André Bösiger

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
André Bösiger
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 91 ans)
GenèveVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

André Bösiger, (né le à Perrefitte ; mort à Genève le ) est un syndicaliste anarchiste suisse. Militant de la Ligue d’Action du Bâtiment à Genève, il collabore au Réveil anarchiste et au Centre International de Recherches sur l'Anarchisme (Lausanne).

Biographie[modifier | modifier le code]

Ouvrier du bâtiment, il adhère à la Ligue d'Action du Bâtiment où il se lie d'amitié avec les anarchistes Luigi Bertoni (rédacteur du Réveil Anarchiste) et Lucien Tronchet.

La Ligue d'Action du Bâtiment pratiquait activement le sabotage et l'action directe ainsi que l'aide aux chômeurs expulsés de leurs logements.

Il milite également dans le groupe anarchiste de Genève et participe aux activités de la Libre-Pensée.

Le , il prend part à une manifestation réunissant entre 6000 ou 7000 personnes pour protester contre la tenue d'un meeting fasciste organisé par Georges Oltramare à Genève. La manifestation se termine tragiquement. L'armée suisse, chargée de renforcer la police dans les opérations de « maintien de l'ordre », se met en position de feu et tire sur la foule. Selon le bilan officiel, treize personnes trouvent la mort et 65 autres sont blessées[1]. Melchior Allemann, son meilleur ami, s'effondre mortellement blessé[2].

Condamné pour insoumission à l'armée, il purge une peine de deux ans de prison.

Pendant la guerre d'Espagne, il procure des armes aux compagnons de la CNT et assure la prise en charge d'orphelins[3].

Licencié pour « activité syndicale », il devient braconnier, puis ravitaille lors de la Seconde Guerre mondiale les maquis de la résistance française.

En 1957, il participe à la fondation du Centre International de Recherche sur l'Anarchisme (CIRA) de Genève.

Pendant la Guerre d'Algérie, il héberge des indépendantistes et des insoumis de l'armée française[3],[4].

Le , il perd sa compagne Ruth Bösiger (militante libertaire comme lui).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notices[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Anarchisme en Suisse.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Jeanneret, « Fusillade de Genève » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
  2. Marco Gregori, On a cru que c'était des balles à blanc, Le Courrier, sur lecourrier.ch, 2002
  3. a et b Marco Gregori, André Bösiger, praticien de l'anarchisme, n'est plus, Le Courrier, sur lecourrier.ch, 2005
  4. « Le porteur de valise »