André Aurengo
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André Henri Jean-Marie Aurengo |
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André Aurengo, né le à Neuilly-sur-Seine (Seine) et mort le à Plouha (Côtes-d'Armor), est un médecin hospitalo-universitaire français, spécialiste de médecine nucléaire et de biophysique.
Professeur à l'université Pierre-et-Marie-Curie, il dirige le service de médecine nucléaire du groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière et est élu membre de l'Académie nationale de médecine en 2005 puis de l'Académie des technologies en 2016[1].
Biographie
[modifier | modifier le code]Formation
[modifier | modifier le code]André Aurengo naît le à Neuilly-sur-Seine[2]. Ancien élève de l'École polytechnique (promotion X1967)[3], il est interne des Hôpitaux de Paris (promotion 1976)[4]. Il est docteur ès sciences physiques en 1979[5], docteur en médecine, professeur agrégé de biophysique, puis docteur d'État ès sciences en 1989[6].
Carrière hospitalière et scientifique
[modifier | modifier le code]Spécialiste en imagerie médicale, en pathologie thyroïdienne et en radioprotection, André Aurengo dirige le service de médecine nucléaire du groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière, qui suit l'une des plus importantes cohortes européennes de patients atteints de cancer thyroïdien[7].
À la suite de la catastrophe de Tchernobyl, il prend en charge, au sein de son service, des enfants ukrainiens irradiés.
Activités institutionnelles et enseignement
[modifier | modifier le code]André Aurengo est président du Conseil supérieur d'hygiène publique de France. Il est membre du conseil d'administration d'EDF en tant que représentant de l'État et participe bénévolement à des conseils scientifiques, notamment ceux de Bouygues Telecom et de l'Association française des opérateurs mobiles (Afom).
De 2005 à 2007, il est président de la Société française de radioprotection. Il siège également au Comité d'indemnisation des victimes d'essais nucléaires[8].
Enseignant, il est responsable pendant plusieurs années de la première année de médecine au CHU Pitié-Salpêtrière, où il contribue à la diffusion d’une méthode d’affectation des étudiants inspirée de l'« algorithme de mariages stables » de David Gale et Lloyd Shapley[9].
Décès
[modifier | modifier le code]André Aurengo décède le à Plouha (Côtes-d'Armor)[10].
Controverses
[modifier | modifier le code]André Aurengo participe à plusieurs rapports ministériels portant sur les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl, les risques liés aux techniques d'imagerie médicale et à la téléphonie mobile. Certaines de ses positions font l'objet de critiques de la part d'associations, notamment l'AcroSe[11], qui conteste ses conclusions concernant les retombées de Tchernobyl en France[12].
Sa participation aux conseils scientifiques de groupes industriels et son rôle d'administrateur d'EDF, lui valent d'être accusé de conflits d'intérêts, accusations relayées notamment par Le Parisien en 2008[13] et Le Canard enchaîné en 2009[14]. André Aurengo récuse ces critiques, affirmant avoir déclaré ses fonctions et conteste en retour l'objectivité de certains de ses opposants.
Il est membre du comité de parrainage et du conseil scientifique de l'Association française pour l'information scientifique (AFIS) et de sa revue Science et pseudo-sciences.
Ouvrages
[modifier | modifier le code]- Maurice Tubiana, André Aurengo, Dietrich Averbeck, Académie des sciences (France), Académie nationale de médecine (France), et al, La relation dose-effet et l'estimation des effets cancérogènes des faibles doses de rayonnements ionisants, 2005
- Biophysique, avec Thierry Petitclerc et al., ouvrage de référence pour le premier cycle des études médicales, (4 éditions), Flammarion, 1983-2013
Ressources audiovisuelles
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Principe de précaution et crises sanitaires virtuelles Enregistrement de l’intervention d’André Aurengo lors du colloque international consacré au principe de précaution organisé par l’Académie royale de Belgique, en .
- [vidéo] « Conférence Afis IdF AgroParisTech Nucléaire : enjeux & débats - Enregistrement vidéo de l’intervention d’André Aurengo lors de la 4e rencontre Afis Groupe Paris Île-de-France/AgroParisTech. »,
- Émission "Zone Interdite" du 3 décembre 1995
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Douze nouveaux membres élus à l’Académie des technologies », sur www.academie-technologies.fr (consulté le ).
- ↑ Notice de l'académie nationale de médecine.
- ↑ Annuaire des anciens élèves de l'École polytechnique.
- ↑ Annuaire des anciens internes des hôpitaux de Paris.
- ↑ « CONTRIBUTION A L'OBTENTION ET AU TRAITEMENT DE SPECTRES RAMAN DE FILMS TRES MINCES EN VUE DE L'ETUDE DE L'HEMOCOMPATIBILITE DES POLYMERES ARTIFICIELS / ANDRE AURENGO - Sudoc », sur www.sudoc.fr (consulté le ).
- ↑ « Analyse factorielle des séquences d'images en médecine nucléaire [Texte imprimé] / Andra Aurengo ; [sous la direction de] Robert di Paola - Sudoc », sur www.sudoc.fr (consulté le ).
- ↑ Présentation du service d’oncologie de la Pitié-Salpétrière.
- ↑ https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022744180
- ↑ (fr) «Réforme de la première année des études de santé : mise en place d’un outil pour déterminer les étudiants admis dans chaque filière», Pédagogie Médicale 2012; 13 (1): 65–72 ([1]).
- ↑ « Carnet du jour Le Figaro » (consulté le ).
- ↑ André Aurengo, Rapport sur les conséquences de l’accident de Tchernobyl en France, 18 avril 2006.
- ↑ Sibylle Corblet Aznar, Jean-Claude Autret, « Comment un autocrate, le Pr Aurengo a trahi une démarche participative » 5 mai 2006.
- ↑ M.P. « Une campagne de lobbying intensif » Le Parisien, 21 mars 2008.
- ↑ « Bouygues active ses relais pour sauver ses antennes », Le Canard enchaîné, .
Liens externes
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- Ressources relatives à la recherche :
- Médecin français du XXe siècle
- Médecin français du XXIe siècle
- Membre de l'Académie nationale de médecine
- Membre de l'Académie des technologies
- Médecine nucléaire
- Interne des hôpitaux de Paris
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