Androlaelaps casalis

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Androlaelaps casalis (autrefois aussi dénommé Iphis casalis [1]) est une espèces d'acarien prédateur d'autres acariens et d'autres microinvertébrés. On peut le trouver dans les terriers (de l'hirondelle de rivage par exemple[2] ou les nids d'oiseaux[3],[4], dans les poulaillers ou dans les stocks de certains produits alimentaires où il recherche des proies[5].

Il n'est pas supposé pouvoir mordre ou piquer des oiseaux, mammifères (dont humains) car ses mandibules ne sont pas conçus pour aspirer du sang ou de la chair hydrolysée mais pour prédater d'autres acariens ou très petits organismes.

Lutte biologique[modifier | modifier le code]

Comme Androlaelaps casalis consomme notamment des acariens parasites des volailles, il a été proposé comme vecteur de lutte biologique contre

  • les larves de tiques (avec Hypoaspis sp)
  • les acariens qui infestent les stocks de céréales[6]
  • contre des acariens Tyroglyphid (avec également Cheyletus eruditus, un autre prédateur [7].
  • Le pou rouge des volailles (Dermanyssus gallinae) qui pullule de plus en plus souvent dans les poulaillers, avec des souches de plus en plus résistantes aux acaricides autorisés (l'un de ces acaricides a d'ailleurs été à l'origine du scandale du Fipronil).
    Des individus d' A. casalis avec des abdomens colorés en rouge peuvent alors être retrouvés, cette couleur est due au fait qu'ils ont absorbé des acariens parasites gorgés de sang.

Pathogénicité[modifier | modifier le code]

Il n'est pas supposé s'attaquer à l'Homme, mais il semble pouvoir être associé à une dermatite chez l'homme[8].

Des années 1960 à 1990, on a expérimentalement infecté plusieurs espèces d'acariens (Haemogamasus nidi, H. hirsutus, Eulaelaps stabularis, Androlaelaps fahrenholzi & A. casalis) avec la bactérie responsable de la fièvre Q. Les acariens semblent pouvoir être réservoir, la bactérie étant retrouvée dans leurs excréments... mais on ne pouvait pas isoler la bactérie directement des acariens prélevés dans les nids et A casalis ne semble pas être une source directe de microbes[9],[10] .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Berlese (1887)|url=http://www.environment.gov.au/biodiversity/abrs/online-resources/fauna/afd/taxa/Androlaelaps_casalis | Androlaelaps casalis (Berlese, 1887) |Australian Faunal Directory |publisher=Department of the Environment, Water, Heritage and the Arts
  2. Šustek J.K.Z & Gaidoš P (1994). Arthropods in nests of the sand martin (Riparia riparia Linnaeus, 1758) in south Slovakia. Biologia, Bratislava, 49(5), 683-690.
  3. Ambros, M., Krištofík, J., & Šustek, Z. (1992). The mites (Acari, Mesostigmata) in the birds’ nests in Slovakia. Biologia (Bratislava), 47, 369-381.
  4. Kristofík, J., MaSÁN, P., Sustek, Z., & Kloubec, B. (2003). Arthropods (Pseudoscorpionida, Acari, Coleoptera, Siphonaptera) in nests of the tengmalm's owl (Aegolius funereus). BIOLOGIA-BRATISLAVA-, 58(2), 231-240.
  5. Emmanouel, N. G., Buchelos, C. T., & Dukidis, C. T. E. (1994). A survey on the mites of stored grain in Greece. Journal of Stored Products Research, 30(2), 175-178|résumé.
  6. Barker, P. S. (1968). Bionomics of Androlaelaps casalis (Berlese)(Acarina: Laelapidae) a predator of mite pests of stored cereals. Canadian Journal of Zoology, 46(6), 1099-1102|résumé.
  7. Jeffrey I.G (1976). A survey of the mite fauna of Scottish farms. Journal of Stored Products Research, 12(3), 149-156|résumé)
  8. S. Rosen, I. Yeruham & Y. Braverman, « Dermatitis in humans associated with the mites Pyemotes tritici, Dermanyssus gallinae, Ornithonyssus bacoti and Androlaelaps casalis in Israel », Medical and Veterinary Entomology, vol. 16, no 4,‎ , p. 442–444 (PMID 12510897, DOI 10.1046/j.1365-2915.2002.00386.x)
  9. KOCIANOVA E. Nest ectoparasites (gamasid mites) as vectors for rickettsia under experimental conditions. Trudy Instituta Imeni Pastera, 1989, 66, 89-94.
  10. KOCIANOVA E., KOZUCH O., BAKOSS P., REHACEK J. & KOVACOVA E. The prevalence of small terrestrial mammals infected with tick-borne encephalitis virus and leptospirae in the foothills of the southern Bavarian forest, Germany. Applied Parasitology, 1993, 34, 283-290.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]