André Petipeti

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André Peti peti
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

André Peti peti Tamata bukanga, né en à Bukanga (district de Kwango, Congo)[1], est un homme politique congolais, décédé le à Kinshasa. Ancien député national et président provisoire de la Chambre des représentants en 1960[2]. Il fut l'un des leaders de l'Union kwangolaise pour l'indépendance et la liberté (LUKA)[3], un parti fondé en à Léopoldville par la Fédération ethnique kwangolaise, dans laquelle les Yaka étaient majoritaires[4]. L'une des figures de proue qui ont marqué la vie politique congolaise au lendemain de l’indépendance, il n'est plus apparu sur la scène politique au cours des quarante dernières années[5]. Il est le pére de Jean-Marie Peti Peti l'actuel gouverneur de la province du Kwango.

Formation et carrière d'infirmier[modifier | modifier le code]

Il fait ses études secondaires à la mission protestante de Sona-Bata, puis il commence ses études en sciences infirmières à Kikwit et obtient son diplôme d'infirmier à l'école AMI à Kinshasa. Il travaille ensuite pendant dix ans à l'hôpital général de cette ville.

Activités politiques[modifier | modifier le code]

En 1956, il est nommé président de la confédération Kwango-Kwilu, qu'il dirige jusqu'en 1957. En 1957, la confédération est scindée en deux parties, et il revient à la tête d'une des fractions, la fédération kwangolaise.

Il mène la lutte pour obtenir des terres à Kinshasa contre l'Alliance des Bakongo (Abako) qui se réclamait propriétaires des petits peuples Yaka[réf. nécessaire]. Ce climat a engendré une lutte qu'il conduit jusqu'àu succès de ses revendications et à l'obtention de terres, qui mène à la création du camp Luka, nom donné à une nouvelle cité destinée à ce peuple. Ce district comprend les communes de Bumbu, Makala, Selembao, Ngaba, une partie de Kintambo, N'jili quartier 13, Kingasani.


En 1959, André Petipeti est élu bourgmestre de la commune de Ngiri-Ngiri à Kinshasa, puis en 1960, il devient député national. Ensemble avec Delvaux MAFUTAKIZOLA, ils construisent le regroupement PNP et alliés deuxième force politique du Pays après le MNC-LUMUMBA. Seul regroupement politique qui se fait élire sur l'ensemble du territoire national. André PETIPETI TAMATA assumera à la suite la fonction du premier président de l'assemblée nationale de la première législature de la République démocratique du Congo. Sa lutte pour conquérir et introduire d'autres ethnies dans la ville de Léopoldville derrière le projet Camps LUKA, lui a valu le refus par KASA-VUBU de le voir figurer au Gouvernement national. Il réussit par son projet Camps LUKA d'établir la communauté Kasaïenne (LUBA) au quartier 13 N'Jili, la communauté Ngala (Equateur) au quartier Kingabwa limeté, la communauté Yaka et autres (Bandundu) Ngaba, Makala, Bumbu, une partie Selembao car celui-ci est partagé avec le Camps Abako. Le projet Camps LUKA consistait à octroyer gratuitement à Léopoldville de parcelle des terres, pour s'y établir, aux communautés autres que les Bakongo.

Il usera de sa qualité de président de la chambre des représentants pour convaincre Lumumba à ne pas conclure d'alliance avec Joseph Kasa-Vubu pour diriger le pays. Patrice Emery LUMUMBA refusera de devenir le Président de la République au profit d'une alliance truquée d'avec KASA-VUBU qui lui coutera sa vie.

Après la destitution de Joseph Kasa-vubu par Patrice Emery LUMUMBA, André PETIPETI TAMATA qui s'opposait à l'alliance de circonstance d'avec Kasa-vubu fut rappelé d'urgence par Patrice Emery LUMUMBA pour intégrer le deuxième Gouvernement LUMUMBA. Malheureusement ce gouvernement ne sera jamais investi. Le chef de l'Etat, KASA-VUBU et le Premier Ministre LUMUMBA furent neutralisés par le Colonel MOBUTU en 1960 en installa le Gouvernement des commissaires généraux.


En 1961, lors de la première rentrée parlementaire après l'arrestation et la mort de LUMUMBA, André PETIPETI TAMATA fera son irruption avec un revolver, il tira de coups de feu pour disperser les députés lors de cette séance. Recherché par la sureté, il va se rendre pour obtenir la libération de ses enfants et membres de famille arrêtés et déportés à Bulambemba. Il s'évade avec l'aide du Général Bumba qui lui sera reconnaissant pour le projet Camps LUKA. Exilé à Brazzaville, André PETIPETI TAMATA crée ensemble avec Antoine Gizenga en 1964, le Parti Lumumbiste Unifié PALU, en réunion des Partis PSA, LUKA etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Conseils communaux de Léopoldville, 1959 ?, p. 33
  2. « Les protestants congolais face aux enjeux des élections : analyse, pistes et perspective », in Revue congolaise de théologie protestante, 2005, nos 18-19, p. 95
  3. Pierre Artigue, « André Peti Peti », in Qui sont les leaders congolais ?, Éditions Europe-Afrique, Bruxelles, 1961, p. 283
  4. Guy Aundu Matsanza, Politique et élites en RD Congo. De l'indépendance à la Troisième République, Éditions Academia, 2015, p. 37
  5. « Matinée politique à la CRD : Christophe Mboso mobilise les Kwangolais autour de son parti et de Joseph Kabila », in Digitalcongo.net, 6 octobre 2009, [lire en ligne]{

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Artigue, « André Peti Peti », in Qui sont les leaders congolais ?, Éditions Europe-Afrique, Bruxelles, 1961, p. 283
  • (en) James Smoot Coleman, Carl Gustav Rosberg, Political Parties and National Integration in Tropical Africa, University of California Press, 1966, p. 590
  • (en) René Lemarchand, Political Awakening in the Belgian Congo, University of California Press, 1964, p. 195 ; 262