Andrée Viollis

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Andrée Viollis
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Andrée Françoise Caroline JacquetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Andrée Françoise Caroline Jacquet[1], dite Andrée Viollis, née le aux Mées, morte le à Paris, est une journaliste et écrivaine française. Figure marquante du journalisme d'information et du grand reportage, militante antifasciste et féministe, elle a été plusieurs fois primée et s’est vue attribuer la Légion d’honneur.

Biographie[modifier | modifier le code]

De nationalité française, elle est née au sein d’une famille bourgeoise cultivée. Après l’obtention de son baccalauréat, elle poursuit des études supérieures en France et en Angleterre et obtient une licence ès-lettres. Elle s’oriente vers le journalisme et fait ses débuts au sein du journal féministe La Fronde de Marguerite Durand où elle découvre le journalisme d’investigation et d’idée. Elle se marie avec Gustave Téry, normalien, agrégé et professeur de philosophie avec qui elle a deux enfants dont Simone Téry. Elle divorce, puis épouse en 1905 Henri d'Ardenne de Tizac, auteur de romans sous le pseudonyme de Jean Viollis, avec qui elle aura deux autres enfants. Avec lui, elle s’investit dans un journalisme littéraire où elle déploie ses talents de critique, chroniqueuse, feuilletoniste et conteuse.

À partir de 1914, elle collabore au journal Le Petit Parisien où elle s’oriente vers le grand reportage et couvre les domaines les plus divers: manifestations sportives, grands procès, interviews politiques, correspondance de guerre. Elle enquête dans l'URSS de 1927 dix ans après la révolution bolchévique, témoigne de la guerre civile afghane en 1929, de la révolte indienne en 1930, accompagne le ministre des Colonies Paul Reynaud en Indochine en 1931, et suit en 1932 le conflit sino-japonais. Pendant le Front populaire, elle s’engage aux côtés des intellectuels antifascistes et codirige avec André Chamson et Jean Guéhenno l’hebdomadaire politico-littéraire Vendredi où elle défend la cause de la République espagnole et des peuples victimes de la Colonisation française.

En 1938, elle entre à la rédaction du quotidien communiste Ce soir dirigé par Louis Aragon et Jean-Richard Bloch.

Proche des milieux intellectuels communistes, elle s’engage dans la Résistance en zone sud pendant la Seconde Guerre mondiale, et met sa plume au service de cet engagement. Elle passe la guerre à Lyon et Dieulefit.

En 1945, Andrée Viollis travaille de nouveau avec Ce soir. Elle collabore également à quelques publications de la mouvance communiste. Elle reprend les grands reportages, ce qui l'amène à voyager en Afrique du Sud.

Elle est enterrée au cimetière du Montparnasse, Division 27, 2e Section, Lot 23, n° 6 Nord. Sa tombe ne porte aucune mention de date de naissance.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Editions originales

  • Criquet, Calmann-Lévy, 1913
  • Lord Northcliffe, B. Grasset, 1919
  • La perdrix dorée, Baudinière coll. "Les Maîtres de la plume", 1925
  • La Vraie Mme de La Fayette, Bloud et Gay, 1926
  • Seule en Russie, de la Baltique à la Caspienne, Gallimard, 1927
  • Alsace et Lorraine au-dessus des passions, V. Attinger coll. "Occident", 1928
  • L'Inde contre les Anglais, Éd. des portiques, 1930
  • Tourmente sur l'Afghanistan, Librairie Valois, coll. "Explorations du monde nouveau", 1930
  • Changhaï et le destin de la Chine, R.-A. Corrêa, coll. "Faits et gestes", 1933 (Introduction de Henri Rohrer)
  • Le Japon et son empire, B. Grasset, coll. "Les Ecrits", 1933
  • Le Japon intime, F. Aubier, coll. "des Documents", 1934
  • Indochine S.O.S (préf. André Malraux), Gallimard, , 252 p. (ASIN B00BJJGASW).
  • Le Conflit sino-japonais, M. Maupoint, 1938 (Conférence du Cercle Descartes donnée dans l'amphithéâtre Descartes à la Sorbonne, le 1er décembre 1938)
  • Notre Tunisie, Gallimard, 1939
  • Le Racisme hitlérien, machine de guerre contre la France, les Éditions de la clandestinité, 1944 (Brochure publiée clandestinement pour la première fois en décembre 1943)
  • Le Secret de la reine Christine, Éditions Agence Gutenberg, coll. "Les Vies illustres romancées", 1944
  • Puycerrampion (avec Jean Viollis), la Bibliothèque française, 1947
  • L'Afrique du Sud, cette inconnue, Hachette, coll. "Choses vues, aventures vécues", 1948

Préface

  • Edgar Roland-Michel, Les Meskines, Imprimerie du Laboureur, 1935

Rééditions

  • Criquet, Gallimard, coll. "Succès", 1934 (1re éd. 1913)
  • Indochine S.O.S., les Éditeurs français réunis, 1949 (1re éd. 1935) (Préface de Francis Jourdain)
  • La Vérité sur la reddition de Minorque, in Ce Soir, février 1939, réédité au sein de: Pons, Francisco, La rendición de la isla de Menorca vista desde el exilio: 9 de febrero de 1939, Équipe d'accueil Littérature et langues, Université de Bretagne occidentale, 1989 (ISBN 2-901737-14-5)
  • Tourmente sur l'Afghanistan, l'Harmattan, 2003 (1re éd. 1930) (Reproduction en fac-similé de la première édition) (ISBN 2-7475-3143-0)

Sources[modifier | modifier le code]

Monographies

Sources numériques

  1. « Les Mées, Registre des naissances, acte n°42 Jacquet Andrée Françoise Carroline », sur Archives des Alpes de Haute-Provence (consulté le 11 août 2018).
  2. Michelle Zancarini-Fournel, « Anne Renoult, Andrée Viollis. Une femme journaliste ; Alice-Anne Jeandel, Andrée Viollis : une femme grand reporter. Une écriture de l’événement, 1927-1939 », Clio,‎ , p. 275-307 (lire en ligne, consulté le 12 août 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]