Anciens indicatifs téléphoniques à Paris

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Texte en italiquePendant plus d'un demi-siècle, de 1912 à 1963, le préfixe des numéros de téléphone de Paris et d'une grande partie de sa banlieue - appelé indicatif littéral - correspond aux trois premières lettres (techniquement traduites en chiffres à partir de 1928) d'un nom de lieu ou de personne. Suivis de deux groupes de deux chiffres, les indicatifs téléphoniques induisent une combinaison alphanumérique qui imprègnera la mémoire collective parisienne (telle l'horloge parlante, à Odéon 84.00). Mais étroitement liés à la toponymie, ils en reflètent aussi les disparités sociales : des abonnés de Princesse et de Villette n'appartiennent pas au même milieu… En dépit d'aménagements successifs, la numérotation téléphonique actuelle porte encore la trace des indicatifs littéraux - témoins d'une époque révolue[1].

Les origines[modifier | modifier le code]

Lettres-indices (1879)[modifier | modifier le code]

À Paris, le téléphone apparaît le 30 septembre 1879[2]. Son développement rapide nécessite, dès la fin du XIXe siècle, la création d'une douzaine de centraux téléphoniques. Chaque abonné est rattaché à un bureau, primitivement désigné par une lettre de l'alphabet allant de A à O, dite lettre-indice (le J et le N ne sont pas attribués, probablement pour éviter toute confusion, auditive ou visuelle, avec le I et le M). Les bureaux téléphoniques reçoivent assez tôt - quoique officieusement - un nom représentatif correspondant à leur emplacement ou au quartier qu'ils desservent. L'ordre alphabétique parcourt Paris en sens elliptique : partant du centre, il balaie la rive droite d'ouest en est, puis la rive gauche dans le sens inverse, pour revenir au centre :

  • Avenue de l'Opéra, 27 (bureau A) ;
  • Avenue de Wagram, 62 ; primitivement Rue de Logelbach, 4 (bureau B) :
  • Quai de Seine, 2 ; primitivement Boulevard de la Villette, 204 (bureau C) ;
  • Place de la République, 10 (bureau D) ;
  • Rue de Lyon, 24 et 26 (bureau E) ;
  • Avenue des Gobelins, 20 (bureau F) ;
  • Boulevard Saint-Germain, 183 (bureau G) ;
  • Rue Lecourbe, 123 (bureau H) ;
  • Rue de Passy, 80 (bureau I) ;
  • Rue Gutenberg (poste central ouvert en 1894 ; bureau K) ;
  • Rue Lafayette, 42 (bureau L) ;
  • Rue Étienne Marcel, 25 (bureau M) ;
  • Rue d'Anjou, 65 (primitivement Rue d'Anjou-Saint-Honoré ; bureau O).

Numéros de série (1896)[modifier | modifier le code]

En 1896, les 13 lettres-indices[3] sont remplacées par des numéros de série à 3 chiffres (100 à 900)[4]. Une carte du réseau téléphonique de Paris, insérée dans les annuaires de 1906 et 1907, met en évidence un découpage en 7 circonscriptions, dotées chacune d'un poste (ou bureau) central relié à tous les autres (le bureau Gutenberg recevant, en outre, les lignes interurbaines de longue distance).

Réseau téléphonique de Paris en 1906 - Collection de la Bibliothèque historique des Postes et des Télécommunications (BHPT).

Comme pour les anciennes lettres, la distribution se fait en colimaçon et commence au centre ; mais elle va en sens inverse - d'est en ouest sur la rive droite, puis à rebours sur la rive gauche (à partir de Saxe), pour revenir rive droite (avec Roquette) et finir au centre (quand la série 1000 sera ultérieurement mise en service au central Gutenberg). Les centraux portent le nom de la voie où ils se situent (seuls les bureaux Gutenberg et Passy conservent leur nom primitif) :

  • Gutenberg (séries 100, 200 et 300 et 1000 ; ex bureaux A, K, L, M et O) ;
  • Chaudron (série 400 ; ex bureaux C et D) ;
  • Desrenaudes (série 500 ; ex bureau B) ;
  • Passy (série 600 ; ex bureau I) ;
  • Saxe (série 700 ; ex bureaux G et H) ;
  • Port-Royal (série 800 ; ex bureau F) ;
  • Roquette (série 900 ; ex bureau E).

À l'origine, l'abonné n'est identifié que par son nom de famille (complété éventuellement de son prénom et de sa profession), son adresse et son bureau de rattachement. En 1896, chaque abonné reçoit un numéro à 5 chiffres (les 3 chiffres de la série + 2 chiffres équivalant à un numéro d'ordre) ; en 1910, on atteint les 6 chiffres avec la série 1000 (4 + 2). Le procédé consistant à numéroter des personnes est jugé cavalier… Pour autant, une numérotation exclusivement chiffrée n'est pas dans l'air du temps : on craint (à tort, comme le montrera l'exemple berlinois) que le public ne puisse retenir une trop longue série de chiffres. En outre, à une époque encore fortement marquée par les distinctions sociales, sans doute paraît-il nécessaire de ne pas s'affranchir d'une toponymie parisienne révélatrice de sa population.

Les bureaux téléphoniques fonctionnent de 7 heures à 19 heures. Une armée d'opératrices (les célèbres demoiselles du téléphone), assises côte-à-côte devant un buffet aussi long que haut (le multiple), reçoivent les communications et établissent les liaisons[5] à une cadence ininterrompue, sous le regard d'un surveillant.

Indicatifs manuels (1912)[modifier | modifier le code]

À partir du 1er octobre 1912, le numéro de téléphone devient le nom du central de rattachement suivi de deux groupes de deux chiffres (ou, plus rarement, d'un chiffre suivi de deux autres)[6]. Dès lors, on peut contacter un abonné (à condition qu'il dépende de son propre bureau) en ne composant que ses quatre (ou trois) chiffres, sans passer par la téléphoniste : ce sont les prémices de l'automatique.

Les 13 centraux s'appellent alors :

  • Archives (ex série 1000) ;
  • Bergère (nouvelle circonscription) ;
  • Central (ex série 200) ;
  • Gobelins (ex Port-Royal ; ex série 800) ;
  • Gutenberg (ex série 100) ;
  • Louvre (ex série 300) ;
  • Marcadet (nouvelle circonscription) ;
  • Nord (ex Chaudron ; ex série 400) ;
  • Passy (ex série 600) ;
  • Roquette (ex série 900) ;
  • Saxe (ex série 700) ;
  • Trudaine (nouvelle circonscription) ;
  • Wagram (ex Desrenaudes  ; ex série 500).

En avril 1928, six mois avant la mise en service de l'automatique, 31 centraux (contre 17 en 1921) desservent Paris :

  • Anjou ;
  • Archives ;
  • Auteuil ;
  • Botzaris ;
  • Carnot ;
  • Central ;
  • Combat ;
  • Danton ;
  • Diderot ;
  • Élysées[7] ;
  • Galvani ;
  • Gobelins ;
  • Gutenberg ;
  • Invalides ;
  • Kléber ;
  • Laborde ;
  • Littré (ex Fleurus) ;
  • Louvre ;
  • Marcadet ;
  • Ménilmontant ;
  • Nord ;
  • Opéra ;
  • Passy ;
  • Provence (ex Bergère) ;
  • Richelieu ;
  • Roquette ;
  • Ségur (ex Saxe) ;
  • Trudaine ;
  • Turbigo ;
  • Vaugirard ;
  • Wagram.

Trois centraux ont changé de nom :

  • Bergère (en service de 1912 à 1926 - devenu Provence) ;
  • Fleurus (en service de 1914 à 1927 - devenu Littré) ;
  • Saxe (en service de 1912 à 1923 - devenu Ségur).

Fleurus se prêtait à une abréviation de quatre lettres plutôt que de trois. L'abandon de Saxe s'explique aisément par une germanophobie exacerbée après la Première Guerre mondiale. Mais la suppresion de Bergère se justifie mal.

Indicatifs automatiques (1928)[modifier | modifier le code]

Le 22 septembre 1928, les abonnés du central Carnot peuvent joindre, par l'automatique, n'importe quel correspondant parisien en composant son numéro de téléphone, soit un préfixe formé des trois premières lettres du nom du central (appelé indicatif littéral) suivi de quatre chiffres (2 + 2). L'opératrice n'est plus sollicitée que pour obtenir la province (interurbain, régional) ou l'étranger (international).

Ancien téléphone à disque rotatif.

Le cadran du téléphone des nouveaux appareils comporte, sur le modèle de celui du Royaume-Uni, l'alphabet complet (sauf le Z) superposé aux chiffres, imprimé sur un disque rotatif (dit système Rotary). Le 1 étant réservé aux services, les lettres sont distribuées par groupes de trois pour la plupart, selon la répartition suivante :

  • 2 = ABC ;
  • 3 = DEF ;
  • 4 = GHI ;
  • 5 = JKL ;
  • 6 = MN ;
  • 7 = PRS ;
  • 8 = TUV ;
  • 9 = WXY ;
  • 0 = OQ.
Annuaire téléphonique de Paris - 1931. Publicité pour le téléphone automatique. Collection de la Bibliothèque historique des Postes et des Télécommunications (BHPT).

À l'initiale, cinq lettres ne seront jamais utilisées (H, Q, U, X et Y) ; trois resteront sous-employées (J à Jasmin et Jussieu ; K à Kellermann et Kléber ; W à Wagram).

L'automatisation du réseau parisien intra-muros prend 10 ans. Quasiment terminée en 1935, elle s'achève à Central en 1938[8].

Dès 1929, on prend l'habitude d'écrire les numéros de téléphone en faisant ressortir les trois premières lettres de l'indicatif soit en majuscules (le reste étant laissé en minuscules), soit en lettres grasses (et la suite en maigre) : par exemple BALzac 00.01 ou Balzac 00.01. À partir du milieu des années 1940, pour soulager la tâche des imprimeurs et typographes, on n'indique plus que les trois premières lettres (suivies, au début, d'un point indiquant l'abréviation) en capitales d'imprimerie (BAL 00.01). Cette formulation présente l'avantage de correspondre exactement à la combinaison composée sur le cadran.

Au fil des ans, certaines appellations disparaissent :

  • Bac (en service de 1944 à 1946 - devenu Babylone) ;
  • Caumartin (en service de 1933 à 1937) ;
  • Copernic (en service de 1947 à 1954) ;
  • Glacière (en service de 1932 à 1937) ;
  • Médéric (en service de 1948 à 1950 - un record de brièveté !) ;
  • Sébastopol (en service de 1957 à 1961).

Parmi les indicatifs planifiés pour les années 1934-1935, trois projets n'aboutiront pas :

  • Lorette ;
  • Madeleine ;
  • Niel.

Nom d'une rue du 7e arrondissement, Bac - déjà desservi par sa monosyllabie, comme le non-retenu Niel - évoquait imparfaitement le 6e arrondissement, erreur que corrigera Babylone. La disparition de Caumartin se justifie sans doute par une méconnaissance orthographique ayant entraîné la composition abusive de Combat. Pour la même raison, Lorette risquait d'être formulé LAU. Médéric est victime de la rime avec son aîné Copernic, qui disparaîtra à son tour quelques années plus tard, la confusion s'étant probablement installée...

Par contre, on comprend mal l'abandon d'indicatifs aussi satisfaisants que Glacière ou Sébastopol, voire d'un projet aussi viable que Madeleine (peut-être victime de sa connotation confessionnelle).

Les centraux téléphoniques abritent des installations volumineuses (les travaux d'extension se succéderont régulièrement, par surélévation notamment), aux mécanismes complexes mais sensibles ayant tendance à la surchauffe. Ils offrent presque toujours l'aspect imposant de forteresses en béton et en briques. Mais certains architectes y saissent l'occasion d'expérimenter des techniques nouvelles et de déployer leur créativité en inventant une esthétique inédite, voire révolutionnaire. René Binet (au central Gutenberg), Paul Guadet (au central Auteuil), Georges Labro (au central Ornano) et François Le Cœur (au central Bergère, devenu Provence) signent ainsi des chefs-d'œuvre de l'art industriel.

