André Guillard du Mortier

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André Guillard du Mortier

Blason fam fr Guillard de la Garenne-d'Arcy.svg

André Guillard (ou Guillart), seigneur du Mortier, de L’Epichellière, de L’Isle, d’Assé-Le-Riboulle-au-Maire, né vers 1517, mort le 7 septembre 1579, fut conseiller d'État, maître des requêtes ordinaire de l'hôtel du roi, premier président du Parlement de Bretagne. Il se maria le 7 juillet 1551 à Marie Robertet, dame de Fresnes, petite-fille d'Antoine Le Viste.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Il était le petit-fils de Charles Guillard, président à mortier au Parlement de Paris, et le fils d'André Guillard (v. 1495-1568), seigneur du Mortier et de L'Épichelière, intendant des finances sous Henri II, lui-même frère de Louis Guillard, qui fut successivement évêque de Tournai au siège de Tournai (1519-1524), évêque de Chartres (1525-1553), de Chalon-sur-Saône (1553-1560) et de Senlis (1560-1561).

Son fils Louis Guillard, seigneur de L'Épichelière (mort en 1617), devint protestant, mais son petit-fils Charles Guillard, marquis d'Arcy, revint au catholicisme et fut membre de l'ordre de l'Oratoire. Sa sœur, Isabeau Guillard, fut mariée à René Baillet, seigneur de Sceaux et de Tresmes, président du parlement de Paris dont elle eut André Baillet, Isabeau Baillet mariée à Nicolas Potier, Charlotte Baillet mariée à Louis Potier de Gesvres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il devint maître des requêtes ordinaire de l'hôtel du roi en 1547, sur une charge résignée en sa faveur par son père, qui se fit renommer maître des requêtes en 1549. Il fut désigné comme premier président du Parlement de Bretagne le 1er mars 1557 (1556 « vieux style »), en remplacement de son beau-frère René Baillet, et conserva cette charge jusqu'en 1570. Il siégea au Conseil du roi sous François II et Charles IX. En 1561, il fut envoyé en ambassade à Rome (où il arriva le 6 juin), en prévision de l'ouverture de la troisième session du concile de Trente.

En 1574, il vendit des maisons, rue des Vieilles-Étuves et rue du Four, à Paris, à la reine mère, Catherine de Médicis, qui voulait agrandir son hôtel.

Armoiries[modifier | modifier le code]

De gueules, à deux bourdons de pèlerin d'or, posés en chevron, acc. de trois monts ou montjoyes d'argent.[1]

Devise 
« In fide sta firmiter[1]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, , 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel de Castelnau, Jean Le Laboureur, Les Mémoires de messire Michel de Castelnau, seigneur de Mauvissière, Tome premier, p. 506-507, Bruxells, 1731 Texte
  • Jean-Charles-Léonard Simonde de Sismondi, Histoire des Français, Volume 18, p. 161, Paris, 1834 Texte
  • François Eudes de Mézeray, Henri Philippe de Limiers, Histoire de France depuis Pharamond jusqu'à 1596, continuée jusqu'à 1715 par Limiers, et depuis 1715 jusqu'à 1830 par une société de professeurs d'histoire de l'université de Paris, p. 428-429, 450, 453, Paris, 1839 Texte
  • J. de la Martinière, Le Parlement sous les rois de France. 1491-1544 (Suite et fin), p. 110, Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, Année 1925, no 37-1-2 Persée