Andreï Kourkov

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Andreï Kourkov
en octobre 2022 à la Foire du livre de Francfort
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (62 ans)
Boudogochtch, Oblast de Léningrad, URSS
Nom dans la langue maternelle
Андрей Юрьевич КурковVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Écrivain, traducteur, scénariste de cinéma, editing staff, scénariste, journaliste, professeur d'universitéVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Union nationale des écrivains d’Ukraine
Association ukrainienne des cinéastes (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique
Distinctions
Œuvres principales
Le Jardinier d'Otchakov (d), Le Pingouin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Andreï Iourievitch Kourkov (en russe : Андрей Юрьевич Курков ; en ukrainien : Андрій Юрійович Курков) est un écrivain ukrainien de langue maternelle russe né le à Boudogochtch (ru), oblast de Léningrad[1], RSFSR, URSS.

Biographie[modifier | modifier le code]

Andreï Kourkov vit depuis son enfance à Kiev[1],[2] ; il y a terminé ses études à l'Institut d'État de pédagogie des langues étrangères en 1983.

M. Kourkov en couverture de Culture et Vie en 2016.

Il affirme savoir parler sept langues étrangères[3],[4],[5].

Il a exercé différents métiers comme rédacteur, gardien de prison (à Odessa où il rédige ses premiers récits) et caméraman.

Il préside le PEN Ukraine de 2018[6] à 2022. Depuis 1988, Kourkov est membre du PEN club de Londres.

Il a rédigé une trentaine de scénarios de films et de documentaires[5],[7].

Thèmes[modifier | modifier le code]

Ses romans se caractérisent par un regard acéré et ironique sur la vie dans les sociétés postsoviétiques. On y trouve quantité de situations absconses de la vie quotidienne russe ou ukrainienne qui, déformées à l'extrême, deviennent surréalistes. Cependant, Kourkov pose un regard toujours grave et tendre sur ses personnages.

Il utilise souvent le registre de la fable animalière qui lui permet de dépeindre avec humour la vie politique et sociale des années postsoviétiques[8].

Ses romans ont été traduits en de nombreuses langues, notamment en anglais, français, allemand, néerlandais, espagnol et turc.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

Victor Zolotarev est un journaliste au chômage. Il vit à Kiev avec un pingouin (en fait un manchot) récupéré au moment de la fermeture du zoo. Il retrouve bientôt un emploi de rédacteur de nécrologies, mais curieusement sa spécialité consiste à rédiger à l'avance les nécrologies de gens vivants. L'ennui, c'est que ceux-ci ne le restent jamais très longtemps... À la suite de Victor, on pénètre au cœur de l'Ukraine d'aujourd'hui avec sa mafia, ses troubles et ses étranges animaux domestiques.
  • Le Caméléon (Добрый ангел смерти, 1997), traduit par Christine Zeytounian-Beloüs, éditions Liana Levi, 2001 (ISBN 978-2-867-46262-7)
Un jeune homme trouve un manuscrit de l'une des principales œuvres ukrainiennes étrangement annoté. Cela va le mener vers une tombe, une carte au trésor et jusqu'au désert kazakh.
  • L'Ami du défunt (Милый друг, товарищ покойника, 2001), traduit par Christine Zeytounian-Beloüs, éditions Liana Levi, 2002 (ISBN 978-2-867-46292-4)
Un désespéré embauche un tueur à gages pour le supprimer. Quand il change d'avis, il est trop tard, enfin, en Ukraine, il y a toujours moyen de s'arranger.
  • Les pingouins n'ont jamais froid (Закон улитки, 2002), traduit par Nathalie Amargier, éditions Liana Levi, 2004 (ISBN 978-2-867-46357-0)
Où l'on retrouve Victor Zolotarev à la recherche de son pingouin… L'intrigue se déroule en Tchétchénie.
  • Le Dernier Amour du président (Последняя любовь президента, 2004), traduit par Annie Epelboin, éditions Liana Levi, 2005 (ISBN 978-2-867-46384-6) ; réédition en 2015 (ISBN 978-2-86746-746-2)
En Ukraine, en 2015, un homme devient, presque malgré lui, président de la République. Il livre ses souvenirs et ses réflexions.
  • Laitier de nuit (Ночной молочник, 2007), traduit par Paul Lequesne, Éditions Liana Levi, 2010 (ISBN 978-2-867-46529-1)[10]
  • Surprises de Noël, recueil de nouvelles traduit par Paul Lequesne, éditions Liana Levi, 2010 (ISBN 978-2-867-46557-4)
  • Le Jardinier d'Otchakov (Садовник из Очакова, 2010), traduit par Paul Lequesne, éditions Liana Levi, 2012 (ISBN 978-2-867-46584-0)
  • Truite à la slave (Форель à la нежность, 2011), traduit par Annie Epelboin, éditions Liana Levi, 2013 (ISBN 978-2-867-46671-7)
  • Pourquoi personne ne caresse Petit Hérisson, (Чому ïжачка нiхто не гладить, 2012), traduit par Émilie Maj, illustrations par Tania Goryushina, Borealia, 2019 (ISBN 979-10-93466-45-3)
  • Journal de Maïdan (Дневник Майдана, 2014), traduit par Paul Lequesne, éditions Liana Levi, 2014 (ISBN 978-2-867-46733-2)
  • Le Concert posthume de Jimi Hendrix (Львовская гастроль Джими Хендрикса, 2012), traduit par Paul Lequesne, éditions Liana Levi, 2015 (ISBN 978-2-867-46772-1)
  • Face Nord (photographies de Charles Delcourt), éditions Light Motiv, 2014 (ISBN 978-2-953-79087-0)
  • Vilnius, Paris, Londres, (Шенгенская история, 2016), traduit par Paul Lequesne, éditions Liana Levi, 2018 (ISBN 979-10-34900-55-8)
  • Les Abeilles grises (Серые пчелы, 2018), traduit par Paul Lequesne, éditions Liana Levi, 2022 (ISBN 979-10-34905-10-2)
  • L'Oreille de Kiev (Samson i Nadejda, 2020), traduit par Paul Lequesne, éditions Liana Levi, 2022 (ISBN 979-103-490684-0)
  • Journal d'une invasion, traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Johann Bihr, éditions Noir sur Blanc, 2023 (ISBN 978-2-882-50836-2)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « A life in books : Andrey Kurkov », the Guardian,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. (en) « One Minute With: Andrey Kurkov, novelist », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. Andréï Kourkov, écrivain rebelle : journal télévisé de TV5 Monde du . Consulté le 13 février 2012.
  4. « Entretien avec Andreï Kourkov »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le ), Nabbû, L'Électron-Livre, propos recueillis en 2011 par Salomé Kiner. Consulté le 13 février 2012.
  5. a et b Rencontre avec Andreï Kourkov, le , Rencontres autour du livre, bibliothèque universitaire des langues et civilisations (BULAC), Paris. Consulté le 13 février 2012.
  6. https://pen.org.ua/andriya-kurkova-pereobraly-prezydentom-ukrayinskogo-pen
  7. (de) Andrej Kurkow (Ukraine), « Biographie », sur le site du Internationales Literaturfestival Berlin, 2011, Berlin. Consulté le 13 février 2012.
  8. Andreï Kourkov, L'Express.fr, 1er mars 2005.
  9. (en) « Ukrainian author Andrey Kurkov honored with German award – DW – 11/28/2022 », sur dw.com (consulté le )
  10. Alain Guillemoles, « La folle Ukraine d'Andreï Kourkov », La Croix.com, 27 janvier 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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