Les centraux téléphoniques[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant recense les centraux téléphoniques de Paris. Il distingue les indicatifs :

  • uniquement manuels, avec une capitale initiale grasse et le reste en minuscules maigres - cas de Bergère, Fleurus et Saxe ;
  • primitivement manuels puis automatiques (en service avant 1928), avec trois capitales initiales grasses et le reste en minuscules maigres - par exemple ANJou ;
  • uniquement automatiques (en service après 1928), tout en capitales avec trois initales grasses - par exemple SÉBASTOPOL.
Central Date Architecte Adresse Arrondissement Automatisation Indicatifs Observations Photo
Anjou 1931  ?
8e 1931
(dès l'origine)
  • ANJou
  • OPÉra
  • RIChelieu
Central téléphonique Anjou - Paris 8e.jpg
Archives 1919 François Le Cœur 3e 1931
  • ARChives
  • SÉBASTOPOL (1957-1961)
  • TURbigo
Inscrit au titre des monuments historiques en 1999[9]. Central téléphonique Archives - Paris 3e.jpg
Auteuil 1912 Paul Guadet 16e 1933
  • AUTeuil
  • BAGATELLE
  • JASMIN
  • MIRABEAU
  • TROCADÉRO
Central téléphonique Auteuil - Paris 16e.jpg
Carnot 1913 Paul Guadet 17e 1928
  • CARnot
  • ÉTOILE
  • GALvani
  • MAC-MAHON
  • MÉDÉRIC
    (1948-1950)
  • WAGram
Central téléphonique Carnot - Paris 17e.jpg
Chaudron 1896 Jean-Marie Boussard 10e sans objet
  • BOTzaris
  • COMbat
  • NORd
Transféré en 1927 au central Nord. Central téléphonique Combat - Paris 10e.jpg
Danton 1927  ? 5e 1931
  • DANton
  • MÉDICIS
  • ODÉON
Central téléphonique Danton - Paris 5e.jpg
Diderot 1919 Paul Guadet 12e 1929
  • DIDerot
  • DORIAN
  • NATION
Le central Daumesnil se trouve à Vincennes. Central téléphonique Daumesnil - Paris 12e.jpg
Elysées[7] 1912  ?
8e 1933
  • ALMA
  • BALZAC
  • ÉLYsées
Central téléphonique Élysées - Paris 8e.jpg
Gobelins 1896 Jean-Marie Boussard 5e 1929
  • GLACIÈRE
    (1932-1937)
  • GOBelins
  • JUSSIEU
  • KELLERMANN
  • PORT-ROYAL
Ancien central Port-Royal. Central téléphonique Gobelins - Paris 5e.jpg
Gutenberg 1890 Jean-Marie Boussard 1er 1935
  • CENtral
  • GUTenberg
  • LOUvre
L'ancienne rue Gutenberg reliait les rues du Louvre et Jean-Jacques-Rousseau.
Elle fut déclassée en 1891 à la suite de son annexion par l'administration des Postes.
Ravagé par un incendie, le central est reconstruit en 1908 par René Binet.
Central téléphonique Gutenberg, Paris, 26 May 2012.jpg
Invalides  ?  ? 7e 1933
  • INValides
  • SOLFÉRINO
Central téléphonique Invalides bis - Paris 7e.jpg
Laborde 1928 Charles Giroud 8e 1928
(dès l'origine)
  • EUROPE
  • LABORDE
Central téléphonique Laborde - Paris 8e.jpg
Littré 1913 Jules-Alexandre Godefroy 6e 1933
  • BAC
    (1944-1946)
  • BABYLONE
    (à partir de 1946)
  • Fleurus
    (1914-1927)
  • LITtré
    (remplace Fleurus en 1927)
Ancien central Fleurus.
L'indicatif BAC, mis en service en 1944, est renommé BABylone dès 1946.
Central téléphonique Littré - Paris 6e.jpg
Marcadet 1911 Deshais 18e 1933
  • BATIGNOLLES
  • MARcadet
Central téléphonique Marcadet - Paris 18e.jpg
Ménilmontant 1928 Paul Guadet 20e 1933
  • MÉNilmontant
  • OBERKAMPF
  • PYRÉNÉES
  • ROQuette
    (jusqu'à 1962)
L'indicatif Roquette y est rattaché après la fermeture du central éponyme, puis transféré au central Voltaire en octobre 1962. Central téléphonique Ménilmontant - Paris 20e.jpg
Montmartre 1932 Georges Labro 18e 1932
(dès l'origine)
  • CLIGNANCOURT
  • MONTMARTRE
  • ORNANO
Central téléphonique Ornano - Paris 18e.jpg
Nord 1926 Deruaz 19e 1931
  • BOLIVAR
  • BOTzaris
  • COMbat
  • NORd
Ancien central Chaudron.
Le central Villette se trouve à Pantin.
Central téléphonique Villette - Paris 19e.jpg
Passy 1908 Louis Henri Georges Scellier de Gisors 16e 1931
  • COPERNIC
    (1947-1953)
  • KLÉber
  • PASsy
  • POINCARÉ
Central téléphonique Passy - Paris 16e.jpg
Provence 1911 François Le Cœur 9e 1934
  • Bergère
    (1912-1926)
  • CAUMARTIN
    (1933-1937)
  • LAFFITTE
  • PROvence
    (remplace Bergère en 1926)
  • TAItbout
Ancien central Bergère.
Inscrit au titre des monuments historiques en 1999[10].
Central téléphonique Provence bis - Paris 9e.jpg
Roquette 1893  ? 11e 1933
  • ROQuette
Réaménagé dans les années 1930
par Léon Azéma.
L'indicatif Roquette est transféré au central Ménilmontant, puis rattaché au central Voltaire en octobre 1962.
Central téléphonique Roquette - Paris 11e.jpg
Ségur 1900 Jacques Debat-Ponsan 7e 1933
  • BRETAGNE
    (après 1963)
  • BRETEUIL
    (1962-1963)
  • FONTENOY
  • Saxe
    (1912-1923)
  • SÉGur
    (remplace Saxe en 1923)
  • SUFFREN
Ancien central Saxe.
L'indicatif Breteuil devient Bretagne en 1963.
Central téléphonique Ségur - Paris 7e.jpg
Trudaine 1926 Paul Bessine 9e 1929
  • LAMARTINE
  • PIGALLE
  • TRINITÉ
  • TRUdaine
Central téléphonique Trudaine - Paris 9e.jpg
Vaugirard 1926  ? 15e 1929
  • BLOMET
  • LECOURBE
  • VAUgirard
  • VICTOR
Central téléphonique Vaugirard - Paris 15.jpg
Voltaire 1957 Joseph Bukiet 11e 1957
(dès l'origine)
  • ROQuette
    (après 1962)
  • VOLTAIRE
L'indicatif Roquette, détaché du central Ménilmontant, y est rattaché en octobre 1962. Central téléphonique Voltaire 1 - Paris 11e.jpeg
Wagram 1897 Jean-Marie Boussard 17e 1930
  • GALvani
  • WAGram
L'ancien central Desrenaudes, renommé Wagram puis transféré au central Carnot, est aujourd'hui détruit. Son nom originel provenait de l'orthographe incorrecte Desrenaudes, rectifiée en 1897 en rue des Renaudes à la suite de la réclamation du propriétaire éponyme. Central téléphonique Wagram ex Desrenaudes - Paris 17e.jpg

En banlieue aussi...[modifier | modifier le code]

Annuaire téléphonique de Paris - 1946. Carte des indicatifs de banlieue. Collection de la Bibliothèque historique des Postes et des Télécommunications (BHPT).

En proche banlieue (dite zone suburbaine), les indicatifs littéraux apparaissent dès 1928. Il est frappant de constater qu'à l'origine, leur nom évoque Paris (Alésia, Flandre, Italie, Maillot, Molitor, Pereire, Villette). Le réseau de banlieue est donc conçu comme une extension de celui de la capitale. Ainsi, la commune de Courbevoie dépend primitivement du central Wagram.

Plusieurs indicatifs du nord de Paris desservent aussi la banlieue voisine (Botzaris, Clignancourt, Combat, Montmartre, Nord). Quelques-uns lui sont même parfois exclusivement rattachés, selon une méthode qui semble fluctuante.

La fin des années 1920 et le début des années 1930 voient disparaître 6 bureaux locaux sur 10, aux éphémères indicatifs éponymes dont le souvenir s'est perdu (Bagneux, Bellevue, Bois-Colombes, Charenton, Clamart, Colombes, Garenne, Gennevilliers, Issy-les-Moulineaux, Ivry, Kremlin, Lilas, Noisy-le-Sec, Pantin, Port-à-l'Anglais, Pré-Saint-Gervais, Puteaux, Romainville, Sèvres, Suresnes, Vanves, Vitry).

Des appellations de 1928, seules quelque 4 sur 10 subsistent (Alésia, Avron, Charlebourg, Clignancourt, Daumesnil, Défense, Entrepôt, Flandre, Gravelle, Grésillons, Italie, Maillot, Molitor, Péreire, Plaine, Tremblay, Val-d'Or).

À partir de 1939, plusieurs villes de grande banlieue (presque toutes situées dans l'ancien département de Seine-et-Oise), dépendant de la zone régionale, bénéficient du système de numérotation littérale et de l'automatique. Ainsi apparaissent tour à tour, à l'ouest et au sud-ouest de Paris, les centraux :

Central téléphonique Princesse - Détail de la façade : une femme tenant une lettre et un combiné téléphonique, allégorie des Postes et Téléphones - Avril 2014.

Mais la numérotation tout en chiffres sera adoptée dès 1953 pour les nouveaux centraux téléphoniques. De ce fait, ces six indicatifs n'auront qu'une existence éphémère. Progressivement remplacés par trois chiffres commençant par un 9, ils deviendront successivement :

  • 926 en 1956 pour Gambetta ;
  • 967 en 1957 pour MalmaisonRueil-Malmaison uniquement ; Boileau à Nanterre) ;
  • 923 en 1957 pour Mansart ;
  • 961 en 1958 pour Argenteuil ;
  • 966 en 1958 pour Princesse ;
  • 950 en 1959 pour Versailles.

L'automatisation du réseau de banlieue prend plus de 15 ans. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, 4 centraux sur 10 sont encore manuels[12]. Certains continueront pendant plusieurs années à fonctionner en partie manuellement (Charlebourg, Daumesnil, Défense, Molitor, Observatoire, Plaine, Tremblay). Bien que neuf, le central Malmaison ne sera même totalement automatisé qu'en 1946.

L'Occupation ralentit les travaux d'équipement. Si elle voit la mise en service des centraux Malmaison, Mansart, Pompadour et Robinson, elle provoque aussi la destruction d'Aviation. Il faut attendre 1946 pour que toute la circonscription téléphonique de Paris et de sa banlieue soit desservie par l'automatique.

Le tableau suivant recense les centraux téléphoniques de banlieue. Il distingue les indicatifs :

