André Resampa

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André Resampa (24 juin 1924 à Menabe - 17 mai 1993) est un homme politique malgache.

Biographie[modifier | modifier le code]

Côtier d’origine Sakalava, il passe sa scolarité à Morondava sur la côte Sud-Ouest[1]. Licencié en droit, il s’engage en politique en 1952 aux côtés de Philibert Tsiranana[1]. Il cofonde en 1956 avec ce dernier le Parti social-démocrate (PSD)[1]. En 1959, il participe aux négociations d'indépendance de Madagascar[1].

Occupant les fonctions de ministre de l'Intérieur et de secrétaire-général du PSD[1], il est l’homme fort de l’administration de Philibert Tsiranana, et le leader de la gauche PSD[2]. Il est ainsi le successeur attendu du président, d’autant qu’il devient en 1970 premier vice-président. Mais en 1971, Tsiranana mal conseillé, l’écarte du pouvoir puis le fait arrêter pour atteinte à la « sécurité de l'État », sous prétexte de complot dont il reconnaîtra ultérieurement l’inexistence[3].

Libéré à la suite du mai malgache qui emporte le régime de Tsiranana, il crée l'Union socialiste malgache (USM) qui adhère à l'Internationale socialiste[4]. Puis, après sa réconciliation avec Tsiranana, il fonde le Parti socialiste malgache (par fusion du PSD et de l'USM) en 1974[4]. Accusé d’être impliqué dans le coup d'État avorté de décembre 1974 puis l’assassinat du président Ratsimandrava en février 1975, il bénéficie d’un « non-lieu »[4].

En 1983, il rejoint le VONJY[4], une scission du PSD créée le 2 mars 1973 qui de 1975 à 1992 est une tendance du parti unique Front national pour la défense de la Révolution (FNDR). Il devient alors député à l’Assemblée nationale populaire[4]. Il décède le 17 mai 1993 à (Madagascar) à l'âge de 68 ans.

Postes[modifier | modifier le code]

Références et notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Patrick Rajoelina, Quarante années de la vie politique de Madagascar : 1947-1987, Paris, L'Harmattan,‎ 1988, 176 p. (ISBN 978-2-858-02915-0), p. 141
  2. Patrick Rajoelina. op. cit. p. 35
  3. Charles Cadoux. Philibert Tsiranana. In Encyclopédie Universalis. Édition 2002.
  4. a, b, c, d et e Patrick Rajoelina. op. cit. p. 142