André Debrie

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André Debrie
Logo Debrie1.gif

Logo des Établissements André Debrie.

Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Activité
Caméra Debrie Le Parvo (1928) - Musée des Arts et Métiers.

André Victor Léon Clément Debrie, né le , mort le , fonda les Établissements André Debrie qui fut à part Pathé le principal constructeur de matériel cinématographique professionnel français.

Ce constructeur proposa la perforeuse « Optima », la célèbre caméra le Parvo, du matériel de laboratoire comme la Truca, puis des tireuses, notamment la « Matipo », et des projecteurs 35 mm et au format 16 mm dont le célèbre Debrie MB 15, format très utilisé pour les salles de campagne et dans les établissements scolaires de l’après Seconde Guerre mondiale, lorsque la télévision et le magnétoscope n’existaient pas, ainsi que le Debrie 16[1]. Un projecteur 35 portable était le « Jacky », nom qui découle de la jaquette réfractaire enveloppante le mécanisme.

André Debrie fut propriétaire unique de la firme entre 1920 et 1963.

Succès mondial d’une caméra compacte[modifier | modifier le code]

Il était son père qui lui demanda en 1906 de construire un appareil professionnel léger pour le caméraman anglais Charles Raleigh qui se prépara pour un safari en Afrique. André Debrie, habitué à étudier la littérature, trouva une inspiration auprès la récente caméra professionnelle de Newman & Guardia.

Tôt en 1907 Norman O. Dawn acheta un des tout premiers modèles et l’emmena vers la Californie. Après la demande pour un brevet fût déposée en 1908 Debrie pouvait passer à la vente générale. Jusqu’en 1932 plus de 5000 exemplaires furent vendus. En 1921 d’importantes améliorations furent introduites au Parvo, avant tout les contre-griffes et la mise au point sur dépoli avec le modèle L.

À la base des brevets de Georges-Émile Labrély[2], Debrie présenta au début des années 1920 une caméra à grande vitesse, le Debrie GV. Cet appareil, à entraînement manuel, permettait de filmer jusqu’à 240 images par seconde. Il possédait des contre-griffes des deux côtés de la fenêtre d’impression.

Des centaines de tireuses[modifier | modifier le code]

La machine à tirer les positifs, Matipo, était de construction solide. Elle venait sur le marché en 1913 après le premier appareil NOVA de 1905 dans une dizaine de modèles et pour les formats 35 mm, 32 (deux fois 16), 16 mm. Quelques-unes sont encore en service dans des laboratoires. Il s’agit de la tireuse qui permet le plus économique travail car elle ne demande que deux pieds et un demi de pellicule amorce pour être chargée. Normalement elle marche à la vitesse de 12 images par seconde.

André Debrie - Matipo - 35mm Cine Optical Printer - Kolkata 2012-09-27 1292.JPG


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Debrie 16 professional », sur cineinformation.org, Cine Information (consulté le 15 décembre 2012).
  2. Georges-Émile Labrély, « Brevet FR 523.383 – Perfectionnements apportés aux appareils de prise de vue cinématographiques à grande vitesse », sur cinematographes.free.fr, Office national de la propriété industrielle, (consulté le 16 décembre 2012).

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