  • uniquement manuels, avec une capitale initiale grasse et le reste en minuscules maigres - cas de Malmaison ;
  • primitivement manuels puis automatiques, avec trois capitales initiales grasses et le reste en minuscules maigres - par exemple AVRon ;
  • uniquement automatiques, tout en capitales avec trois initales grasses - par exemple ALÉSIA.
Central Date Architecte Adresse Commune Automatisation Indicatifs Observations Photo
Alésia 1928  ?
  • 13 rue Camille Pelletan
Montrouge 1928
(dès l'origine)
  • ALÉSIA
  • PELLETAN
Ancien Bagneux.
Le premier central téléphonique construit en banlieue, et l'un des très rares à afficher son nom en façade
(avec les centraux Charlebourg, Pereire et Robinson).
Central téléphonique Alésia - Montrouge (92).jpg
Argenteuil ca 1947  ?
  • 27 rue Antonin-Georges Belin
Argenteuil 1947
(dès l'origine)
  • ARGENTEUIL
Intégré au bureau de poste principal.
En service jusqu'à 1958.
Devenu 961.
Central téléphonique - 27 rue Antonin-Georges Belin - Argenteuil (95).jpg
Aviation ca 1939
1951-1959
 ?
  • 96-98 (ex 86) avenue de la Division Leclerc
Le Bourget 1943
(dès l'origine)
  • AVIATION
Intégré au bureau de poste principal.
Le bâtiment primitif, construit vers 1939, fut détruit pendant la Seconde Guerre mondiale.
Central téléphonique Aviation - Le Bourget (93).jpg
Avron ca 1928  ?
  • 94 rue Alexis Pesnon
Montreuil 1936
  • AVRon
Central téléphonique Avron - Montreuil (93).jpg
Belle-Épine ca 1938  ?
  • 11 avenue Léon Gourdault
  • 9 place du Méréchal Leclerc
Choisy-le-Roi
Juvisy-sur-Orge
1944
  • BELle-Épine
Détruit.
Berny ca 1938  ?
  • 32 rue Auguste Mounié
Antony 1944
  • BERny
Intégré au bureau de poste principal. Central téléphonique Berny - Antony (92).jpg
Boileau ca 1941  ?
  • 90 rue Pierre Brossolette
Rueil-Malmaison 1957
(dès l'origine)
  • BOILEAU
Ancien central Malmaison.
Dessert Nanterre, bien que situé dans la commune de Rueil-Malmaison (cette dernière a l'indicatif 967).
Central téléphonique Boileau (anciennement Malmaison)- Rueil-Malmaison (92).jpg
Bossuet ca 1964  ?
  • 36 rue de Plaisance
Créteil 1964
(dès l'origine)
  • BOSSUET
Central téléphonique Bossuet - Créteil (94).jpg
Charlebourg ca 1930  ?
  • 72 avenue du Général de Gaulle
La Garenne-Colombes 1943
  • CHArlebourg
  • STADE
Anciens Bois-Colombes, Colombes, Garenne.
L'un des très rares à afficher son nom en façade
(avec les centraux Alésia, Pereire et Robinson).
Central téléphonique Charlebourg - La Garenne-Colombes (92).jpg
Daguerre ca 1960  ?
  • 11 avenue des Rochers
    (parc du Perreux)
Le Perreux-sur-Marne 1960
(dès l'origine)
  • DAGUERRE
Central téléphonique Daguerre - Le Perreux-sur-Marne (94), 11 avenue des Rochers - Avril 2014..jpg
Daumesnil ca 1928  ?
  • 3 rue Renon
Vincennes 1938
  • DAUmesnil
  • TOURELLE
Central téléphonique Daumesnil - Vincennes (94).jpg
Défense ca 1928  ?
  • 14 boulevard Aristide Briand
Courbevoie 1942
  • DÉFense
Intégré au bureau de poste principal. Central téléphonique Défense - Courbevoie (92).jpg
Entrepôt ca 1928  ?
  • 57 rue de Paris
Charenton-le-Pont 1933
(dès l'origine)
  • ENTREPÔT
Ancien Charenton.
Intégré au bureau de poste principal.
Central téléphonique Entrepôt - Charenton-le-Pont (94).jpg
Flandre ca 1927  ?
  • 9 rue du Docteur Pesqué
  • 6-8 rue Achille Domart
Aubervilliers 1937
  • FLAndre
L'inscription en façade indique 1927 - Aubervilliers. Central téléphonique Flandre - Aubervilliers (93).jpg
Gambetta ca 1939  ?
  • 1737 (ex 181) avenue Roger Salengro
Chaville 1939
(dès l'origine)
  • GAMBETTA
En service jusqu'à 1956.
Devenu 926.
Central téléphonique Gambetta - Chaville (92).jpg
Gravelle ca 1928  ?
  • 36 boulevard Rabelais
Saint-Maur-des-Fossés 1943
  • BUFFON
  • GRAvelle
Central téléphonique Gravelle - Saint-Maur-des-Fossés (94).jpg
Grésillons ca 1928  ?
  • 2 rue Ernest Billiet
Asnières-sur-Seine 1938
  • GRÉsillons
  • REDOUTE
Ancien Gennevilliers.
Central téléphonique Grésillons - Asnières-sur-Seine (92).jpg
Italie ca 1928  ?
  • 17 place Marcel Cachin
Ivry-sur-Seine 1933
(dès l'origine)
  • ITALIE
Anciens Ivry, Kremlin, Port-à-l'Anglais, Vitry.
Détruit.
Lavoisier ca 1959  ?
  • 37 rue Jules Ferry
Rosny-sous-Bois 1959
(dès l'origine)
  • LAVOISIER
Central téléphonique Lavoisier - Rosny-sous-Bois (93).jpg
Longchamp ca 1931  ?
  • 74 rue Carnot
Suresnes 1938
  • LONgchamp
Anciens Puteaux, Suresnes. Central téléphonique Longchamp - Suresnes (92).jpg
Maillot ca 1928 Paul Bessine
  • 4 rue Louis-Philippe
Neuilly-sur-Seine 1928
(dès l'origine)
  • MAILLOT
  • MERMOZ
  • SABLONS
Central téléphonique Maillot - Neuilly-sur-Seine (92).jpg
Malmaison ca 1941  ?
  • 90 rue Pierre Brossolette
Rueil-Malmaison
  • Malmaison
En service de 1941 à mars 1957.
Devenu Boileau à Nanterre et 967 à Rueil-Malmaison.
Central téléphonique Boileau (anciennement Malmaison)- Rueil-Malmaison (92).jpg
Mansart ca 1940  ?
  •  ?
 ? 1940
(dès l'origine)
  • MANSART
En service jusqu'à 1957.
Devenu 923.
Semble détruit.
Michelet ca 1933  ?
  • 25 rue Hébert
Clamart 1933
(dès l'origine)
  • MICHELET
  • RENAN
Anciens Clamart, Issy-les-Moulineaux, Vanves. Central téléphonique Michelet - Clamart (92).jpg
Molitor ca 1928  ?
  • 38 rue Paul Bert
Boulogne-Billancourt 1939
  • GOUNOD
  • MOLitor
  • VAL-d'Or
Central téléphonique Molitor - Boulogne-Billancourt (92).jpg
Observatoire ca 1934  ?
  • 5 avenue du 11 Novembre
Meudon 1936
  • OBServatoire
Anciens Bellevue, Sèvres.
L'inscription en façade indique PTT - 1934.
Central téléphonique Observatoire - Meudon (92).jpg
Pereire ca 1928  ?
  • 43 rue Pierre Brossolette
Levallois-Perret 1946
  • BROSSOLETTE
  • PEReire
L'un des très rares à afficher son nom en façade
(avec les centraux Alésia, Charlebourg et Robinson).
Central téléphonique Pereire - Levallois-Perret (92).jpg
Plaine ca 1928  ?
  • 19 rue des Ursulines
Saint-Denis 1938
  • CHÉNIER
  • PLAine
Central téléphonique Plaine - Saint-Denis (93).jpg
Pompadour 1941
ca 1960
 ?
  • 2 bis rue Martelet
    (bâtiment primitif installé, en 1941, au rez-de-chaussée du bureau de poste principal)
Champigny-sur-Marne 1941
(dès l'origine)
  • POMPADOUR
Central téléphonique Pompadour - Champigny-sur-Marne (94).jpg
Princesse 1931 Georges Labro
  • 27 boulevard Carnot
Le Vésinet 1951
(dès l'origine)
  • PRINCESSE
En service jusqu'à 1958.
Devenu 966.
Central Princesse 6 - Le Vésinet (78).jpg
Rameau ca 1962  ?
  • 22 boulevard Maxime Gorki
Villejuif 1962
(dès l'origine)
  • RAMEAU
Central téléphonique Rameau - Villejuif (94).jpg
Robinson ca 1941  ?
  • 75-77 rue Houdan
Sceaux 1946
  • FLORIAN
  • ROBinson
L'un des très rares à afficher son nom en façade
(avec les centraux Alésia, Charlebourg et Pereire).
Central téléphonique Robinson - Sceaux (92).jpg
Sévigné ca 1959  ?
  • 27 avenue de la République
Bondy 1959
(dès l'origine)
  • SÉVIGNÉ
Central téléphonique Sévigné - Bondy (93)
Tremblay ca 1928  ?
  • 48 rue du Général Chanzy
Nogent-sur-Marne 1944
  • TREmblay
Central téléphonique Tremblay - Nogent-sur-Marne (94).jpg
Versailles ca 1939  ?
  • 2 impasse des Gendarmes
Versailles 1939
(dès l'origine)
  • VERSAILLES
En service jusqu'à 1959.
Devenu 950.
Central téléphonique Versailles - Versailles (78).jpg
Villette ca 1930  ?
  • 231 avenue Jean Lolive
Pantin 1936
  • VILlette
Anciens Lilas, Noisy-le-Sec, Pantin, Pré-Saint-Gervais, Romainville. Central téléphonique Villette - Pantin (93).jpg

...et même en province[modifier | modifier le code]

Le plan de numérotation téléphonique en France de 1946 a prévu d'utiliser un indicatif littéral en province également. Dans trois grandes villes, on compose donc les deux[13] premières lettres d'un indicatif (comme en Amérique du Nord), suivies de deux fois deux chiffres. Ainsi :

  • Burdeau,
  • Franklin,
  • Gailleton,
  • Lalande,
  • Moncey[14],
  • Parmentier,
  • Terreaux,
  • Villeurbanne
à Lyon[15] ;
  • Colbert,
  • Dragon,
  • Ferréol
  • Garibaldi,
  • Guynemer,
  • Lycée,
  • Monte-Cristo,
  • National,
  • Prado
à Marseille[16] ;
  • Capitole,
  • Garonne,
  • Languedoc,
  • Matabiau
à Toulouse[17].

Pour une raison qui échappe, Bordeaux (jadis quatrième ville française la plus peuplée, dépassant Toulouse) n'aura jamais d'indicatifs littéraux.

Cette numérotation devient tout en chiffres en 1957 à Lyon et à Marseille, et en 1959 à Toulouse. Mais elle a laissé peu de traces dans la mémoire collective des provinciaux, contrairement à Paris.

Dans certains centres urbains de moindre importance, l'indicatif correspond à l'initiale du nom de la ville suivie d'un chiffre. Ainsi :

  • B 2 et 3[18] à Brive-la-Gaillarde, de 1953 à 1955 ;
  • D 0, 2, 4, 5 et 6[19] à Dijon, de 1952 à 1955 ;
  • E 2 et 3 à Saint-Étienne, de 1951 à 1956 ;
  • H 2 et 8[20] au Havre, de 1951 à 1955 ;
  • L 1 dans les communes de l'agglomération lyonnaise, de 1951 à 1956 ;
  • M 2 à Montpellier, de 1951 à 1954 ;
  • R 1, 5, 6, 8 et 9[21] à Rouen, de 1949 à 1955.

Une méthode inadaptée[modifier | modifier le code]

Calendrier de poche - 1939.

Un choix limité[modifier | modifier le code]

Au fur et à mesure de l'augmentation du nombre d'abonnés, il devient nécessaire de créer des centraux téléphoniques, donc d'inventer des indicatifs (leur nombre double entre les années 1930 et 1960). Mais pour être retenue, une nouvelle appellation doit respecter des règles strictes, reposant sur un triple impératif :

  • de disponibilité - différer nécessairement d'une combinaison chiffrée déjà existante (des trois conditions, c'est la plus essentielle) ;
  • d'intelligibilité - être aisément prononçable, donc comporter au moins une voyelle ;
  • de notoriété - être suffisamment connue et facilement mémorisable (cette règle sera de moins en moins observée).

Pour la première raison, Bastille, Montparnasse ou République n'ont jamais vu le jour, respectivement empêchés par Carnot, Montmartre et Pereire. Pour la deuxième, Schubert, Scribe ou Strauss n'ont eu aucune chance. Pour la troisième, un lieu ou un individu aussi indéterminés qu'Église, Musée ou Duval ne peuvent convenir.

Or trouver de nouveaux indicatifs s'avère de plus en plus délicat, voire impossible. Les impératifs rigides assignés aux nouveaux choix brident les possibilités. Et les combinaisons pertinentes de lettres ne sont pas inépuisables. Les derniers centraux mis en service - surtout en banlieue - n'évoquent plus guère leur emplacement. Si Étoile, Invalides, Louvre ou Opéra parlent même aux provinciaux et jusqu'aux étrangers, il faut par contre être un parisien averti pour savoir où aboutit, par exemple, un appel vers Boileau (Nanterre), Gounod (Boulogne-Billancourt), Lavoisier (Rosny-sous-Bois) ou Redoute (Asnières-sur-Seine)…

À terme, le système ne peut que déboucher sur une saturation (accélérée par la proscription du 1 , la sous-utilisation des lettres W, X, Y et l'absence du Z), alors que les chiffres offrent des possibilités quasi-illimitées.

Circonscription téléphonique de Paris - Revue Postes et Télécommunications - Juin 1961 - Collection de la Bibliothèque historique des Postes et des Télécommunications (BHPT). L'indicatif Taitbout est rattaché à tort au central Trudaine, au lieu de Provence.

Des problèmes fonctionnels[modifier | modifier le code]

Du point de vue fonctionnel, plusieurs inconvénients liés aux indicatifs littéraux sont dénoncés depuis longtemps.

Des confusions visuelles[modifier | modifier le code]

L'incertitude orthographique provoque maintes confusions. L'exemple le plus célèbre est Pereire : nombre d'abonnés composent PEI, perdent une taxe téléphonique et dérangent un correspondant de Ségur. Les erreurs sont telles qu'on doit insérer des mises en garde dans l'annuaire. Dans les années 1930, la confusion graphique a déjà causé la disparition de Caumartin (COM aboutissant à Combat) et l'abandon prématuré de Lorette (par crainte d'une composition en LAU). Mais elle se reproduit régulièrement avec Kléber (CLÉ menant à Alésia) et Daumesnil (DOM conduisant à Fontenoy). La méprise va même jusqu'à la cocasserie de cet étranger qui tente, un jour, d'obtenir Kellermann en composant désespérément l'inexistante combinaison QUAi l'Hermann !

Que dire de la perplexité qui s'instaure quand les noms de centraux ne sont plus imprimés que sous la forme tronquée de leurs trois premières lettres ? Le travestissement est alors aisé de :

  • Balzac en Balard ;
  • Belle-Épine en Belleville ;
  • Berny en Bercy ;
  • Clignancourt en Clichy ;
  • Combat en Commerce ;
  • Grésillons en Grenelle ;
  • Marcadet en Marivaux ;
  • Mirabeau en Miromesnil ;
  • Pelletan en Pelleport ;
  • Poincaré en Poissy ;
  • Pompadour en Pompe ;
  • Rameau en Rambuteau ;
  • Robinson en Robespierre...

