André Vayson de Pradenne

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André Vayson de Pradenne
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André Vayson dit André Vayson de Pradenne est un préhistorien français né le et mort le à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Intéressé par les objets et de leur fonction, il forme depuis son jeune âge une collection d'instruments ethnographiques et préhistoriques. Il visite les sites de la vallée de la Somme où il rencontre Victor Commont. À la mort de celui-ci, en 1918, il en acquiert les riches collections. Ingénieur civil des mines en 1911, il devient professeur à l'École d'anthropologie en 1932 puis est chargé du cours de Préhistoire exotique à l'Institut d'ethnologie en 1936 et est nommé directeur du Laboratoire d'anthropologie préhistorique à l'École des hautes études. Il est président de la Société préhistorique française en 1930.

Ses nombreuses études d'industries lithiques du Paléolithique sont précises et novatrices. Il introduit notamment le terme « biface » qui va remplacer l'expression désuète et inadaptée de « coup-de-poing ». Technologue avant l'heure, il pressent la possibilité d'études tracéologiques. Au moment de son décès, il préparait un ouvrage sur les traces d'usure et les emmanchements de l'outillage préhistorique en s'appuyant sur des exemples ethnographiques.

Il est connu également pour sa prise de position ferme contre l'authenticité des vestiges mis au jour à Glozel. Cette affaire le conduira à rédiger l'un de ses ouvrages majeurs, intitulé Les fraudes en archéologie préhistorique dans lequel il ne parle paradoxalement pas de Glozel, de crainte sans doute d'être poursuivi pour diffamation.

Il s'installe dans le Vaucluse et s'implique dans la vie locale en devenant conseiller municipal puis maire de Murs pendant quatre mandats et conseiller général du canton de Gordes de 1919 à sa mort. Il fait également restaurer à ses frais le château féodal du Barroux, dans le Vaucluse.

André Vayson de Pradenne est décédé accidentellement chez lui du fait d'une intoxication au monoxyde de carbone qui a également emporté son épouse et sa fille. Son hôtel particulier, 8 rue Alfred-de-Vigny à Paris, avait appartenu à François de Curel.

Il était également chevalier de la Légion d'honneur et décoré de la Croix de guerre.

Publications d'André Vayson de Pradenne[modifier | modifier le code]

  • (1920) « La plus ancienne industrie de Saint-Acheul », L'Anthropologie, t. XXX, p. 441-496.
  • (1922) « L'étude des outillages en pierre », L'Anthropologie, XXXII, p. 1-32.
  • (1930) « The Glozel Forgeries », Antiquity, t. IV, p. 201-222.
  • (1932) « La question de la liberté des fouilles archéologiques », Bulletin de la Société Préhistorique Française, t. XXIX, no 2, p. 86-88.
  • (1934) « L'industrie des ateliers à maillets de Murs », Extrait du Compte Rendu de la Xe Session du Congrès Préhistorique de France, 1931, p. 146-179, 18 planches hors texte, photos nb. Monnoyer, 1934, Le Mans.
  • (1935) « Fossil Tradition in Stone Implements », Antiquity, t. IX, p. 74-83.
  • (1935) « The Worldwide expansion of Neolithic culture », Antiquity, t. IX, p. 305-310.
  • (1937) « Les dénominations de l'outillage du Paléolithique inférieur », Revue Anthropologique, t. LX, p. 91-112.
  • (1937) « The use of wood in megalithic structures », Antiquity, t. XI, p. 87-92.
  • (1938) La Préhistoire, Armand Colin, 224 p.
  • (1940) « The early art of northern Europe a review », Antiquity, t. XIV, p. 182-209.
  • (1993) Les fraudes en archéologie préhistorique, J. Millon, (L'Homme des Origines), (1e éd. 1932), 512 p.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Nécrologie - (1939), Bulletin de la Société préhistorique française, t. XXXVI, no 12, p. 478-479.
  • R. Vaufrey - (1941) « A. Vayson de Pradenne (nécrologie) », L'Anthropologie, t. 49 (1939-40), no 6, p. 771-772.
  • S. Renault - (2004) « André Vayson de Pradenne (1888-1939) », Vaucluse préhistorique, Ministère de la Culture et de la Communication, p. 33-34.