Andrée Pollier

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Andrée Pollier
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Andrée Pollier est une artiste peintre née le 17 octobre 1916 à Chambéry[1], morte le 10 avril 2009[2] à Saint-Cyr-l'École.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les plus anciens des tableaux d'Andrée Pollier qui soient apparus en public remontent autour de l'année 1945 avec des paysages (Sous-bois, Les Toits rouges...) [3] qui, manifestant un tourment ou une inquiétude au travers d'une matière robuste et de couleurs grises ou sombres, émettent une allusion expressionniste qui les sort de la figuration purement classique.

C'est autour de 1960 que son œuvre bascule de la peinture descriptive vers les compositions imaginaires ou oniriques par quoi elle sera définitivement identifiée: architectures surréalistes, paysages lunaires, purs symboles suggérant des totems, des signes arithmétiques ou des alphabets inédits flottant dans un espace en apesanteur, tout cela constituant des mondes étranges où peuvent se trouver, comme y étant enfermés ou égarés, des pantins monochromes aux formes géométriques. De pures compositions géométriques précisément, comme des superpositions de cercle et de carré ou des alignements de losanges compartimentés en triangles par des effets de camaïeux, renvoient à la fois au constructivisme et au cinétisme.

Vivant à Andrésy (Yvelines), Andrée Pollier connaît sa première exposition parisienne en 1972. Sa région natale lui rend hommage par la Rétrospective que présente le musée savoisien de Chambéry en 1991.

Livres illustrés[modifier | modifier le code]

  • Henri Colombani, Le sablier flambe, poésies, illustrations d'Andrée Pollier. Collections poètes contemporains, Éditions de Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1974.

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Peintures d'Andrée Pollier, galerie Le Soleil dans la tête, Paris, octobre-novembre 1972.
  • Rétrospective Andrée Pollier, musée savoisien, Chambéry, mars-mai 1991.
  • Ventes de l'atelier Andrée Pollier, hôtel Drouot, Paris, par Millon S.V.V. en collaboration avec Bailly-Pommery et Voutier, Paris, les lundi 10 octobre 2011 et lundi 13 février 2012.

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Elle peint de grands formats, souvent agrandis en diptyques ou triptyques, avec une palette assez réduite, des couleurs vives posées en grands à-plats qui définissent des volumes géométriques (architectures ou personnages). » - Dictionnaire Bénézit[6]
  • « ...Œuvres qui dévoilent la métamorphose de la peinture d'Andrée Pollier, des paysages de ses débuts à ses peintures plus intériorisées. Devenues la scène privilégiée de ses propres visions, ses œuvres nous transportent dans une atmosphère onirique proche des tableaux métaphysiques de Giorgio De Chirico. » - Millon SVV, Paris[7]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Collections privées[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Boudaille et Simone Frigerio, Peintures d'Andrée Pollier, Éditions Galerie Le Soleil dans la tête, 1972.
  • Armand Amann et Claude Mollard, Andrée Pollier, Éditions du Musée savoisien, Chambéry, 1991.
  • Édouard Balladur, Bernard Ceysson, Jean Maheu et Philippe Sollers, Carte blanche à l'Association des amis du Centre Georges-Pompidou, Éditions du Centre Georges-Pompidou, Paris, 1997.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.
  • Eric Augsburger, Angela Baltensberger, François Ditesheim, André Évrard, Lucie Girardin-Cestone, Nicole Gonet, Claude Haldimann, Jean-Michel Jaquet, Francis Samuel Jeunet, Nicolle Quellet Soguel, Nicole Schlégl, André Schweizer, Walter Tschopp, Marie-Thérès Vacossin, Mark Wiilams, Donation Jeunet: une collection d'art contemporain, Éditions du Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel, 2003[4].
  • Marie-Jo Bonnet, Les femmes artistes dans les avant-gardes, Odile Jacob, 2006.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les sources divergent sur le lieu de naissance d'Andrée Pollier. Chambéry (source: Bénézit), où l'artiste a été honorée d'une rétrospective-hommage et où elle demeure dans les collections du Musée des beaux-arts, est plus probable qu'Annecy (source: Delarge).
  2. a et b Société Générale, Andrée Pollier dans la collection
  3. Millon S.V.V., Paris, Catalogue de la vente d'atelier Andrée Pollier, hôtel Drouot, Paris, 11 octobre 2011.
  4. a, b et c Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel, La Donation Francis Samuel Jeunet, 2003
  5. Duc-Hanh Luong, Peinture, peinture! Aspects de la collection Jeunet, Institut d'histoire de l'art et de muséologie de l'Université de Neuchâtel, 2005
  6. Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, tome 11 page 109.
  7. Millon SVV, Paris, Andrée Pollier, catalogue de vente, 13 octobre 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]