André Aurengo

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André Aurengo à la Pitié-Salpêtrière en 2011

André Aurengo (né le à Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine[1]) est un médecin hospitalier universitaire français. Chef du service de médecine nucléaire du groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière (Paris), il enseigne par ailleurs la biophysique à l'université Pierre-et-Marie-Curie. Il a été élu le 22 février 2005 à l’Académie nationale de médecine et le 7 décembre 2016 à l'Académie des technologies[2].

Formation[modifier | modifier le code]

Responsabilités[modifier | modifier le code]

André Aurengo est spécialiste en imagerie médicale, en pathologie thyroïdienne, et des dangers et risques pour l’organisme des rayonnements ionisants.

Le service de médecine nucléaire qu’il dirige à la Pitié-Salpêtrière est spécialisé en pathologie thyroïdienne, et suit une des plus grandes cohortes européennes de patients atteints de cancer thyroïdien[7]. André Aurengo a notamment hébergé chez lui et soigné dans son service des enfants ukrainiens irradiés, victimes de l’accident de Tchernobyl.

André Aurengo est président du Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF).

Il a été membre du conseil d’administration d’EDF (représentant l’État français). Il a participé à titre bénévole au conseil scientifique de Bouygues Telecom et de l’Association française des opérateurs mobiles (Afom).

De 2005 à 2007, André Aurengo est président de la Société française de radioprotection (SFRP).

André Aurengo a été membre du Comité d'indemnisation des victimes d'essais nucléaires [8].

Enseignant, André Aurengo fut également plusieurs années responsable de la première année de médecine au CHU Pitié-Salpêtrière. À ce titre, il eut l'occasion de retrouver l'idée de la méthode d'affectation des étudiants connue par ailleurs sous le nom de « algorithme de mariages stables » proposé par David_Gale et Lloyd Shapley, et le programme qu'il a imaginé s'est répandu dans l'administration de nombreuses facultés de Médecine[9]. Cela est détaillé à l'article algorithme d'affectation de candidats après concours multiples.

Controverses[modifier | modifier le code]

André Aurengo a participé à des recherches et rapports ministériels sur : les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl en France, les dangers et les risques des techniques d’imagerie médicale (échographie, IRM, TEP...), les dangers et risques de la téléphonie mobile. Ses prises de positions sur ces sujets scientifiques et techniques sont attaquées par certaines associations. Ainsi l’Acro se désolidarise de ses conclusions[10] sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl en France[11].

André Aurengo a été membre du conseil scientifique de Bouygues Telecom et administrateur d'EDF, ce qui lui vaut d'être accusé de manquer d'indépendance sur les sujets du risque sanitaire des champs électromagnétiques des lignes à haute tension et des antennes-relais de téléphonie mobile. En effet, Le Parisien en mars 2008[12] puis Le Canard enchaîné en mars 2009[13] ont dénoncé le fait qu'Aurengo avait une « double casquette ». Le docteur Le Ruz, du Criirem, estime que la situation d'André Aurengo constitue unconflit d'intérêts. L'intéressé nie ces accusations, « dans la mesure où il a déclaré cette situation ». Il ajoute : « EDF a souhaité faire appel à un médecin qui avait des connaissances précises sur le sujet. C'est mon cas. Je ne vois pas où est le problème. » Il accuse en retour les experts indépendants de « conflits d'intérêts idéologiques ».

André Aurengo est membre du comité de parrainage et conseil scientifique de l'Association française pour l'information scientifique (AFIS) et de sa revue Science et pseudo-sciences.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Maurice Tubiana, André Aurengo, Dietrich Averbeck, Académie des sciences (France), Académie nationale de médecine (France), et al, La relation dose-effet et l'estimation des effets cancérogènes des faibles doses de rayonnements ionisants, 2005
  • Biophysique, avec Thierry Petitclerc et al., ouvrage de référence pour le premier cycle des études médicales, (4 éditions), Flammarion, 1983-2013

Ressources audiovisuelles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice de l'académie nationale de médecine.
  2. « Douze nouveaux membres élus à l’Académie des technologies », sur www.academie-technologies.fr (consulté le 16 février 2017)
  3. Annuaire des anciens élèves de l’École polytechnique.
  4. Annuaire des anciens internes des hôpitaux de Paris.
  5. « CONTRIBUTION A L'OBTENTION ET AU TRAITEMENT DE SPECTRES RAMAN DE FILMS TRES MINCES EN VUE DE L'ETUDE DE L'HEMOCOMPATIBILITE DES POLYMERES ARTIFICIELS / ANDRE AURENGO - Sudoc », sur www.sudoc.fr (consulté le 2 septembre 2015)
  6. « Analyse factorielle des séquences d'images en médecine nucléaire [Texte imprimé] / Andra Aurengo  ; [sous la direction de] Robert di Paola - Sudoc », sur www.sudoc.fr (consulté le 2 septembre 2015)
  7. Présentation du service d’oncologie de la Pitié-Salpétrière
  8. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022744180
  9. (fr) «Réforme de la première année des études de santé : mise en place d’un outil pour déterminer les étudiants admis dans chaque filière», Pédagogie Médicale 2012; 13 (1): 65–72 ([1]).
  10. André Aurengo, Rapport sur les conséquences de l’accident de Tchernobyl en France, 18 avril 2006
  11. Sibylle Corblet Aznar, Jean-Claude Autret, « Comment un autocrate, le Pr Aurengo a trahi une démarche participative » 5 mai 2006
  12. M.P. « Une campagne de lobbying intensif » Le Parisien, 21 mars 2008
  13. « Bouygues active ses relais pour sauver ses antennes » Le Canard Enchaîné, 11 mars 2009