Quant aux aveugles, ils doivent mémoriser la correspondance des lettres et des chiffres. Un cadran uniquement chiffré leur épargnerait cette difficulté.

Des pièges phonétiques[modifier | modifier le code]

Les rimes peuvent piéger les esprits. Copernic et Médéric en font les frais au début des années 1950. Le problème se renouvelle en 1963 avec Breteuil : trop de personnes le confondant avec Auteuil (connu de tous vu son ancienneté), il est hâtivement rebaptisé Bretagne au bout de six mois. Toutefois, leur paronymie ne semble pas avoir affecté les indicatifs Dorian et Florian.

Pour diverses raisons liées à la phonétique (C suivi d'un H et produisant le son CH ; diphtongue ; nasalisation ; L mouillé ; T prononcé S), certains indicatifs se prononcent différemment selon que leur nom est énoncé en entier ou limité à ses trois lettres initiales :

  • Archives (lu comme arc) ;
  • Etoile (lu comme étonner) ;
  • Flandre (lu comme flacon) ;
  • Maillot (lu comme maison) ;
  • Michelet (lu comme mica) ;
  • Nation (lu comme natte) ;
  • Plaine (lu comme plat) ;
  • Poincaré (lu comme poire, d'où son fréquent déchiffrement comme Poissy) ;
  • Richelieu (lu comme rictus) ;
  • Tremblay (lu comme tréteau).

Des incompatibités internationales[modifier | modifier le code]

Le cadran téléphonique français diffère de l'américain. Ce dernier associe au 6 les lettres MNO et le chiffre zéro et, ignorant le Q, réserve le zéro aux services (operator). Ainsi, une opératrice new-yorkaise ne peut appeler Bolivar, Nord, Observatoire... et encore moins Roquette ; pire, pour elle Alma et Blomet sont confondus ! En retour, sa collègue parisienne est incapable de joindre, entre autres, HOllywood à Los Angeles, ORegon à New-York, JOhnson à Washington, OLympia à Montréal ou MOhawk à Toronto… Ces incompatibilités entravent les relations internationales.

Une connotation affective[modifier | modifier le code]

Certains noms à connotation équivoque - voire négative - peuvent déplaire au public. L'attribution d'un Bagatelle, Batignolles, Entrepôt, Gravelle ou Pigalle mécontente (parfois jusqu'à la réclamation) des abonnés comme il faut, que de simples chiffres n'auraient pas rebutés. À l'inverse, on ne peut satisfaire un riverain des Buttes-Chaumont qui, désirant un numéro de téléphone commençant par Auteuil ou Elysées[7], doit se contenter d'un moins prestigieux Botzaris ou Combat.

Le marquage social du numéro de téléphone est parfois perçu comme inopportun. Un abonné de Marcadet n'appartient pas au même monde qu'un correspondant de Passy… mais ne souhaite pas forcément l'afficher.

L'abandon du système (1963)[modifier | modifier le code]

Le 1er octobre 1963, la circonscription téléphonique de Paris est la dernière en France à remplacer la numérotation alphanumérique par le tout en chiffres[22]. Simple hasard ? Les indicatifs littéraux sont abandonnés 51 ans jour pour jour après leur mise en service... Chénier, Gounod et Bossuet seront les derniers inaugurés, les deux premiers en janvier 1964, le troisième en mai suivant. Mais annoncés un an auparavant sous leur forme littérale (déjà imprimée sur certains papiers d'affaire ou cartes de visite), ils sont mis en service sous forme de chiffres.

Les indicatifs commençant par les lettres G et I (= chiffre 4), O (= chiffre zéro) et W (= chiffre 9) disparaîtront entre 1969 et 1980. Pour les chiffres 4 et zéro, c'était un préalable à l'introduction des actuels préfixes parisiens en 01 4 : il fallait améliorer la lisibilité des numéros en évitant tout risque de confusion visuelle. Quant au 9, l'unique indicatif parisien concerné était 924 (ancien Wagram) ; sa suppression s'explique par un souci de rationalisation car tous les autres indicatifs en 9 desservaient la grande banlieue.

Des regrets[modifier | modifier le code]

Beaucoup de parisiens regretteront les anciens indicatifs littéraux, pour des raisons à la fois :

  • mnémotechniques : le souvenir du préfixe suscitait automatiquement celui des chiffres ;
  • pratiques : au simple énoncé d'un numéro de téléphone, on localisait son abonné ;
  • mais surtout sentimentales : les noms possèdent une valeur affective que les chiffres n'ont pas. Comment ne pas éprouver la nostalgie de ces pages d'histoire de France qu'on tournait, en même temps que le cadran, en composant Alésia, Médicis, Pompadour, Wagram... ou de cet avant-goût de grandes vacances qu'éveillaient Bretagne, Provence, Pyrénées, Robinson ?

Des possibilités inexploitées[modifier | modifier le code]

Certains projets conçus en lettres seront mis en service sous forme de chiffres après octobre 1963 :

  • Manufacture / 626, le 25 janvier 1965 au central Observatoire ;
  • Ampère / 267[23], le 29 octobre 1965 au central Carnot ;
  • Denfert-Rochereau / 336, en 1966 au central Gobelins.

Par contre, Dugommier / 384 devait fonctionner en 1965 au central Diderot mais n'aboutira pas.

Londres conservera quatre ans de plus (jusqu'à fin septembre 1967) un système analogue comportant plus du double de noms, atteignant les 262 combinaisons. En Amérique du Nord, ce système ne sera aboli qu'au début des années 1980, parfois au prix de vives résistances comme sur la côte Ouest des États-Unis[24].

Mais l'administration parisienne n'a ni l'imagination, ni l'audace de son homologue londonienne. Or maintes possibilités inexploitées existent encore, comme :

  • ABOukir, ALSace, AMAndiers, AMÉrique, ANGoulême, ANVers, ARMorique, ARSenal ;
  • BEAumarchais, BIR-Hakeim, BRUne, BUZenval ;
  • CADet, CAMbronne, CÉVennes, CHIne, CINq-Diamants, CITé, CLUny, COËtlogon, COQuillère, CRImée, CUJas ;
  • DARdanelles, DÉBarcadère, DELambre, DÉPart, DEUx-Écus, DIXmude, DOUai, DUBlin, DUÉe, DUGommier, DUNkerque ;
  • EDGar-Quinet, ENGhien, ÉPInettes, ERLanger, ERMitage, EST, ÉTIenne-Marcel, EXElmans ;
  • FALguière, FÊTes, FEYdeau, FIGuier, FILles-du-Calvaire, FOCh, FOLie-Méricourt, FROissart ;
  • GABriel, GAIllon, GASsendi, GAZan, GEOrge V, GERgovie, GÎT-le-Cœur, GOLdoni, GONcourt, GOZlin, GROs-Caillou, GUÉnégaud, GUIllemites, GUY-Môquet ;
  • HANovre, HAUssmann, HIPpodrome, HORloge ;
  • ÎLE-Saint-Louis, INDochine, INGres, INNocents ;
  • JEMmapes , JOBbé-Duval, JUGes-Consuls, JULes-Ferry, JUNot ;
  • KOSsuth ;
  • LAGny, LALo, LEDru-Rollin, LEGendre, LEPic, LIÈGe, LILle, LINgerie, LISbonne, LODi, LUTèce, LUXembourg ;
  • MADeleine, MAZarine, MÉGisserie, MINimes, MOGador, MOZart (si la lettre Z avait été associée au chiffre zéro, comme elle le sera plus tard), MUEtte, MURat, MUTualité ;
  • NÉLaton, NEY, NIEl, NODier ;
  • ORIllon, ORSay, ORTeaux, OUEst, OURcq ;
  • PALais-Royal, PATay, PILlet-Will, PIXérécourt, PLEyel, PRAdier, PRUdhon ;
  • QUInze-Vingts ;
  • RAFfet, RAYmond-Losserand, RIQuet, RIVoli, RODier, ROYale ;
  • SAInts-Pères, SECrétan, SIDi-Brahim, SIMplon, SISley, SOUlt, STOckholm, SUGer, SULly ;
  • TÉHéran, TÉLégraphe, TERnes, THÉâtre, TRAversière, TUIleries ;
  • ULM, UNIversité ;
  • VISconti, VIVienne, VOSges ;
  • WALdeck-Rousseau, WAShington, WEBer ;
  • XAVier-Privas ;
  • YVEs-Toudic ;
  • ZOLa (si la lettre Z avait été associée au chiffre zéro, comme elle le sera plus tard).

De même, en banlieue, la porte reste ouverte à plusieurs indicatifs, tels :

  • AUBervilliers ;
  • BILlancourt, BOBigny ;
  • CHOisy, CLAmart ;
  • DRAncy ;
  • ÉCOles (à Charenton-le-Pont et Maisons-Alfort) ;
  • FREsnes ;
  • GENtilly ;
  • HÉRold (à Courbevoie) ;
  • ISSy, IVRy ;
  • JOInville (le-Pont) ;
  • KREmlin-Bicêtre ;
  • LEVallois, LIBerté (à Charenton-le-Pont) ;
  • MALakoff, MEUdon, MOUlineaux ;
  • NANterre ;
  • ORLy ;
  • PRÉ-Saint-Gervais ;
  • QUAtre-routes (à Asnières-sur-Seine) ;
  • RUNgis ;
  • SUResnes ;
  • THIais ;
  • URSulines (à Saint-Denis) ;
  • VINcennes ;
  • WISsous.

Obtenir quelque 290 combinaisons ne relevait pas de l'impossible.

Une longue survivance[modifier | modifier le code]

L'utilisation des anciens indicatifs littéraux restera longtemps possible[25]. Ses divers détournements aussi[26]… Elle ne prendra fin que 22 ans plus tard, le 25 octobre 1985, avec la numérotation à huit chiffres.

Liste des indicatifs[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous donne la liste des 149 indicatifs littéraux en service dans la circonscription de Paris de 1912 à octobre 1963[27]. Il précise :

  • l'équivalent en chiffres (sauf pour un fonctionnement exclusivement manuel) ;
  • l'origine du nom ;
  • l'année de mise en service ;
  • l'année de suppression éventuelle ;
  • le central de rattachement.


