André Charlin

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André Charlin
Biographie
Naissance
Décès
Activités

André Charlin (1903-1983) est un ingénieur du son et un inventeur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

André Charlin a travaillé dans plusieurs domaines : le cinéma sonore, le principe stéréophonique, le microsillon, le disque 16 tours, l'ingénierie nautique et surtout le haut-parleur électrostatique.

André Charlin fut le premier à commercialiser en France des disques microsillons stéréophoniques[1].

Recherches sur le son[modifier | modifier le code]

Dans tous ces domaines, il a mené un combat d'avant-garde. Dès 1922, sa philosophie était en place : la technique doit prendre la nature pour modèle, et le respect absolu du son tel qu'il est émis à la source. La plupart des appareils qu'il construit sont le prolongement directif du système auditif humain.

En 1934, avec la sonorisation du film Napoléon d'Abel Gance, André Charlin donne une démonstration du principe de la stéréophonie. En 1948, une salle de cinéma sur quatre sera équipée de matériel Charlin. À peine la technique du magnétophone venait d'apparaître, que déjà André Charlin avait vu les conséquences que cela pouvait avoir sur le disque. L'année suivante, il présente au studio des Champs-Élysées les deux premiers microsillons européens. Depuis, sa première étude a subi de nombreuses modifications, mais sans cesser d'obéir au même principe : « La sensation stéréophonique provient du fait que nos deux oreilles sont séparées par le volume de notre tête. L'effet stéréophonique obtenu dans ces conditions convient essentiellement à nos habitudes et n'a pas besoin, pour nous satisfaire, d'être développé autrement, par des moyens artificiels ». À l'heure actuelle, la disposition des instruments dans l'espace telle qu'André Charlin la préconisait est devenue d'un usage absolument courant dans les studios.

Les nombreux enregistrements qu'il a réalisés sont disponibles en réédition.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Hiraga, « Les chroniques de Jean Hiraga », La nouvelle revue du son, no 141,‎ , p. 122 (ISSN 0397-3190).

Liens externes[modifier | modifier le code]