Andrée Defferre-Aboulker

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Defferre et Aboulker.

Andrée Defferre-Aboulker
Fonctions
Membre de l'Assemblée consultative provisoire
Biographie
Nom de naissance Andrée Aboulker
Date de naissance
Lieu de naissance Alger
Date de décès
Nationalité Française
Conjoint Gaston Defferre, José Aboulker
Profession Médecin
Religion Judaïsme

Andrée Defferre-Aboulker, née en le à Alger et décédée en 1993, est une universitaire et femme politique française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Andrée Aboulker est issue d'une famille de médecins d'Alger[1]. La famille Aboulker comptait parmi les grandes familles israélites algéroises. Elle donna tant des rabbins, dont le grand-rabbin d'Alger Isaac Aboulker, décapité en 1815 sur ordre du Dey, que des médecins, comme le docteur Moïse Aboulker[2], l'un des premiers juifs d'Algérie française à faire ses études de médecine en France, que Clemenceau remercia pour son rôle durant le siège de Paris en 1870, ou encore le professeur Pierre Aboulker, urologue qui a opéré le général de Gaulle[3].

Elle fait elle-même ses études de médecine à Marseille et s'engage aux Jeunesses communistes. Mariée une première fois très jeune avec un fonctionnaire colonial, dont elle divorce[4], elle se remarie le , avec Gaston Defferre, malgré leurs positions politiques divergentes. Elle renonce à s'engager en Espagne dans les rangs républicains et soigne les blessés de la guerre civile à Marseille La guerre, la Résistance et la clandestinité les séparent physiquement. Elle s'engage dans l'action résistante, en Haute-Savoie, puis à Paris.

En novembre 1944, elle est déléguée par les Mouvements unis de la Résistance auquel appartient son réseau France au Combat[5], à l'Assemblée consultative provisoire. Elle est l'une des douze (bientôt seize, à partir de juin 1945) premières femmes à siéger dans une Assemblée parlementaire française. Elle intervient à l'Assemblée notamment sur le budget de l'Instruction publique algérienne qu'elle dénonce pour ses insuffisances à assurer la scolarisation des enfants indigènes algériens[6].

Entre-temps, elle a divorcé, le , de Gaston Defferre.

Elle se remarie ensuite avec son cousin José Aboulker. Avec lui, elle vécut quai de la Tournelle à Paris. En 1947 tous deux adhèrent au Parti communiste français[7]. Docteur en médecine, exerçant en médecine générale et pédiatrie, elle dirige plusieurs dispensaires de municipalités communistes en Région parisienne.

Après leur retraite, Andrée et José Aboulker militent à l'Association médicale franco-palestinienne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Gaston Defferre, par Gérard Unger (*) », Crif - Conseil Représentatif des Institutions Juives de France,‎ (lire en ligne)
  2. « Moïse Aboulker », sur www.memoireafriquedunord.net (consulté le 24 octobre 2018)
  3. (en) « jpderrida: Aboulker , une famille juive algéroise » (consulté le 24 octobre 2018)
  4. Michèle Cointet, Histoire des 16. Les premières femmes parlementaires en France, Fayard, Paris, 2017, p. 83-86
  5. Anne-Marie Gouriou & Rosine Salmon, Annexe du répertoire : Assemblée consultative provisoire (Paris) 1944-1945, Archives nationales, Paris, 2008
  6. Séance de l'ACP le 18 juillet 1945
  7. René Galissot, notice « José Aboulker », Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier international (Maghreb-Algérie)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]