And did those feet in ancient time

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And did those feet in ancient time
Milton preface.jpg
La préface de "Milton", telle qu'elle apparaissait dans la propre version illuminée de Blake
Informations générales
Titre
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And did those feet in ancient time est un poème de William Blake, issu de la préface de Milton (en), et connu de nos jours sous le titre Jerusalem. Ce second titre provient de son adaptation en hymne par Hubert Parry. Il est devenu l'un des plus fameux airs patriotiques anglais, avec Rule, Britannia! et Land of Hope and Glory. Ensemble, ce sont les trois chants qui sont entonnés par l'assistance lors de la « Last Night of the Proms » et, en certaines occasions, font quasiment office d'hymne national de l'Angleterre, ce pays n'ayant pas d'hymne officiel.

Le texte[modifier | modifier le code]

Paroles[modifier | modifier le code]

Paroles en anglais[1] Traduction en français

And did those feet in ancient times
Walk upon England’s mountains green?
And was the Holy Lamb of God
On England’s pleasant pastures seen?

And did the Countenance Divine
Shine forth upon our clouded hills?
And was Jerusalem builded here
Among those dark Satanic Mills?

Bring me my Bow of burning gold;
Bring me my Arrows of desire;
Bring me my Spear; O clouds unfold!
Bring me my Chariot of fire!

I will not cease from Mental Fight,
Nor shall my Sword sleep in my hand,
Till we have built Jerusalem
In England’s green and pleasant Land.

Dans les temps anciens, ces pieds ont-ils
Foulé les vertes montagnes d'Angleterre ?
Et le saint Agneau de Dieu a-t-il été
Vu sur les prairies agréables de l'Angleterre ?

Et la Face Divine a-t-elle
Brillé sur nos collines couvertes de nuages ?
Et Jérusalem a-t-elle été bâtie ici
Parmi ces usines sombres et sataniques ?

Apportez-moi mon arc d'or flamboyant ;
Apportez-moi mes flèches de désir ;
Apportez-moi ma lance ; O nuées déployées !
Apportez-moi mon chariot de feu !

Je ne cesserai jamais mon combat intérieur,
Et jamais mon épée ne dormira dans ma main,
Jusqu'à ce que nous ayons bâti Jérusalem
Sur les terres vertes et plaisantes d'Angleterre.

Explications[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une référence à une visite qu'aurait faite, selon un récit apocryphe, Jésus, accompagné de Saint Joseph d'Arimathie, à Glastonbury, en Grande-Bretagne. Le « chariot of fire » (chariot de feu) auquel il est fait allusion est une référence biblique à la montée au ciel du prophète Élie (2 Rois 2:11).

L'hymne Jerusalem dans la culture[modifier | modifier le code]

Jerusalem
Jérusalem
Genre Hymne religieux
Musique Hubert Parry
Texte William Blake
(1804 (en))
Langue originale Anglais
Effectif
Durée approximative 2:45
Dates de composition
Fichier audio
Jerusalem (instrumental)
Éxecution à l'orgue

Enregistrements[modifier | modifier le code]

Cet hymne est souvent chanté dans les stades. De plus il a été repris de nombreuses fois. Nous pouvons citer :

Utilisation dans des films[modifier | modifier le code]

  • La phrase « Bring me my chariot of fire » a inspiré le titre du film Les Chariots de feu[2]. Une chorale chante Jerusalem à la fin du film et une version apparaît dans la bande originale de ce film, chantée par les Ambrosian Singers superposée partiellement à une composition de Vangelis. Le titre du film devait être initialement Running jusqu'à ce que le scénariste vit une émission télévisée, Songs of Praise, incluant l'hymne, et décida de changer le titre du film[2].
  • L'hymne figure dans le film Quatre mariages et un enterrement, chanté par l'assistance lors du premier mariage.
  • L'hymne est utilisé aussi dans La Solitude du coureur de fond.
  • L'hymne est chanté en chœur lors de la messe dans le film L'homme qui venait d'ailleurs (1976).
  • Dans le film Calendar Girls, les membres du Women's Institute chantent Jerusalem à chacune de leurs réunions.
  • Dans la série télévisée britannique The Casual Vacancy, les habitants de Pagford chantent Jerusalem lors de l'enterrement de Barry Fairbrother.

Utilisation dans la musique[modifier | modifier le code]

Parodies[modifier | modifier le code]

  • Les Monty Python ont repris et parodié cet hymne à plusieurs reprises. On l'entend par exemple transformé en « And did those teeth in ancient times ». Mais surtout, dans le « sketch des matelas », il y a un vendeur de matelas dans un grand magasin en présence duquel il ne faut jamais prononcer le mot « matelas » (il faut dire « niche de chien » à la place — sauf qu'il ne comprend pas), sinon il se met un sac papier sur la tête et la seule façon de le faire revenir à son état normal est de se mettre dans une boîte en carton et chanter Jerusalem
  • L'émission satirique Spitting Image l'a également détourné (saison 4, épisode 3), chanté par des membres importants du Parti conservateur, alors au pouvoir, dont Margaret Thatcher, et censé symboliser leur politique.

Divers[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Préface de Milton, sur Wikisource.
  2. a et b (en) IMDB trivia - Origin of title - Accessed 11 Aug 2008
  3. « Mark Stewart And The Maffia – Jerusalem », sur discogs.com (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]