Indicatif Numéro Origine du nom Année
de mise
en
service
Année
de
suppression
Nom
du central
Emplacement
du central
ALEsia (01 4) 253 Géographique : cité gauloise - siège d'Alésia ;
rue d'Alésia
1928 Alésia 92000 - Montrouge
13 rue Camille Pelletan
ALMa (01 4) 256 Géographique : fleuve d'Ukraine - bataille de l'Alma, en 1854 ;
palais de l'Alma et Pont de l'Alma
1959
(01/05)
1962(XX/02)
Elysées 75008 - 8e arrondissement de Paris
106-108 rue La Boétie
ANJou (01 4) 265 Géographique : ancienne province française - Anjou ;
rue d'Anjou (primitivement rue des Morfondus), ainsi renommée, vers 1672, en l'honneur d'Henri de Valois, duc d'Anjou, futur Henri III (1551-1589)
1927 Anjou 75008 - 8e arrondissement de Paris
11 à 15 rue d'Anjou
ARChives (01 4) 272 Géographique : monument - Archives nationales (France) ;
rue des Archives et quartier des Archives
1912
(01/10)
Archives 75003 - 3e arrondissement de Paris
63 rue des Archives
106-108 rue du Temple
ARGenteuil 274
devenu (01 3) 961
Géographique : commune d'Île-de-France - Argenteuil 1947 1958 Argenteuil 95000 - Argenteuil
27 rue Antonin-Georges Belin
(bureau de poste principal)
AUTeuil (01 4) 288 Géographique : commune annexée par Paris en 1860 - quartier d'Auteuil ;
porte d'Auteuil, rue d'Auteuil et ligne d'Auteuil
1917
(XX/06)
Auteuil 75016 - 16e arrondissement de Paris
21 rue Jasmin
8 à 14 rue Henri-Heine
AVIation (01 4) 284 Géographique : monument - aéroport de Paris-Le Bourget 1939 Aviation 93000 - Le Bourget
86 avenue de la Division Leclerc
(bureau de poste principal ;
(le central semble transféré à Dugny - Aéroport de Paris-Le Bourget) ;
indicatif redéployé sur le 6e arrondissement de Paris
AVRon (01 4) 287 Géographique : lieu-dit - plateau d'Avron 1928 Avron 93000 - Montreuil
94 rue Alexis Pesnon
BABylone
(ex BAC)
(01 4) 222 Géographique :
- cité mésopotamienne - Babylone ;
rue de Babylone
1946 Littré 75006 - 6e arrondissement de Paris
37 rue du Cherche-Midi
60-62 boulevard Raspail
BAC
(devenu BABylone)
222 Géographique :
- lieu-dit provenant du bac qui traversait la Seine, chargé de pierres pour construire le palais des Tuileries (vers 1550) ;
rue du Bac
1944 1946 Littré 75006 - 6e arrondissement de Paris
37 rue du Cherche-Midi
60-62 boulevard Raspail
BAGatelle (01 4) 224 Géographique : lieu-dit - parc de Bagatelle, au Bois de Boulogne 1956
inauguré
en 1959
(25/04)
Auteuil 75016 - 16e arrondissement de Paris
21 rue Jasmin
8 à 14 rue Henri-Heine
Bagneux Géographique : commune d'Île-de-France - Bagneux 1928 1930 Bagneux 92000 - Bagneux
(bureau de poste principal)
BALzac (01 4) 225 Historique : homme de lettres français ; romancier - Honoré de Balzac (1799-1850) ;
rue Balzac
1932 Elysées 75008 - 8e arrondissement de Paris
106-108 rue La Boétie
BATignolles (01 4) 228 Géographique : commune annexée par Paris en 1860 - Batignolles-Monceau ;
rue des Batignolles et quartier des Batignolles
1951
(interruption
de 1957
à 1959)
1960
(19/03)
Marcadet 75018 - 18e arrondissement de Paris
266 rue Marcadet
BELle-Épine (01 4) 235 Géographique : lieu-dit - carrefour de la Belle Épine, à Thiais ; le centre commercial Belle Épine y a été inauguré en septembre 1971. 1938 Belle-Épine 94000 - Choisy-le-Roi
11 avenue Léon Gourdault
(détruit)
Bellevue Géographique : quartier d'une commune d'Île-de-France - Meudon 1928 1934 Bellevue 92000 - Meudon
(bureau de poste principal)
Bergère Historique : propriétaire - Guillaume Berger (16e siècle) ;
rue Bergère
1912
(01/10)
1926 Provence 75009 - 9e arrondissement de Paris
2 à 10 rue Bergère
15-17 rue du Faubourg-Poissonnière
BERny (01 4) 237 Géographique : lieu-dit - carrefour de la Croix de Berny, près de l'ancien Château de Berny 1938 Berny 92000 - Antony
32 rue Auguste Mounié
(bureau de poste principal)
BLOmet (01 4) 250 Géographique : lieu-dit - rue Blomet 1956
(17/11)
Vaugirard 75015 - 15e arrondissement de Paris
8-10 rue Jobbé-Duval
BOIleau (01 4) 204 Historique : homme de lettres français ; poète - Nicolas Boileau (1636-1711) ;
⇒ rue Boileau, à Rueil-Malmaison
1957
(XX/03)
Boileau 92000 - Rueil-Malmaison
90 rue Pierre Brossolette
Bois-Colombes Géographique : commune d'Île-de-France - Bois-Colombes 1928 1930 Bois-Colombes 92000 - Bois-Colombes
(bureau de poste principal)
BOLivar (01 4) 205 Historique : homme politique vénézuélien - Simón Bolívar (1783-1830) ;
avenue Simon-Bolivar
1951 Nord 75019 - 19e arrondissement de Paris
103 à 107 boulevard de la Villette
BOSsuet[28] (01 4) 207 Historique : homme de lettres français ; prédicateur - Jacques-Bénigne Bossuet (1627-1704) ;
⇒ allée Bossuet, à Chennevières-sur-Marne (?)
1964
(XX/05)
Bossuet 94000 - Créteil
36 rue de Plaisance
BOTzaris (01 4) 208 Historique : homme politique grec - Markos Botzaris (ca 1788-1823) ;
rue Botzaris
1927 Nord 75019 - 19e arrondissement de Paris
103 à 107 boulevard de la Villette
BREtagne (01 4) 273 Géographique : ancienne province française - Bretagne ;
⇒ allusion au proche quartier du Montparnasse, traditionnel fief breton de Paris ; avenue de Breteuil
1962
(08/12)
Ségur 75007 - 7e arrondissement de Paris
55 avenue de Saxe
BROssolette (01 4) 270 Historique : homme politique français (résistant) - Pierre Brossolette (1903-1944) ;
⇒ rue Pierre Brossolette, à Levallois-Perret
1960
(05/03)
Pereire 92000 - Levallois-Perret
43 rue Pierre Brossolette
BUFfon (01 4) 283 Historique : scientifique français ; naturaliste et biologiste - Georges-Louis Leclerc de Buffon (1707-1788) ;
⇒ rue de Buffon, à Saint-Maur-des-Fossés
1961
(26/06)
Gravelle 94000 - Saint-Maur-des-Fossés
36 boulevard Rabelais
CARnot (01 4) 227 Historique : militaire français - Lazare Nicolas Marguerite Carnot (1753-1823) ;
avenue Carnot (Paris)
1926 Carnot 75017 - 17e arrondissement de Paris
23 à 27 rue Médéric
CAUmartin 228 Historique : homme politique français - Antoine-Louis Lefebvre de Caumartin (1725-1803) ;
rue de Caumartin
1933 1937 Provence 75009 - 9e arrondissement de Paris
2 à 10 rue Bergère
15-17 rue du Faubourg-Poissonnière
CENtral (01 4) 236 Analogique : centre de Paris ;
seul indicatif ne portant pas le nom d'un lieu ou d'une personne. Un indicatif CENtral desservait la Cité de Londres depuis 1902.
1912
(01/10)
Gutenberg 75001 - 1er arrondissement de Paris
46 bis rue du Louvre
55 rue Jean-Jacques-Rousseau
Charenton Géographique : commune d'Île-de-France - Charenton-le-Pont  ? 1928 Charenton 92000 - Charenton-le-Pont
(bureau de poste principal)
CHArlebourg (01 4) 242 Géographique ou historique : lieu-dit - marché de Charlebourg, sur la place de Belgique (La Garenne-Colombes) ;
⇒ avenue de Charlebourg, à La Garenne-Colombes ;
Un séjour du futur Charles II d'Angleterre, réfugié en France durant la décennie 1650 lors du protectorat de Cromwell, aurait donné son nom au lieu.
1930 Charlebourg 92000 - La Garenne-Colombes
72 avenue du Général de Gaulle
CHEnier (01 4) 243 Historique : homme de lettres français ; poète - André Chénier (1762-1794) ;
⇒ rue André Chénier, à Épinay-sur-Seine
1964
(21/01)
Plaine 93000 - Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
19 rue des Ursulines
Clamart Géographique : commune d'Île-de-France - Clamart 1928 1933 Clamart 92000 - Clamart
(bureau de poste principal)
CLIgnancourt (01 4) 254 Géographique : lieu-dit - porte de Clignancourt, rue de Clignancourt et quartier de Clignancourt 1928 Montmartre 75018 - 18e arrondissement de Paris
114 rue Marcadet
Colombes Géographique : commune d'Île-de-France - Colombes 1928 1930 Colombes 92000 - Colombes
(bureau de poste principal)
COMbat (01 4) 206 Géographique : lieu-dit - ancienne place du Combat (devenue place du Colonel-Fabien) et quartier du Combat 1923 Nord 75019 - 19e arrondissement de Paris
103 à 107 boulevard de la Villette
COPernic 207 Historique : scientifique polonais - Nicolas Copernic (1473-1543) ;
rue Copernic
1947 1954 Passy 75016 - 16e arrondissement de Paris
29-31 rue des Sablons
DAGuerre (01 4) 324 Historique : scientifique français ; chimiste - Louis Daguerre (1787-1851) ;
⇒ place et rue Daguerre, à Bry-sur-Marne
1960
(20/02)
Daguerre 94000 - Le Perreux-sur-Marne
11 avenue des Rochers
DANton (01 4) 326 Historique : homme politique français - Georges Jacques Danton (1759-1794) ;
rue Danton
1927 Danton 75005 - 5e arrondissement de Paris
91 boulevard Saint-Michel
DAUmesnil (01 4) 328 Historique : militaire français - Pierre Daumesnil (1776-1832) ;
⇒ avenue Daumesnil (à Saint-Mandé) et Lac Daumesnil (au Bois de Vincennes)
1928 Daumesnil 94000 - Vincennes
3 rue Renon
DEFense (01 4) 333 Historique : la défense de Paris en 1870 contre les troupes prussiennes ;
⇒ lieu-dit rond-point de la Défense, à Courbevoie, où fut élevé en 1883 un groupe sculpté commémoratif, d'où le nom donné ultérieurement au quartier de La Défense
1928 Defense 92000 - Courbevoie
14 boulevard Aristide Briand
(bureau de poste principal)
DIDerot (01 4) 343 Historique : homme de lettres français ; philosophe - Denis Diderot (1713-1784) ;
boulevard Diderot
1921 Diderot 75012 - 12e arrondissement de Paris
187-189 avenue Daumesnil
DORian (01 4) 307 Historique : homme politique français - Pierre-Frédéric Dorian (1814-1873) ;
avenue Dorian
1932 Diderot 75012 - 12e arrondissement de Paris
187-189 avenue Daumesnil
ELYsées[7] (01 4) 359 Géographique : lieu-dit - avenue des Champs-Élysées et quartier des Champs-Élysées ;
aucun rapport avec le Palais de l'Élysée (voir note 7)
1914 Elysées 75008 - 8e arrondissement de Paris
106-108 rue La Boétie
ENTrepôt (01 4) 368 Géographique : lieu-dit - rue de l'Entrepôt, à Charenton-le-Pont 1928 Entrepôt 94000 - Charenton-le-Pont
57 rue de Paris
(bureau de poste principal)
ETOile (01 4) 380 Géographique : lieu-dit - place de l'Étoile, devenue place Charles-de-Gaulle 1931 Carnot 75017 - 17e arrondissement de Paris
23 à 27 rue Médéric
EURope (01 4) 387 Géographique : continent - Europe ;
place de l'Europe (Paris) et quartier de l'Europe
1929 Laborde 75008 - 8e arrondissement de Paris
10 rue de Madrid
11 rue d'Édimbourg
FLAndre (01 4) 352 Géographique : région française - Flandre française ;
avenue de Flandre et quartier du Pont-de-Flandre
1928 Flandre 93000 - Aubervilliers
9 rue du Docteur Pesqué
6-8 rue Achille Domart
Fleurus Géographique : ville de Belgique - bataille de Fleurus en 1794 ;
rue de Fleurus
1914 1927 Littré 75006 - 6e arrondissement de Paris
37 rue du Cherche-Midi
60-62 boulevard Raspail
FLOrian (01 4) 350 Historique : homme de lettres français ; poète - Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794) ;
⇒ rue Florian, à Sceaux
1961
(30/09)
Robinson 92000 - Sceaux (Hauts-de-Seine)
75-77 rue Houdan
FONtenoy (01 4) 306 Géographique : ville de Belgique - bataille de Fontenoy (Antoing), en 1745 ;
place de Fontenoy
1951
inauguré
en 1955
(17/12)
Ségur 75007 - 7e arrondissement de Paris
55 avenue de Saxe
GALvani 425 Historique : scientifique italien ; physicien et médecin - Luigi Galvani (1737-1798) ;
rue Galvani
1925 1969 Carnot 75017 - 17e arrondissement de Paris
23 à 27 rue Médéric
GAMbetta 426
devenu (01 4) 926
Historique : homme politique français - Léon Gambetta (1838-1882), décédé dans la commune limitrophe de Sèvres ;
⇒ rue Léon Gambetta, à Chaville ;
avenue Gambetta, à Sèvres et Ville-d'Avray
1939 1956
(16/04)
Gambetta 92000 - Chaville
1737 (ex 181) avenue Roger Salengro
Garenne Géographique : commune d'Île-de-France - La Garenne-Colombes 1928 1930 Garenne 92000 - La Garenne-Colombes
(bureau de poste principal)
Gennevilliers Géographique : commune d'Île-de-France - Gennevilliers 1928 1930 Gennevilliers 92000 - Gennevilliers
(bureau de poste principal)
GLAcière 452 Géographique : lieu-dit ;
rue de la Glacière
1932 1937 Gobelins 75005 - 5e arrondissement de Paris
40 boulevard de Port-Royal
GOBelins 402 Historique : industriels français (teinturiers), qui fondèrent la manufacture des Gobelins ;
avenue des Gobelins
1912
(01/10)
1969 Gobelins 75005 - 5e arrondissement de Paris
40 boulevard de Port-Royal
GOUnod 408 Historique : artiste français ; compositeur - Charles Gounod (1818-1893) ;
⇒ rue Gounod, à Saint-Cloud
1964
(21/01)
1969 Molitor 92000 - Boulogne-Billancourt
38 rue Paul Bert
(ancien bureau de poste principal)
GRAvelle 472 Géographique : lieu-dit - lac de Gravelle, au Bois de Vincennes 1928 1969 Gravelle 94000 - Saint-Maur-des-Fossés
36 boulevard Rabelais
GREsillons 473 Géographique : lieu-dit - Les Grésillons, à Gennevilliers ;
⇒ avenue des Grésillons, à Asnières-sur-Seine et Gennevilliers
1928 1969 Grésillons 92000 - Asnières-sur-Seine
2 rue Ernest Billiet
GUTenberg 488 Historique : imprimeur allemand - Johannes Gutenberg (ca 1400-1468) ;
⇒ ancienne rue Gutenberg (reliant la rue du Louvre et la rue Jean-Jacques-Rousseau et longeant l'une des façades latérales du bureau téléphonique), déclassée en 1891
1912
(01/10)
1969 Gutenberg 75001 - 1er arrondissement de Paris
46 bis rue du Louvre
55 rue Jean-Jacques-Rousseau
INValides 468 Géographique : monument - hôtel des Invalides ;
boulevard des Invalides (Paris), place des Invalides, pont des Invalides et quartier des Invalides
1925 1969 Invalides 75007 - 7e arrondissement de Paris
3-5 rue Louis-Codet
Issy-les-Moulineaux Géographique : commune d'Île-de-France - Issy-les-Moulineaux 1928 1933 Issy-les-Moulineaux 92000 - Issy-les-Moulineaux
(bureau de poste principal)
ITAlie 482 Géographique : pays d'Europe - Italie ;
avenue d'Italie, place d'Italie (Paris) et porte d'Italie
1928 1969 Italie 94000 - Ivry-sur-Seine
17 place Marcel Cachin
(détruit)
Ivry Géographique : commune d'Île-de-France - Ivry-sur-Seine 1928 1930 Ivry 94000 - Ivry-sur-Seine
(bureau de poste principal)
JASmin (01 4) 527 Historique : homme de lettres français ; poète - Jacques Boé dit Jasmin (poète) (1798-1864) ;
rue Jasmin
1932 Auteuil 75016 - 16e arrondissement de Paris
21 rue Jasmin
8 à 14 rue Henri-Heine
JUSsieu (01 4) 587 Historique : scientifique français ; botaniste - Antoine-Laurent de Jussieu (1748-1836) ;
place Jussieu et rue Jussieu (Paris)
1963
(20/05)
Gobelins 75005 - 5e arrondissement de Paris
40 boulevard de Port-Royal
KELlermann (01 4) 535 Historique : militaire français - François-Christophe Kellermann (1735-1820) ;
boulevard Kellermann
1957
(13/04)
Gobelins 75005 - 5e arrondissement de Paris
40 boulevard de Port-Royal
KLEber (01 4) 553 Historique : militaire français - Jean-Baptiste Kléber (1753-1800) ;
avenue Kléber
1927 Passy 75016 - 16e arrondissement de Paris
29-31 rue des Sablons
Kremlin Géographique : commune d'Île-de-France - Le Kremlin-Bicêtre 1928 1930 Kremlin 94000 - Le Kremlin-Bicêtre
(bureau de poste principal)
LABorde (01 4) 522 Historique : homme politique français - Alexandre de Laborde (1773-1842) ;
rue de Laborde
1925 Laborde 75008 - 8e arrondissement de Paris
10 rue de Madrid
11 rue d'Édimbourg
LAFfitte (01 4) 523 Historique : homme politique français - Jacques Laffitte (1767-1844) ;
rue Laffitte
1930
(interruption
de 1935
à 1959)
1960
