André Grabois

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André Grabois était un militant du Parti Communiste du Brésil (PCdoB), né le 3 juillet 1946 à Rio de Janeiro, fils de Maurício Grabois, disparu lui aussi dans l'Araguaia, et d'Alzira da Costa Reys. Son surnom de clandestinité était José Carlos.

Il suivit son enseignement à l'École Municipale Pedro Ernesto et au Lycée Nilo Peçanha, de Niterói. Très jeune, grâce à la proximité de la militance communiste de ses parents, il s'intéressa aux questions politiques.

En 1964, à cause de la répression politique à l'encontre de son père, il fut obligé d'abandonner les études, et, à peine dix-sept ans, de vivre dans la clandestinité.

En 1967, il visita la Chine et l'Albanie, où il suivit plusieurs formations.

Il fut un des premiers à arriver dans la région de l'Araguaia, s'installant dans la localité de Faveira au début de 1968. Son caractère lui a permis de conquérir rapidement la sympathie des habitants de l'endroit et de bien s'intégrer. C'était un amateur de musique populaire, tout particulièrement de samba, qu'il avait appris à jouer sur les morros de Rio de Janeiro. Il était très ému du fait que les enfants de l'Araguaia ne sachent pas ce qu'étaient les jouets.

Il était marié avec Criméia Almeida, dont il eut un fils -João Carlos Grabois- qui naquit en prison et qu'il ne connut jamais.

Il commanda la Colonne A -Helenira Resende (du nom de la guérillera Helenira Rezende de Sousa Nazareth morte au combat auparavant)- jusqu'à sa mort, le 14 octobre 1973, avec João Gualberto Calatroni, Divino Ferreira de Souza et Antônio Alfredo Campos, sur le terrain de ce dernier, sur les bords du rio Fortaleza, dans une embuscade. Les témoins disent que les corps furent enterrés sur le lieu même où ils furent abattus, et qu'un morceau de mâchoire fut trouvé dans ce même champ.

Sources[modifier | modifier le code]