Andrée de David-Beauregard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Andrée de David-Beauregard
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 28 ans)
FaugèresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père

Andrée de David-Beauregard, née le à Toulon, et morte à Faugères le , est une résistante française de la Seconde Guerre Mondiale[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Andrée de David-Beauregard est née en 1915 au sein d'une fratrie composée de 6 enfants, issue d'une famille de tradition catholique et royaliste. Elle est la fille de Stanislas de David-Beauregard, officier de marine et de Cécile de Boutiny[1].

Placée en pension religieuse à l’adolescence à Cannes puis à Montpellier, Andrée de David-Beauregard aspire à devenir infirmière. De 1934 à 1937, elle suit les cours de l’école de la Croix-Rouge de Hyères. C'est dans cette ville qu'elle se lie d'amitié avec "Dorothy", la fille d’un expert-comptable de Montpellier. Elles s'installent toute les deux à Paris et fréquentent les artistes de Montparnasse[1].

A Paris, Andrée de David-Beauregard travaille d'abord dans une clinique. Dès les débuts de la guerre, en septembre 1939, elle s’engage dans la Société de secours aux blessés militaires de la Croix-Rouge, puis en février 1940 dans les Sections sanitaires automobiles féminines (la SSAF). En avril 1940, elle est envoyée vers un hôpital du front à Bar-le-Duc. Après la débâcle, Andrée de David-Beauregard choisit de rester à l’hôpital Royallieu près de Compiègne, lieu consacré à l’accueil de prisonniers de guerre, Français et Anglais. Une fois rétablis, les prisonniers sont envoyés en Allemagne pour y travailler. Andrée de David-Beauregard aide certains des prisonniers à s'évader jusqu'à ce que son activité soit repérée. Elle parvient alors à atteindre la zone libre en mars 1941. Elle rejoint son amie "Dorothy" à Marseille et obtient un poste d'infirmière dans une clinique[1].

À la suite de soins prodigués à un parachutiste anglais à la fin de l'année 1943, Andrée de David-Beauregard se retrouve en contact avec un réseau de renseignement britannique, le réseau Carte. Elle participe alors à un travail d’observation du dispositif militaire allemand dans la région de Marseille. Elle est arrêtée en mai 1944 puis libérée faute d’éléments probants[1].

Durant l'été 1944, elle quitte Marseille pour Saint-Affrique. Son emploi dans l'hôpital de la ville lui sert de couverture puisqu'elle consacre l'essentiel de son temps à être agent de liaison pour la Résistance intérieure sur un espace qui s’étend du sud de l’Aveyron à l’ouest héraultais, la région R3-2. Ses pseudonymes sont « Odette » et « Dominique »[1].

Blessée par les Allemands au col de Peytafi, elle meurt des suites de ses blessures à Faugères le 21 août 1944[3].

Distinctions honorifiques et reconnaissances posthumes[modifier | modifier le code]

  • Chevalier de la Légion d’Honneur,
  • Croix de Guerre 1939-1945 avec palme (nomination à titre posthume du 28 novembre 1944),
  • Citation à l’ordre de l’Armée du 4 septembre 1945.

Son nom figure sur l’une des trois stèles sur la route de Bédarieux à Béziers, territoire de Faugères.

L’odonymie honore aussi sa mémoire : une avenue de Hyères (Var) porte le nom d’Andrée de David-Beauregard depuis le 14 février 1945.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thomas RABINO, Le réseau Carte, Histoire d’un réseau de la Résistance antiallemand, antigaulliste, anticommuniste et anti collaborationniste, Paris, éditions Perrin, 2008, 398 p.
  • Christian FONT et Henri MOIZET, Maquis et combats en Aveyron, Toulouse, CRDP Midi-Pyrénées, 1995, 253 p.
  • A.N.A.C.R. .Aveyron, Mémorial du Rouergue en Résistance, Rodez, imprimerie La Ruthénoise, 1991, 120 p.
  • François MOUTEYRES, Dédée, un secret de famille, un destin français, Forcalquier, Éditions Fannyo, 2014, 190 p.
  • Hélène de DAVID-BEAUREGARD Souvenirs de famille, d’Hélène de David-Beauragard, 1970, 230 p.
  • Chantal DE VILLEMAGNE, Stanislas et Cécile, 1880-1960, Textes et Prétextes, 2003, 127 p.
  • Dedée un secret de famille un destin français, Éditions Sillages, Marseille, juillet 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f « DAVID-BEAUREGARD (de) Andrée, [pseudonymes dans la clandestinité : "Dominique", "Odette"] - Maitron », sur fusilles-40-44.maitron.fr (consulté le )
  2. « Bio David Beauregard », sur www.histoire-contemporaine-languedoc-roussillon.com (consulté le )
  3. « Faugères (Hérault), Col de Peytafi, 21 août 1944 - Maitron », sur fusilles-40-44.maitron.fr (consulté le )