Andreas von Gail

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Andreas von Gail
Image illustrative de l'article Andreas von Gail
Andreas von Gail vers 1560
par Pieter Pourbus

Allégeance Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Souverains Maximilien II du Saint-Empire
Rodolphe II du Saint-Empire
Autres fonctions Conseiller aulique
Juriste
Diplomate
Biographie
Naissance
Cologne
Décès
Cologne

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blasonnement de la famille de Gail :
« D’or à 2 roses à cinq feuilles de gueules boutonnées d’or; coupé d’azur à la fleur de lys partie de gueules et d’or. »

Andreas von Gail (également nommé : Andreas von Gaill, Gayll, Gaillius ou encore Geyl) né le à Cologne et décédé le dans la même ville fut un chancelier, homme d'État et juriste du Saint-Empire romain germanique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Andreas von Gail est né en 1526 dans une famille renommé de Cologne. Il étudia la jurisprudence dans les universités de Cologne, d’Orléans et de Louvain[1]. À Louvain il épousa le Anna Clouven (1532-1575)[2]. Il fut diplômé en septembre 1555 par l’université de Bologne et retourna à Cologne et officia comme avocat[1].

À partir de 1558 il siège à la chambre impériale à Spire. En 1569 il fut nommé au conseil aulique de Vienne par l’empereur Maximilien II du Saint-Empire. En 1570 il escorta Élisabeth d’Autriche à Mézières pour son mariage avec Charles IX de France. Le il fut promu à l’influent poste de référendaire du conseil aulique[1], toutefois il s’engage toujours dans sa ville natale, en particulier pour l’université de Cologne. À l’été 1575 il séjourne à Prague avec sa famille et son épouse tomba malade, elle décéda la même année[1]. Il épousa en secondes noces Christina Kannengießer la [2], la fille d’une prestigieuse famille de Cologne. Catholique, Andreas von Gail joua un rôle dans la succession de l’archevêché de Cologne et de l’électorat, disputée entre Gerhard Truchsess de Waldbourg et Ernest de Bavière (1554-1612)[1]. Fin 1584 Gail fut démis de ses fonctions au conseil impérial, il retourna à Cologne et fut chancelier de la ville durant l’épiscopat d’Ernest de Bavière.

Gail fut en 1587 très investi lors des tractations diplomatiques de la guerre de Cologne, il mourut la d’une attaque cérébrale et fut inhumé dans l’église sainte Brigitte de Cologne[1].

Son frère Philipp von Gail (de) fut bourgmestre de la ville de Cologne.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Gail est considéré, avec Joachim Mynsinger von Frundeck (de), comme le fondateur de la jurisprudence de la Kammergericht. Il publia plusieurs ouvrages de droits qui furent des ouvrages de références du XVIe siècle, en particulier Practicae observationes qui est une synthèse des procédés juridiques.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (la) Andreas von Gail, Tractatus de manuum iniectionibus impedimentis, sive arrestis Imperii,‎ (lire en ligne)
  • (la) Andreas von Gail, Practicarum observationum, tam ad processum judiciarium. apud Guilielmum Lesteenium & Engelbertum Gymnicum,‎ (lire en ligne)
  • (de) Andreas von Gail, Deß Keiserlichen CammerGerichts sonderliche Gerichtsbreuche vnnd Rechts Regeln,‎ (lire en ligne)
  • (de) Andreas von Gail, Tractat von Pfändungen, ingleichen auch von Arresten u. Verhaftungen, sonst auch Kummer-Klagen genannt,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f (de) Leonhard Ennen, Roderich von Stintzing: Gail, Andreas von, dans: Allgemeine Deutsche Biographie (ADB). Volume 8, Duncker & Humblot, Leipzig 1878, p. 307-311
  2. a et b (de) Oswald von Gschließe,  Gail(l), Andreas v. dans Neue Deutsche Biographie (NDB), volume 6, Berlin : Duncker & Humblot, 1964, p. 38 f. (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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