Provence 75009 - 9e arrondissement de Paris
2 à 10 rue Bergère
15-17 rue du Faubourg-Poissonnière
LAMartine (01 4) 526 Historique : homme de lettres et homme politique français - Alphonse de Lamartine (1790-1869) ;
rue Lamartine
1933
(interruption
de 1937
à 1950)
1951
Trudaine 75009 - 9e arrondissement de Paris
20 rue de Navarin
LAVoisier (01 4) 528 Historique : scientifique français ; chimiste - Antoine Lavoisier (1743-1794) ;
⇒ rue Lavoisier, à Rosny-sous-Bois
1959
(31/08)
Lavoisier 93000 - Rosny-sous-Bois
37 rue Jules Ferry
LECourbe (01 4) 532 Historique : militaire français - Claude Jacques Lecourbe (1759-1815) ;
rue Lecourbe
1935 Vaugirard 75015 - 15e arrondissement de Paris
8-10 rue Jobbé-Duval
Lilas Géographique : commune d'Île-de-France - Les Lilas 1928 1930 Lilas 93000 - Les Lilas
(bureau de poste principal)
LITtré (01 4) 548 Historique : homme de lettres français ; philosophe - Émile Littré (1801-1881) ;
rue Littré
1927 Littré 75006 - 6e arrondissement de Paris
37 rue du Cherche-Midi
60-62 boulevard Raspail
LONgchamp (01 4) 506 Géographique : monument - hippodrome de Longchamp, au Bois de Boulogne 1931 Longchamp 92000 - Suresnes
74 rue Carnot
LOUvre (01 4) 508 Géographique : monument - palais du Louvre ;
place du Louvre et (surtout) rue du Louvre
1912
(01/10)
Gutenberg 75001 - 1er arrondissement de Paris
46 bis rue du Louvre
55 rue Jean-Jacques-Rousseau
MAC-Mahon (01 4) 622 Historique : homme politique français - Patrice de Mac Mahon (1808-1893) ;
avenue Mac-Mahon
1951
inauguré
en 1958
(29/11)
Carnot 75017 - 17e arrondissement de Paris
23 à 27 rue Médéric
MAIllot (01 4) 624 Géographique : lieu-dit - porte Maillot ;
gare de Neuilly - Porte Maillot
1928 Maillot 92000 - Neuilly-sur-Seine
4 rue Louis-Philippe
(ancien bureau de poste principal)
MALmaison 625
devenu (01 4) 967
Géographique : commune d'Île-de-France - Rueil-Malmaison 1941 1957
(XX/03)
Malmaison, devenu Boileau 92000 - Rueil-Malmaison
90 rue Pierre Brossolette
MANsart 626
devenu (01 3) 923
Historique : architecte français - Jules Hardouin-Mansart (1646-1708) ;
⇒ rue Mansart, à Trappes
1940 1957 Mansart localisation inconnue ;
semble détruit
MARcadet (01 4) 627 Géographique : lieu-dit - rue Marcadet 1912
(fin)
Marcadet 75018 - 18e arrondissement de Paris
266 rue Marcadet
MEDéric 633 Historique : homme politique français (résistant) - Gilbert Médéric-Védy, dit Médéric (1902-1944) ;
rue Médéric
1948 1950 Carnot 75017 - 17e arrondissement de Paris
23 à 27 rue Médéric
MEDicis (01 4) 633 Historique : femme politique française - Marie de Médicis (1575-1642) ;
rue de Médicis
1956
inauguré
en 1958
(20/12)
Danton 75005 - 5e arrondissement de Paris
91 boulevard Saint-Michel
MENilmontant (01 4) 636 Géographique : lieu-dit - Ménilmontant (quartier parisien) ;
boulevard de Ménilmontant, porte de Ménilmontant et rue de Ménilmontant
1926 Menilmontant 75020 - 20e arrondissement de Paris
26 rue Sorbier
MERmoz (01 4) 637 Historique : aviateur français - Jean Mermoz (1901-1936) ;
⇒ boulevard Jean Mermoz, à Neuilly-sur-Seine
1959
(26/08)
1961
(04/11)
Maillot 92000 - Neuilly-sur-Seine
4 rue Louis-Philippe
(ancien bureau de poste principal)
MIChelet (01 4) 642 Historique : homme de lettres français ; historien - Jules Michelet (1798-1874) ;
⇒ rue Michelet, à Issy-les-Moulineaux
1933 Michelet 92000 - Clamart
25 rue Hébert
MIRabeau (01 4) 647 Historique : homme politique français - Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau (1749-1791) ;
pont Mirabeau et rue Mirabeau
1950 Auteuil 75016 - 16e arrondissement de Paris
21 rue Jasmin
8 à 14 rue Henri-Heine
MOLitor (01 4) 605 Historique : militaire français - Gabriel Jean Joseph Molitor (1770-1849) ;
porte Molitor et rue Molitor
1928 Molitor 92000 - Boulogne-Billancourt
38 rue Paul Bert
(ancien bureau de poste principal)
MONtmartre (01 4) 606 Géographique : commune annexée par Paris en 1860 - Montmartre ;
(le boulevard Montmartre, la rue Montmartre et la rue du Faubourg-Montmartre sont géographiquemet distincts)
1933 Montmartre 75018 - 18e arrondissement de Paris
114 rue Marcadet
NATion (01 4) 628 Géographique : lieu-dit - place de la Nation 1957
(30/11)
Diderot 75012 - 12e arrondissement de Paris
187-189 avenue Daumesnil
Noisy-le-Sec Géographique : commune d'Île-de-France - Noisy-le-Sec 1928 1933 Noisy-le-Sec 93000 - Noisy-le-Sec
(bureau de poste principal)
NORd (01 4) 607 Géographique : monument - proximité de la gare de Paris-Nord 1912
(01/10)
Nord 75019 - 19e arrondissement de Paris
103 à 107 boulevard de la Villette
OBErkampf 023 Historique : industriel allemand naturalisé français - Christophe-Philippe Oberkampf (1738-1815) ;
rue Oberkampf
1931 1971 Menilmontant 75020 - 20e arrondissement de Paris
26 rue Sorbier
OBServatoire 027 Géographique : monument - observatoire de Meudon, rattaché à l'Observatoire de Paris 1934 1979 Observatoire 92000 - Meudon
5 avenue du 11 Novembre
ODEon 033 Géographique : monument - théâtre de l'Odéon ;
place de l'Odéon, rue de l'Odéon et quartier de l'Odéon
1929 1980 Danton 75005 - 5e arrondissement de Paris
91 boulevard Saint-Michel
OPEra 073 Géographique : monument - Opéra de Paris ;
avenue de l'Opéra et place de l'Opéra
1928 1980 Anjou 75008 - 8e arrondissement de Paris
11 à 15 rue d'Anjou
ORNano 076 Historique : militaire français - Philippe Antoine d'Ornano (1784-1863) ;
boulevard Ornano
1951 1979 Montmartre 75018 - 18e arrondissement de Paris
114 rue Marcadet
Pantin Géographique : commune d'Île-de-France - Pantin 1928 1930 Pantin 93000 - Pantin
(bureau de poste principal)
PASsy (01 4) 727 Géographique : commune annexée par Paris en 1860 - Passy (Seine) ;
pont de Bir-Hakeim (ancien pont de Passy), porte de Passy et rue de Passy
1912
(01/10)
Passy 75016 - 16e arrondissement de Paris
29-31 rue des Sablons
PELletan (01 4) 735 Historique : homme politique français - Camille Pelletan (1846-1915) ;
⇒ rue Camille Pelletan, à Montrouge
1959
(19/12)
Alésia 92000 - Montrouge
13 rue Camille Pelletan
PEReire (01 4) 737 Historique : banquiers français - les Frères Pereire ;
boulevard Pereire, place du Maréchal-Juin (ancienne place Pereire) et gare de Pereire - Levallois
1928 Pereire 92000 - Levallois-Perret
43 rue Pierre Brossolette
PIGalle (01 4) 744 Historique : artiste français ; sculpteur - Jean-Baptiste Pigalle (1714-1785) ;
place Pigalle, rue Jean-Baptiste-Pigalle et Pigalle (quartier parisien)
1933 Trudaine 75009 - 9e arrondissement de Paris
20 rue de Navarin
PLAine (01 4) 752 Géographique : lieu-dit - la Plaine Saint-Denis 1928 Plaine 93000 - Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
19 rue des Ursulines
POIncaré (01 4) 704 Historique : homme politique français - Raymond Poincaré (1860-1934) ;
avenue Raymond-Poincaré
1956
(17/03)
Passy 75016 - 16e arrondissement de Paris
29-31 rue des Sablons
POMpadour (01 4) 706 Historique : femme politique française - Madame de Pompadour (1721-1764) ;
carrefour Pompadour, à Créteil
1941 Pompadour 94000 - Champigny-sur-Marne
2 bis rue Martelet
(avant mai 1960, situé au rez-de-chaussée du bureau de poste principal)
Port-à-l'Anglais Géographique : pont suspendu reliant les communes d'Île-de-France d'Alfortville et de Vitry-sur-Seine 1928 1930 Port-à-l'Anglais 94000 - Alfortville
(bureau de poste principal)
PORt-Royal (01 4) 707 Géographique : monument - abbaye de Port-Royal de Paris ;
boulevard de Port-Royal
1934 Gobelins 75005 - 5e arrondissement de Paris
40 boulevard de Port-Royal
Pré-Saint-Gervais Géographique : commune d'Île-de-France - Le Pré-Saint-Gervais 1928 1930 Pré-Saint-Gervais 93000 - Le Pré-Saint-Gervais
(bureau de poste principal)
PRIncesse 774
devenu (01 3) 966
Historique : l'une des quatre princesses de Conti : 1951 1958 Princesse 78000 - Le Vésinet
27 boulevard Carnot
PROvence (01 4) 770 Géographique : ancienne province française - Provence ;
rue de Provence, ouverte en 1777 en l'honneur de Louis Stanislas Xavier de France, comte de Provence, futur Louis XVIII (1755-1824)
1926 Provence 75009 - 9e arrondissement de Paris
2 à 10 rue Bergère
15-17 rue du Faubourg-Poissonnière
Puteaux Géographique : commune d'Île-de-France - Puteaux 1928 1932 Puteaux 92000 - Puteaux
(bureau de poste principal)
PYRénées (01 4) 797 Géographique : chaîne de montagnes franco-espagnole - Pyrénées ;
rue des Pyrénées
1956 Menilmontant 75020 - 20e arrondissement de Paris
26 rue Sorbier
RAMeau (01 4) 726 Historique : artiste français ; compositeur - Jean-Philippe Rameau (1683-1764) ;
⇒ rue Rameau, à Villejuif
1962
(07/04)
Rameau 94000 - Villejuif
22 boulevard Maxime Gorki
REDoute (01 4) 733 Géographique : lieu-dit - avenue de la Redoute, à Asnières-sur-Seine 1961
(16/09)
Grésillons 92000 - Asnières-sur-Seine
2 rue Ernest Billiet
RENan (01 4) 736 Historique : homme de lettres français ; philosophe - Ernest Renan (1823-1892) ;
⇒ rue Ernest Renan, à Issy-les-Moulineaux
1961
(XX/12)
Michelet 92000 - Clamart
25 rue Hébert
RIChelieu (01 4) 742 Historique : homme politique français - Armand-Jean du Plessis de Richelieu (1585-1642) ;
rue de Richelieu
1925 Anjou 75008 - 8e arrondissement de Paris
11 à 15 rue d'Anjou
ROBinson (01 4) 702 Littéraire : la commune du Plessis-Piquet fut renommée Le Plessis-Robinson le 12 novembre 1909, en raison de la guinguette Au Grand Robinson qu'y avait ouverte un restaurateur parisien vers 1840, qui connut une vogue immédiate et durable. L'enseigne s'inspirait du roman Le Robinson suisse de Johann David Wyss, paru en 1813 - histoire d'une famille de naufragés en Indonésie, qui se construit une maison dans les arbres. Cet ouvrage se référait au célèbre Robinson Crusoé de Daniel Defoe, publié en 1719. 1941 Robinson 92000 - Sceaux (Hauts-de-Seine)
75-77 rue Houdan
Romainville Géographique : commune d'Île-de-France - Romainville 1928 1930 Romainville 93000 - Romainville
(bureau de poste principal)
ROQuette (01 4) 700 Géographique : lieu-dit - rue de la Roquette et quartier de la Roquette 1912
(01/10)
Voltaire 75011 - 11e arrondissement de Paris
97 boulevard Richard-Lenoir
58 boulevard Voltaire
SABlons (01 4) 722 Géographique : lieu-dit - plaine des Sablons, à Neuilly-sur-Seine ;
porte des Sablons
1947 Maillot 92000 - Neuilly-sur-Seine
4 rue Louis-Philippe
(ancien bureau de poste principal)
Saxe Historique : militaire français - Maurice de Saxe (1696-1750) ;
avenue de Saxe
1912
(01/10)
1923 Ségur 75007 - 7e arrondissement de Paris
55 avenue de Saxe
SEBastopol 732 Géographique : ville de Russie - siège de Sébastopol (1854-1855) ;
boulevard de Sébastopol
1956
(05/11)
1961 Archives 75003 - 3e arrondissement de Paris
63 rue des Archives
106-108 rue du Temple
SEGur (01 4) 734 Historique : homme politique français - Philippe Henri de Ségur (1724-1801) ;
avenue de Ségur
1923 Ségur 75007 - 7e arrondissement de Paris
55 avenue de Saxe
SEVigné (01 4) 738 Historique : femme de lettres française ; épistolière - Marie de Rabutin-Chantal (marquise de Sévigné) (1626-1696) ;
⇒ rue de Sévigné, à Villemomble
1959
(29/10)
Sévigné 93000 - Bondy
27 avenue de la République
Sèvres Géographique : commune d'Île-de-France - Sèvres 1928 1936 Sèvres 92000 - Sèvres
(bureau de poste principal)
SOLférino (01 4) 705 Géographique : village d'Italie - bataille de Solférino, en 1859 ;
rue de Solférino et passerelle Léopold-Sédar-Senghor (ancien pont de Solférino)
1951 Invalides 75007 - 7e arrondissement de Paris
3-5 rue Louis-Codet
STAde (01 4) 782 Géographique : monument - stade olympique Yves-du-Manoir, à Colombes 1961
(22/03)
Charlebourg 92000 - La Garenne-Colombes
72 avenue du Général de Gaulle
SUFfren (01 4) 783 Historique : militaire français - Pierre André de Suffren (1729-1788) ;
avenue de Suffren
1933 Ségur 75007 - 7e arrondissement de Paris
55 avenue de Saxe
Suresnes Géographique : commune d'Île-de-France - Suresnes 1928 1931 Suresnes 92000 - Suresnes
(bureau de poste principal)
TAItbout (01 4) 824 Historique : officier de justice français - Jean-Baptiste Julien Taitbout (1690-1779) ;
rue Taitbout
1931 Provence 75009 - 9e arrondissement de Paris
2 à 10 rue Bergère
15-17 rue du Faubourg-Poissonnière
TOUrelle (01 4) 808 Géographique : lieu-dit - villa de la Tourelle à Saint-Mandé (nom dû à la vue sur une tour du château de Vincennes) 1961
(15/05)
Daumesnil 94000 - Vincennes
3 rue Renon
TREmblay (01 4) 873 Géographique : lieu-dit - parc du Tremblay, à Champigny-sur-Marne 1928 Tremblay 94000 - Nogent-sur-Marne
48 rue du Général Chanzy
TRInité (01 4) 874 Géographique : monument - église de la Sainte-Trinité (Paris) ;
rue de la Trinité
1929 Trudaine 75009 - 9e arrondissement de Paris
20 rue de Navarin
TROcadéro (01 4) 870 Géographique : fort de Cadix en Espagne - bataille du Trocadéro, en 1823 ;
place du Trocadéro-et-du-11-Novembre
1930 Auteuil 75016 - 16e arrondissement de Paris
21 rue Jasmin
8 à 14 rue Henri-Heine
TRUdaine (01 4) 878 Historique : homme politique français - Daniel-Charles Trudaine (1703-1769) ;
avenue Trudaine
1912
(01/10)
Trudaine 75009 - 9e arrondissement de Paris
20 rue de Navarin
TURbigo (01 4) 887 Géographique : ville d'Italie - fait d'armes de Turbigo, en 1859 (la veille de la bataille de Magenta) ;
rue de Turbigo
1927 Archives 75003 - 3e arrondissement de Paris
63 rue des Archives
106-108 rue du Temple
VAL-d'Or (01 4) 825 Géographique : lieu-dit - rue du Val-d'Or, à Saint-Cloud 1928
(interruption
de 1942
à 1956)
1957
(23/07)
Molitor 92000 - Boulogne-Billancourt
38 rue Paul Bert
(ancien bureau de poste principal)
Vanves Géographique : commune d'Île-de-France - Vanves 1928 1933 Vanves 92000 - Vanves
(bureau de poste principal)
VAUgirard (01 4) 828 Géographique : commune annexée par Paris en 1860 - Vaugirard (Seine) ;
boulevard de Vaugirard et (surtout) rue de Vaugirard
1925 Vaugirard 75015 - 15e arrondissement de Paris
8-10 rue Jobbé-Duval
VERsailles 837
devenu (01 3) 950
Géographique : commune d'Île-de-France - Versailles 1939 1959 Versailles 78000 - Versailles
2 impasse des Gendarmes
VICtor (01 4) 842 Historique : militaire français - Claude-Victor Perrin (1764-1841) ;
boulevard Victor
1963
(07/03)
Vaugirard 75015 - 15e arrondissement de Paris
8-10 rue Jobbé-Duval
VILlette (01 4) 845 Géographique : commune annexée par Paris en 1860 - La Villette (Seine) ;
boulevard de la Villette, porte de la Villette et quartier de la Villette
1930 Villette 93000 - Pantin
231 avenue Jean Lolive
Vitry Géographique : commune d'Île-de-France - Vitry-sur-Seine 1928 1930 Vitry 94000 - Vitry-sur-Seine
(bureau de poste principal)
VOLtaire (01 4) 805 Historique : homme de lettres français ; philosophe - François-Marie Arouet dit Voltaire (1694-1778) ;
boulevard Voltaire
1935 Voltaire 75011 - 11e arrondissement de Paris
97 boulevard Richard-Lenoir
58 boulevard Voltaire
WAGram 924 Géographique : village d'Autriche - bataille de Wagram, en 1809 ;
avenue de Wagram et place de Wagram
1912
(01/10)
1980 Carnot 75017 - 17e arrondissement de Paris
23 à 27 rue Médéric

