André (chaussure)

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André

Création 1896
Fondateurs Albert Lévy
Forme juridique Société par actions simplifiée
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Pascal Poulain
Actionnaires Vivarte
Activité Distribution (chaussures)
Effectif 848 en 2015
SIREN 413 156 969
Site web http://www.andre.fr/

Chiffre d’affaires en diminution 101 675 200 € (2016)
113 608 600 € (2015)
Résultat net -20 668 100 € (2016)

Les Chaussures André est un groupe français de fabrication et de vente de chaussures.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1896, Albert Lévy rachète la Manufacture Nancéienne de Chaussures et se lance dans la fabrication de chaussures bon marché. Comprenant que la confection artisanale de chaussure doit passer à un stade industriel pour accéder à un marché de masse, il veut créer dans ce but des points de vente[1].

En 1903, Albert s'associe à Jérôme Lévy (un homonyme). Ils ouvrent des magasins à Paris, sous l'enseigne « Mathieu » avec comme concept des prix bas, un vaste assortiment de produits à marge réduite. Le rachat de deux boutiques « André », situées boulevard Barbès et avenue de Saint-Ouen, amène l'entreprise à adopter ce nouveau nom d'enseigne pour l'étendre à l'ensemble des succursales et des franchisés de l'entreprise. Le succès est au rendez-vous avec 12 magasins ouverts dans les centres-villes en 1906, 57 en 1914 (vendant alors 500 000 paires), dont la moitié sont parisiens, 135 en 1935[réf. nécessaire].

Dès 1932, l'entreprise entame une longue coopération avec l'agence Publicis, et le publicitaire Marcel Bleustein lui trouve son premier slogan : « André, le chausseur sachant chausser ».

Sous l'Occupation, dans le cadre de la spoliation des Juifs de France, l'entreprise est « aryanisée »[2] et produit 140 000 paires de chaussures entre le 1er décembre 1941 et le 31 mars 1942, pour répondre aux commandes allemandes[3].

En 1960, la présidence du groupe est prise par Jean-Louis Descours, qui travaillait dans l'entreprise depuis une dizaine d'années ; il développe considérablement l'entreprise, par croissance interne et création des « halles aux chaussures » et « halles aux vêtements » avant d'en être écarté en 1990 par un actionnaire majoritaire.

Dans les années 1990, le groupe André possède l'entreprise Adolphe Lafont mais accuse des déficits chroniques[4].

Magasin André au centre commercial Ulis 2.

En 2001, le groupe André, qui ne totalise plus que 230 magasins[5], change de nom et devient Vivarte. Le PDG de Vivarte, Georges Plassat, tente de relancer la croissance de cette enseigne discount concurrencée par ÉRAM ou Bata, mais son nouveau PDG en 2013, Lionel Giraud, choisit une nouvelle stratégie en repositionnant la marque sur un marché plus haut de gamme[6]. Seront les symboles de cette mue les campagnes de street marketing[7], un nouveau concept de magasin (mobilier en wengé, disparition des boîtes à chaussures), des collections plus ouvertes aux hommes (qui ne représentent que 15 % de sa clientèle) et aux accessoires de maroquinerie, un nouveau logo et une nouvelle signature publicitaire « André, souliers de mode depuis 1900 »[8].

En 2016, André compte 196 établissements actifs[9] et reste lourdement déficitaire[10]. Malgré ses dettes alourdissantes, le groupe Vivarte dément l'information de sa séparation de la marque André[11]. Le 24 janvier 2017, alors que de nouveaux emplois pourraient être menacés par la restructuration de Vivarte, la mise en vente d'André est annoncée[12]. En janvier 2018, la reprise de la société par Spartoo est annoncée ; cette société conserverait la totalité des effectifs et l'ensemble des magasins (sauf un)[13].

Article détaillé : Vivarte.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire d'André.
  2. Antoine Prost et Rémi Skoutelsky, Aryanisation économique et restitution : Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France présidée par Jean Mattéoli, La Documentation française, (ISBN 2-11-004563-9, lire en ligne [PDF]).
  3. Annie Lacroix-Riz (préf. Alexandre Jardin), Industriels et banquiers français sous l'occupation, Armand Colin, (ISBN 978-2-200-27776-5), « L'ère de gloire des commandes allemandes, 1941-1944 », p. 202.
  4. Stéphanie Polette, « Lafont Kwintet France. Pro des vêtements de la tête aux pieds », sur lejournaldesentreprises.com, (consulté le 22 novembre 2013).
  5. Essentiellement en France plus une quinzaine en Tunisie, Maroc et DOM-TOM.
  6. « Un nouveau patron pour André », sur Libre Service Actualités, .
  7. « André fait son street marketing », sur Libre Service Actualités, .
  8. Jean-Noël Caussil, « André organise sa mutation », sur Libre Service Actualités, .
  9. « ANDRE (PARIS 19) Chiffre d'affaires, résultat, bilans sur SOCIETE.COM - 413156969 », sur www.societe.com (consulté le 20 mai 2016).
  10. « Stéphane Maquaire sauvera-t-il Vivarte ? », sur lsa-conso.fr (consulté le 20 mai 2016).
  11. « Vivarte : les trois raisons du naufrage du géant français de l'habillement », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  12. « Le groupe Vivarte met en vente le chausseur André », sur Le Monde,
  13. « Le site de vente en ligne Spartoo rachète André », sur Le Monde,

Source[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]