Andé

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Andé
Andé
Le moulin d'Andé Logo monument historique Inscrit MH (1995, 2008)
Logo monument historique Classé MH (1995).
Blason de Andé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Intercommunalité Communauté d'agglomération Seine-Eure
Maire
Mandat
Jean-Marc Moglia
2020-2026
Code postal 27430
Code commune 27015
Démographie
Gentilé Andéen
Population
municipale
1 302 hab. (2018 en augmentation de 12,05 % par rapport à 2013)
Densité 245 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 59″ nord, 1° 14′ 36″ est
Altitude Min. 7 m
Max. 48 m
Superficie 5,31 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Louviers
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Louviers
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel

Andé est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Ses habitants sont les Andéens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Andé est située sur la rive droite de la Seine, à mi-chemin entre Paris et Le Havre et à mi-chemin entre Rouen et Évreux. Elle est également proche d'une forêt qui porte son nom.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est riveraine de la Seine.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Andé est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Louviers, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 44 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (48,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (45,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (42,7 %), zones urbanisées (20,3 %), forêts (20,1 %), eaux continentales[Note 3] (11,1 %), prairies (5,8 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est nommé Andiacom et Andiacum dans une charte de Charlemagne et dans des chartes de Louis le Débonnaire au IXe siècle, Andet vers 1136. En 1207, dans la charte du monastère des Deux-Amants, le nom est écrit Andéicum. Dans les siècles suivants, les documents sont plus nombreux, mais la graphie reste variable. Ainsi, Notre-Dame d'Andé est cité en 1419 dans une pièce conservée aux Archives nationales alors que l'on trouve Endé en 1513 et plusieurs fois Andey au XVIIIe siècle.[réf. nécessaire]

Andé est vraisemblablement une formation toponymique gauloise contenant l'élément And- (également ande-, ando-), particule intensive que l'on retrouve fréquemment dans les noms de lieux celtiques[9],[10] (cf. notamment Anderitum, Ambenay, etc.) suivi des suffixes *-āko de localisation, ou -ate[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Certainement peuplé de laboureurs, de pêcheurs et d'artisans gaulois vivant dans des cabanes, Andé s'est peu à peu transformé en village de maisons à charpente de chêne et aux toits de paille, jusqu'à ce qu'apparaissent la pierre calcaire, la brique, la tuile et l'ardoise.

Les occupations des habitants restaient à peu près les mêmes car de la rue principale partent des sentes (qui existent toujours), qui d'un côté descendent vers la Seine, et de l'autre côté conduisent dans les champs dans lesquels on pratiquait certainement les cultures du blé et du seigle pour le pain, de l'avoine et de l'orge pour le bétail. La partie des terres de culture la plus proche des maisons était couverte de jardins et de vignes. Sur un plan de 1752, une partie de la route principale s'appelait d'ailleurs le sentier traversant les vignes.

Comme dans toute la vallée de la Seine, il y avait aussi beaucoup de pommiers (en 1870, 1 600 pommiers à cidre), pruniers et des champs entiers de cerisiers. La présence d'artisans vanniers s'explique par le commerce de fruits avec les villes voisines, notamment Louviers et Rouen.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947   Nicaise    
mars 2001 En cours Jean-Marc Moglia DVD Cadre supérieur

Démographie[modifier | modifier le code]

Le village aurait compté environ 140 habitants au XIIIe siècle.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2018, la commune comptait 1 302 habitants[Note 4], en augmentation de 12,05 % par rapport à 2013 (Eure : +0,83 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
378364367418435434434445431
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
418420445435442421416404412
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
391406410410387392367344320
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
3354055996679669961 0431 0501 057
2013 2018 - - - - - - -
1 1621 302-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le moulin d'Andé.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune d'Andé compte un édifice inscrit et classé au titre des monuments historiques :

Plusieurs autres édifices sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel :

La croix hosannière.
  • L'église Notre-Dame (XIIIe, XVIe, XVIIe et XIXe)[18]. Le diocèse catholique d'Évreux en est l'affectataire par l'intermédiaire de la paroisse "Père Laval - Louviers - Boucle de Seine" qui dessert cette église. Seul le soubassement de l'édifice mentionnée en 1207 subsiste. La charpente de la nef est en partie du XVIe siècle. L'ensemble est repris entre 1676 et 1689. Enfin, la sacristie a été ajoutée au XIXe siècle. La pièce maîtresse, une vierge de pierre tenant de la main gauche une grosse grappe de raisin, qui se trouve à l'entrée du chœur, remonte à la fin du XVe siècle ;
  • une croix hosannière (probablement du XVIe siècle). Cette croix se trouve dans le cimetière de l'église Notre-Dame[19] ;
  • un château du XVIIe siècle[20]. L'un des plus vieux seigneurs connus possédant le fief d'Andé est, au début du XIIIe siècle, Roger de Roncherolles[18]. Un manoir existait à cet emplacement au XVIe siècle. Il a été remplacé par le château actuel, dans la deuxième moitié du XVIIe siècle. les bâtiments de la ferme ont peut-être été reconstruits à cette même époque ;
  • un manoir des XVIIe et XVIIIe siècles au lieu-dit le Mesnil[21]. Le logis a été largement repris au XVIIIe siècle. Seule une partie du XVIIe siècle (datation sans certitude) a été conservée. Les autres bâtiments (grange et colombier), qui figurent sur le cadastre de 1823, ont disparu ;
  • une demeure du XXe siècle[22].

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Andé dans les arts[modifier | modifier le code]

Andé est citée dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages[26].

Une association culturelle y est fondée par Maurice Pons en 1962 ; Georges Perec y écrira La Disparition en 1965, François Truffaut y tournera une partie de Jules et Jim.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Andé Blason
D'or à trois besants de gueules rangés en fasce, surmonté d'un soleil du même et soutenus de trois trangles d'azur engrelées en chef et cannelées en pointe[28].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes » activée ».
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 mai 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 12 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3) (OCLC 9675154). p. 52.
  10. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Éditions Errance (2003). p. 45 -46.
  11. François de Beaurepaire, op. cit.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. « Moulin d'Andé », notice no PA00135535, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. France Poulain, « Le dire de l'architecte des bâtiments de France : Le Label XXe dans l'Eure », Connaissance, Service Territorial de l'Architecture et du Patrimoine de l'Eure (DRAC Haute-Normandie), no 119,‎ (lire en ligne [PDF]).
  18. a et b « Église paroissiale Notre-Dame », notice no IA00019367, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Croix de cimetière (Croix Hosannière) », notice no IA00019368, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Château », notice no IA00019370, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Manoir », notice no IA00019371, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Demeure », notice no IA00019372, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Le moulin d'Andé », sur Carmen - L'application cartographique au service des données environnementales (consulté le 4 août 2018).
  24. « L'église, le château d'Andé », sur Carmen - L'application cartographique au service des données environnementales (consulté le 4 août 2018).
  25. « Les Falaises de l'Andelle et de la Seine », sur Carmen - L'application cartographique au service des données environnementales (consulté le 7 juillet 2017).
  26. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375
  27. lefigaro.fr, « Décès de l'écrivain Maurice Pons à 91 ans », sur Le Figaro (consulté le 7 avril 2016).
  28. Armorial de France