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Grille d'entrée d'une cour - 36 rue de Montreuil (Paris - 11e). Juillet 2012.
Enseigne de boutique - 50 rue Beauregard (Paris - 2e). Juillet 2012.

Les indicatifs téléphoniques littéraux font partie intégrante de la vie parisienne.

Au cinéma, le refrain Jean Mineur Publicité - Balzac 00.01, alors entendu avant et après les actualités, martelle avec entrain le numéro de téléphone de la célèbre agence.

Un autre numéro, longtemps ancré dans la mémoire collective, est celui de l'horloge parlante, qui donne l'heure d'une voix mécanique, depuis février 1933, à Odéon 84.00.

La société SVP, spécialisée dans les renseignements en tout genre, est joignable à SVP 11 11[29].

Moins connu, le numéro abrégé INF 1, créé au milieu des années 1950, donne les informations quotidiennes (dernières nouvelles politiques et sportives, résultats des courses, prévisions météorologiques) de 7 heures à minuit.

Music-hall[modifier | modifier le code]

Sous Albert Lebrun, l'humoriste Augustin Martini ironise férocement[30], au cabaret La Lune rousse, sur le numéro de téléphone de la présidence de la République [31] : Elysées[7] 00.00...

Théâtre[modifier | modifier le code]

Dans la pièce de théâtre Le père Noël est une ordure créée en 1979 par la troupe du Splendid, le numéro de téléphone où joindre un bénévole de l'association parisienne Détresse Amitié est GUR.SI.XO ou 487.74.90 (minute 1 de la pièce).

Les auteurs ont repris, de façon burlesque, le principe des anciens indicatifs littéraux, aboli depuis plus de 15 ans mais encore présent dans les mémoires. Ils l'étendent même au numéro tout entier et forgent un nom fantaisiste. On apprend plus tard (minute 14 de la pièce) que le local de l'association se situe 10 rue des Lombards (4e arrondissement). C'était précisément l'adresse où jouait le Splendid depuis 1974. Le préfixe fictif GUR/487 semble une contraction de GUTenberg/488 (indicatif alors supprimé, qui desservait naguère le 1er arrondissement voisin) et de TURbigo/887 (le numéro de téléphone du théâtre était 887.33.82[32]).

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs films anciens ayant pour cadre Paris ou sa proche banlieue, un numéro de téléphone est cité ou - plus rarement - inscrit. Citons, entre autres :

Par contre, le film Monsieur Verdoux, réalisé en 1947 par Charlie Chaplin, présente une invraisemblance. À la minute 29, Henri Verdoux-Charlie Chaplin demande à l'opératrice téléphonique de lui passer la Bourse de Paris et énonce le numéro Réaumur 65.72. L'indicatif Réaumur n'a jamais existé. Le Palais de la Bourse est alors joignable par une batterie de numéros en Central, Gutenberg ou Louvre. Le quartier est aussi desservi par l'indicatif Richelieu[37].

Chanson[modifier | modifier le code]

En 1964, dans sa chanson Allô Maillot 38-37, Frank Alamo joue sur les mots, de façon amusante et inattendue, entre un numéro de téléphone et la taille d'un vêtement féminin.

Des interrogations[modifier | modifier le code]

L'historique des indicatifs soulève certaines interrogations auxquelles une réponse reste à venir.

Comme indiqué plus haut, l'abandon de certains indicatifs (le charmant Bergère ; l'évocateur Glacière ; le non-retenu Madeleine (à la connotation confessionnelle trop marquée ?) ; l'éphémère Sébastopol) s'explique mal car ils remplissaient tous les critères requis.

Des incohérences apparaissent entre certaines dates de mise en service officielle (précisées dans la revue mensuelle Postes et Télécommunications) et de fonctionnement effectif (constatées sur l'annuaire). Tel est, par exemple, le cas de :

  • Fontenoy - inauguré le 17 décembre 1955, en fonction dès 1951 ;
  • Mac-Mahon - inauguré le 29 novembre 1958, dans le bottin depuis 1951 ;
  • Médicis - inauguré le 20 décembre 1958, attribué dès 1956 ;
  • Bagatelle - inauguré le 25 avril 1959, en service depuis 1956.

Objet de tous les honneurs, l'indicatif Mermoz est inauguré deux fois : le 26 août 1959 puis le 4 novembre 1961. Comprenne qui pourra !

