la lumière et de la brume, Éditions Savel, préface de Théophile Briant, 1947
  • L'Arbre à feu, Éditions Le Goéland, préface de Paul Éluard, 1950
  • Avec la permission de Dieu, Seghers, 1953
  • À Hauteur d'ange, La maison du poète, 1955
  • Choix de poèmes, Seghers, 1961
  • Le Sang des nuits, Seghers, postface d'André Guimbretière, 1966,
  • La Nuit ardente, Flammarion, 1969 (roman)
  • Théâtre blanc, Rougerie, 1970
  • Le Rouge cloître, Rougerie, 1972
  • L'Âtre utérin, revue Clivages no 2, 1974
  • Profil de l'énigme ou Femme pluriel, revue Nard no 6, 1975
  • Ordination de la mémoire", Rougerie, 1976
  • Poésie verticale I, Éditions Roche sauve, 1976
  • Poésie verticale II, Éditions Roche sauve, 1977
  • L'Écharpe rouge et les chiens bleus, revue l'Immédiate no 10, 1977
  • Otage de la nuit (essai) suivi de Parcours de la nuit (poèmes), Éditions Librairie bleue, 1978.
  • Brocéliande que veux-tu?, Rougerie, 1978
  • Dites-moi vous, Juan, revue Europe, 1981, réédité en 2012, Éditions La part Commune
  • Poèmes choisis, anthologie 1947-1978, Rougerie, 1990

Hommages[modifier | modifier le code]

Ont été nommés en son honneur, en Ille-et-Vilaine :

Le poète, compositeur et chanteur Paul Dirmeikis a mis en chanson quelques poèmes d'Angèle Vannier.

Lors de son assemblée générale en novembre 2014 à Saint-Brice-en-Coglès (Ille-et-Vilaine), l'AEB (Association des écrivains bretons) a annoncé que son prix annuel de poésie portera désormais le nom de Prix Angèle Vannier.

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • « Angèle Vannier », dans Ille-et-Vilaine, encyclopédie Bonneton, Éditions Bonneton, 1999, p. 210.
  • Nicole Laurent-Catrice, Angèle Vannier et la Bretagne, Blanc Silex, 2004.
  • Dominique Bodin et Françoise Coty, Angèle Vannier (1917-1980). La traversée ardente de la nuit, Editions Cristel, 2016, 310 p.
  • Anne-Marie Suire, Présence de la Nuit, une lecture de l’œuvre poétique d'Angèle Vannier, 1917-1980, Editions Clapas, 2016.
  • Nicole Laurent-Catrice, Demeure d'Angèle Vannier, suivi de Douze poèmes d'Angèle Vannier, Les Editions Sauvages, collection La Pensée Sauvage, 2017

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Angèle Vannier dans Ille-et-Vilaine, encyclopédie Bonneton, éd. Bonneton, 1999, p.210.
  2. La maison d'Angèle Vannier

Liens externes[modifier | modifier le code]