Andrew Puzder

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Andrew Puzder
Andrew Puzder by Gage Skidmore (cropped).jpg
Fonctions
Directeur général de CKE Restaurants
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Conjoint
Deanna Descher (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Site web

Andrew Franklin Puzder, né le à Cleveland, est un homme d'affaires américain. Il dirige le groupe CKE Restaurants, spécialisé dans la restauration rapide, qui regroupe plusieurs chaînes dont Carl's Jr. et Hardee's[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière d'avocat[modifier | modifier le code]

Diplômé de la faculté de droit de l'université Washington de Saint-Louis en 1978, il devient avocat à Saint-Louis, où il pratique son métier jusqu'en 1991[2].

Dans les années 1980 et 1990, il est considéré comme l'un des principaux avocats du Missouri opposé à l'avortement. Il est souvent avocat pro bono pour des militants anti-avortement du mouvement « pro-vie »[2]. Il aide à la rédaction d'une loi de 1986, adoptée par la législature de l'État, qui déclare que la vie commence à la conception et interdit le financement public de l'avortement[2],[3].

Homme d'affaires[modifier | modifier le code]

Au début des années 1990, Andrew Puzder devient l'avocat de Carl Karcher, fondateur de la chaîne de restaurants rapides Carl’s Jr.. Il permet à l'entreprise d'éviter la faillite et devient proche de Karcher. En 2000, il prend la tête du groupe CKE Restaurants. Sous sa direction, CKE Restaurants s'étend et rachète la chaîne Hardee’s[3]. En 2016, le groupe compte 75 000 employés et plus de 3 600 restaurants, dans une trentaine de pays[4].

Le groupe est connu et critiqué pour ses publicités suggestives avec des mannequins en bikini mangeant des hamburgers. Puzder défend les publicités, affirmant « J'aime nos publicités. J'aime les belles femmes qui mangent des burgers en bikini. Je pense que c'est très américain », précisant qu'il souhaite attirer les « jeunes hommes qui ont faim »[4]. Par ailleurs, « son entreprise a également été condamnée pour vol dans divers procès : des travailleurs n’étaient pas payés pour leur tâche et pour leurs heures supplémentaires. »[5]

Politique[modifier | modifier le code]

Auteur en 2010 d'un ouvrage intitulé How it Really Works and Why Governement Doesn't Understand It, il s'oppose à l'augmentation du salaire minimum et se prononce en faveur d'une diminution des réglementations pesant sur les entreprises[1]. Il est également un critique de l'Obamacare.

Le , il est choisi par Donald Trump pour être secrétaire au Travail dans son cabinet[1]. Le , il doit retirer sa candidature à la suite de révélations qui le conduisent à reconnaître qu'il avait employé sans la déclarer (travail dissimulé) une femme de ménage étrangère en situation irrégulière pendant plusieurs années[6]. La presse l'accuse également d'avoir exercé des violences conjugales sur sa femme, dont il est divorcé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Renaud Février, « Qui est Andrew Puzder, le ministre du Travail "anti-travailleurs" nommé par Trump ? », sur tempsreel.nouvelobs.com, (consulté le 16 janvier 2017).
  2. a b et c (en) Chuck Raasch, « Trump to nominate former St. Louis lawyer Puzder as labor secretary », sur stltoday.com, (consulté le 16 janvier 2017).
  3. a et b (en) Jodi Kantor et Jennifer Medina, « Workers Say Andrew Puzder Is ‘Not the One to Protect’ Them, But He’s Been Chosen To », sur nytimes.com, (consulté le 16 janvier 2017).
  4. a et b Pierre Carrey, « Roi de la malbouffe et des bas salaires, voici Andy Puzder, ministre du Travail de Donald Trump », sur Libération, (consulté le 16 janvier 2017).
  5. Naomi Klein, « Le cabinet de copains de Trump a peut-être l’air très fort, mais ces gens ont peur » (« Trump’s Crony Cabinet May Look Strong, but They Are Scared », The Nation, 26 janvier 2017)
  6. « Le ministre du travail désigné par Donald Trump contraint de retirer sa candidature », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).