Mis en service en février 1962, Alma était utilisé depuis le 1er mai 1959 sur d'autres équipements... dont on aimerait connaître la nature.

Planifiés dès 1932 pour les années 1934-1935, les indicatifs Mirabeau et Ornano ne seront respectivement mis en service qu'en 1950 et 1951. Pourquoi un délai aussi long ? Les réductions de crédits dues à la Grande Dépression ou les pénuries de l'Occupation n'expliquent qu'en partie ce retard d'une décennie et demie.

Quelques indicatifs connaissent une éclipse - parfois très longue - dont les raisons échappent. Ainsi disparaissent successivement de l'annuaire :

  • Laffitte, de 1935 à 1959 ;
  • Lamartine, de 1937 à 1950 ;
  • Val-d'Or, de 1942 à 1956 ;
  • Batignolles, de 1957 à 1959.

L'origine de l'indicatif Bossuet, mis en service à Créteil au début 1964, résiste à toutes les recherches. Aucune voie de cette commune ni des localités limitrophes ne porte ce nom.

Postérité[modifier | modifier le code]

Ancienne publicité peinte vue depuis le quai de la gare d'Asnières (92). Juin 2013.

Que reste-t-il des indicatifs téléphoniques littéraux parisiens ? Bien peu de choses...

Plaque de trottoir de la CPDE (Compagnie parisienne de distribution d'électricité) - 42 rue Bréguet (Paris - 11e). Août 2012.

Seuls les adultes nés avant 1960 les ont connus ou pratiqués. Aujourd'hui, lequel d'entre eux a conscience d'appeler un ancien Balzac en voyant s'afficher, sur son téléphone portable 4G, un numéro commençant par 01 42 25 ? Quant aux plus jeunes, beaucoup assimilent l'époque des indicatifs littéraux à la période antérieure aux années 1930 lorsque, faute de système automatique, il fallait transiter par une opératrice.

Dans les foires aux vieux papiers, on trouve encore de nombreux documents, édités avant 1964, qui font apparaître des numéros téléphoniques de jadis, notamment dans les encarts publicitaires. Mais la trace des indicatifs littéraux a presque totalement disparu des rues parisiennes. Passage de cinq décennies oblige, inscriptions des vieilles devantures de boutiques et anciennes publicités peintes sont devenues rarissimes. Lorsqu'elles subsistent, elles sont souvent en mauvais état : les intempéries, l'abandon, les affichages ou les graffiti les ont rendues difficilement lisibles.

Par contre, le passant attentif, curieux des vestiges du passé, découvrira encore, ça et là, des numéros alphanumériques imprimés sur les plaques de trottoir en fonte du réseau électrique. Mais leur nécessaire entretien en diminue peu à peu le nombre.

On observe une survivance de la numérotation téléphonique littérale dans l'actuelle appellation des nœuds de raccordement des abonnés (NRA) de la société Orange (ex France Télécom), formée de 3 lettres abréviatives suivies des 2 chiffres du département, tels[38] :

NRA Nom Département Ville
JEM75 Jemmapes 75 - Paris - 10e Paris
FBL77 Fontainebleau 77 - Seine-et-Marne Fontainebleau
VER78 Versailles 78 - Yvelines Versailles
ETA91 Étampes 91 - Essonne Étampes
NAN92 Nanterre 92 - Hauts-de-Seine Nanterre
BNY93 Bobigny 93 - Seine-Saint-Denis Bobigny
CRE94 Créteil 94 - Val-de-Marne Créteil
ISA95 L'Isle-Adam 95 - Val-d'Oise L'Isle-Adam


Témoins d'une époque révolue, les indicatifs téléphoniques littéraux attestent un mode de communication involontairement poétique et nécessitant une gymnastique intellectuelle, balayé par le besoin de modernisation des trente Glorieuses.

Références[modifier | modifier le code]

  1. certaines des précisions qui suivent ont été apportées par Thierry Couture (avec l'aide de Stéphane Cochet), notamment à la suite de recherches effectuées d'août 2012 à août 2013 à la Bibliothèque Historique des Postes et des Télécommunications - BHPT (89-91 rue Pelleport - 75020 PARIS), et en mai-juin 2013 aux Archives de Paris (18 boulevard Sérurier - 75019 PARIS).
  2. les renseignements qui suivent sont extraits de l'article Les numéros d'appel téléphonique dans la circonscription de Paris par M. Betoux, administrateur à la Direction générale des Télécommunications, paru dans la revue Postes et Télécommunications no 66 de juin 1961.
  3. toutefois, les téléphonistes parisiennes continueront longtemps encore à désigner les centraux par une lettre de l'alphabet : L pour Trudaine, M pour Archives, O pour Élysées (à propos de ce dernier central, voir infra, note 7). Et dans une note en bas de page complétant la liste des cabines téléphoniques, l'Annuaire officiel des abonnés au téléphone fait référence jusqu'en 1925 à des lettres-indices... disparues depuis quasiment 30 ans !
  4. les numéros 100, 200, 400, 500, 600, 700, 800 et 900 sont mis en service dès 1896 ; la série 300 suivra en 1902, puis la série 1000 en 1910.
  5. l'opératrice ne peut établir la communication que si l'appelant et l'appelé dépendent du même bureau ; dans le cas contraire, elle doit la transférer au bureau de l'appelé, où l'une de ses collègues prend le relais.
  6. circulaire no 35 du 28 octobre 1912, relative au changement apporté dans la manière d'appeler les abonnés du téléphone de Paris.
  7. a, b, c, d et e une erreur est régulièrement commise en omettant le S final de cet indicatif, probablement par assimilation au nom officiel du 8e arrondissement de Paris ou au Palais de l'Élysée.
  8. recherche faite à la BHPT le vendredi 20 février 2015.
  9. « Central téléphonique », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Central téléphonique et poste », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. le Mémorial de l'Escadrille La Fayette s'élève à Marnes-la-Coquette.
  12. voir Bottin du commerce de 1939 (2Mi3/310) - Archives de Paris.
  13. à Lyon et à Marseille, on compose primitivement la première lettre, puis les deux premières à partir de 1948 à Marseille et de 1951 à Lyon.
  14. le central téléphonique Moncey (construit en 1927) est parfois nommé Vaudrey, sa première appellation. Vaudrey est le premier indicatif littéral lyonnais, en 1919.
  15. les indicatifs littéraux apparaissent à Lyon dès juin 1919 avec Vaudrey, en service jusqu'à juillet 1934. Suivront Barre, en service de juillet 1920 à 1927; Burdeau, en janvier 1928 ; Franklin et Villeurbanne, en mai 1928 ; Lalande, en 1929 ; Moncey et Parmentier, en juillet 1930 ; Gailleton, en 1948 ; enfin Terreaux, en 1956. En pratique, on peut ne mentionner que la première lettre car chaque indicatif commence par un caractère différent.
  16. à Marseille, seul est d'abord en service le central Colbert, suivi de Dragon en 1928. Puis apparaissent Garibaldi et National, en 1931 ; les éphémères Marengo et Meilhan (en service de 1934 à 1937) ; Prado, en 1941 ; Ferréol, en 1946 ; enfin Guynemer et Monte-Cristo, en 1951. Le central Mistral sera inauguré en janvier 1960 - trois ans après l'abandon des indicatifs littéraux.
  17. les quatre indicatifs littéraux de Toulouse sont mis en service en 1949, sous forme de deux lettres. Comme à Lyon, la première lettre d'un indicatif suffit, en théorie, à le distinguer des autres. De plus, il est amusant de constater que tous les indicatifs toulousains se terminent en A. N'est-ce que le fruit du hasard ou une volonté délibérée d'évoquer les consonances occitanes ?
  18. préfixes B2 à Brive-la-Gaillarde et B3 dans les communes de son agglomération.
  19. préfixes D2 à Dijon ; D0, D4, D5 et D6 dans les communes de son agglomération.
  20. préfixes H2 et H8 au Havre et à Sanvic ; H2 à Rouelles ; H8 à Bléville et Sainte-Adresse.
  21. préfixes R1 à Rouen ; R5, R6, R8 et R9 dans les communes de son agglomération.
  22. « Du 22 à Asnières à ENUM », La lettre de l'Autorité, ART, no 41,‎ , p. 6 (lire en ligne).
  23. la nouvelle règle, voulant que les centraux mis en service après octobre 1963 ne le soient plus que sous forme de chiffres, est difficilement observée. Même l'administation des Téléphones l'enfreint, bien qu'elle ait montré l'exemple en ne faisant plus référence aux indicatifs littéraux. En effet, dans son no 114 de juin 1965, la revue Postes et Télécommunications donne, en page 18, la liste des 69 centraux téléphoniques parisiens reliés au 19 (= automatique international). Les centraux y sont indiqués avec leur indicatif chiffré suivi de leur ancien nom entre parenthèses. Or le nouveau central 267 porte l'appellation Ampère, alors que cette dénomination est théoriquement proscrite... Force de l'habitude !
  24. http://en.wikipedia.org/wiki/Telephone_exchange_names.
  25. par exemple, la publicité radiophonique du début des années 1980 Jacques Ribourel - Alma 00.90.
  26. tels SOS (au lieu de POR ) 99.99 (tous dépannages urgents), VGE 81.88 (répondeur téléphonique mis à disposition des jeunes par Valéry Giscard d'Estaing durant la campagne présidentielle de 1981 ⇒ http://www.ina.fr/politique/elections/video/CAA8100752101/elysee-81-ligne-telephonique-vge-8188.fr.html), et même INF 84.00 (horloge parlante remplaçant ODÉon 84.00, dont les silences entre les tops sont utilisés illicitement, par de "petits malins", pour y enregistrer leurs coordonnées personnelles… et faire connaissance aux fins qu'on peut deviner ! ⇒ http://www.sowal.ma/dans-les-annees-70-a-paris-qui-se-souvient-dinf-84-00-cetait-lhorloge-parlante-devenue-le-reseau/).
  27. pour la base de ce recensement, voir http://matthieu.benoit.free.fr/indictel.htm.
  28. les recherches n'ont permis d'établir aucun rapprochement entre l'« Évêque de Meaux » et la ville de Créteil, où aucune voie ne porte ni n'a jamais porté son nom. Les raisons ayant conduit à ce choix restent donc inexpliquées. L'« allée Bossuet », à Chennevières-sur-Marne, est le seul endroit voisin susceptible d'avoir inspiré cet indicatif ; la modestie même du lieu rend toutefois une telle explication peu probante.
  29. Carole Bellemare et Caroline Beyer, « Olivier Lenormand offre une nouvelle vie au mythique SVP », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  30. voir L'Élysée - Histoire d'un palais de Georges Poisson (Librairie académique Perrin - 1979), page 213.
  31. c'est le président Jules Grévy qui, souhaitant un lien direct avec les casernes voisines par crainte d'un attentat, avait fait installer le téléphone au Palais de l'Élysée, à une époque où cette invention ne suscitait guère qu'indifférence ou scepticisme (en France, jusqu'au lendemain de la guerre de 1914-1918, le téléphone aura la connotation négative d'un gadget futile réservé à une élite oisive et fortunée) - Op. cit., page 110.
  32. recherche faite à la BHPT le vendredi 7 février 2014.
  33. les numéros CAR.08.11 et CAR. 08.12 sont vraisemblables ; CAR. 08.14 était même attribué à un abonné demeurant 38 rue de Courcelles. TUR. 52.00 (et TUR. 53.01, 96.80 et 97.81) étaient attribués à une société immobilière située précisément 37 rue du Louvre. Toutefois, il s'agissait des seuls numéros en TUR de cette rue, desservie par les indicatifs CEN, GUT et LOU. On peut penser qu'ils correspondaient à un bureau annexe du 3e ou 4e arrondissement. Annuaire téléphonique de 1947 - liste par rues. Recherche faite à la BHPT le vendredi 20 mars 2015.
  34. comme on l'apprend à la minute 61 du film, lorsque Maurice Martineau fait une déposition devant l'inspecteur Antoine (Louis Jouvet). Ce numéro présente une invraisemblance : la rue des Bourdonnais, située dans le 1er arrondissement, relevait des indicatifs Central, Gutenberg ou Louvre, comme le confirme l'annuaire téléphonique de 1947 - liste par rues. Recherche faite à la BHPT le vendredi 20 mars 2015. L'indicatif Turbigo desservait les 3e et 4e arrondissements.
  35. numéro repris, six ans plus tard, dans le film Maigret voit rouge du même réalisateur.
  36. numéro repris du film Le rouge est mis, tourné six ans plut tôt par le même réalisateur.
  37. annuaire téléphonique de 1947, liste par rues. Article BOURSE (Place de la) - Sous-article PALAIS DE LA BOURSE. Recherche faite à la BHPT le vendredi 6 février 2015.
  38. voir http://francois04.free.fr/nra.php.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Numérotation téléphonique alphanumérique hors de France[modifier | modifier le code]