Diocèse de Vence

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Diocèse de Vence
(la) Dioecesis Venciensis
Image illustrative de l'article Diocèse de Vence
La cathédrale de la Nativité-de-Marie de Vence
Pays France
Église catholique
Type de juridiction diocèse
Création Ve siècle
Suppression 1790 / 1801
Province ecclésiastique Embrun
Siège Vence
Langue(s) liturgique(s) latin
Calendrier julien puis grégorien
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Le diocèse de Vence (en latin : Dioecesis Venciensis) est un ancien diocèse de l'Église catholique en France. Il est un des diocèses historiques de la Provence.

Histoire[modifier | modifier le code]

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au début du XVIIIe siècle, le clergé de la cathédrale de Vence comprend le prévôt du chapitre, un archidiacre, un capiscol, un sacristain, un théologal, cinq chanoines et huit bénéficiers dont deux sont aussi curés[1].

Le diocèse est supprimé par la constitution civile du clergé.

Territoire[modifier | modifier le code]

Le diocèse de Vence confinait avec le Var, l'Estéron et le Loup.

Il comprenait Andon, Bézaudun, Bouyon, Le Broc, Cagnes, Caille, Carros, Courmes, Courmettes, Coursegoules, Dosfraires, Gattières, Gréolières-Basses, Gréolières-Hautes, Malvans, Saint-Jeannet, Saint-Laurent, Saint-Paul, Thorenc, Tourrettes, Valettes, Vence et Villeneuve.


Les paroisses[modifier | modifier le code]

A la veille de la Révolution Française, le diocèse de Vence comprenait 21 paroisses desservies par 22 curés. Deux d'entre eux qui sont aussi chanoines ou bénéficiers du chapitre assurent, en alternance, les services de la cathédrale.

Les titulaires des paroisses des paroisses portent le titre de prieur lorsqu'ils tirent leur revenu de la perception directe de tout ou partie des dimes et celui de vicaire lorsque qu'ils sont salariés de l'évêque ou du chapitre.

Paroisses du diocèse de Vence
Nom de la paroisse Commune actuelle Type Titre (en latin) du titulaire 1351 1376 Remarque
1 Andon Andon Vicariat Vicarius de Andaono X X La paroisse d'Andon est recrée en 1720.
2 Bézaudun Bézaudun-les-Alpes Prieuré Prior de Besauduno X X
3 Bouyon Bouyon Prieuré Prior de Bosidono X X
4 Cagnes Cagnes-sur-Mer Prieuré Prior de Canha X X
5 Caille Caille Prieuré Prior de Calya X
6 Carros Carros Prieuré Prior de Carrossio X
7 Courmes Courmes Prieuré Prior de Cormis X X
8 Coursegoules Coursegoules Vicariat Vicarius de Cossegolis X X
9 Dosfraires Le Broc Prieuré Prior Duobus Fratribus X X
10 Gattières Gattières Prieuré Prior de Gatteriis X X
11 Gréolières Basses Gréolières Vicariat Vicarius de Grauderiis Inferioribus X X
12 Gréolières Hautes Gréolières Vicariat Vicarius de Grauderiis Superioribus X X
13 La Gaude La Gaude Prieuré Prior de Gauda X X
14 La Grande Bastide Saint-Jeannet Prieuré Prior de Bastida X
15 Le Broc Le Broc Prieuré Prior de Broco X
16 Les Courmettes et Les Valettes Tourrettes-sur-Loup Vicariat Vicarius de Cormeyis et Valetis X
17 Saint-Jeannet Saint-Jeannet Prieuré Prior de Sancyi Johaneti X
18 Thorenc Andon Prieuré Prior de Turenco X X
19 Tourrettes-sur-Loup Tourrettes-sur-Loup Vicariat Vicarius de Turretis X X
20 Vence Vence
21 Villeneuve-Loubet Villeneuve-Loubet Vicariat Vicarius de Villanova X

Évêques[modifier | modifier le code]


Le temporel et les revenus du diocèse[modifier | modifier le code]

L'origine des droits seigneuriaux que les évêques de Vence détenaient sur cette ville n'est pas bien connue. Lorsque le comte de Provence Raimond-Bérenger IV inféode, le [note 1], Vence à Romée de Villeneuve, il l'assortit de la suzeraineté sur les autres co-seigneurs de la ville. L'évêque en fait partie car en 1293, les héritiers de Romée de Villeneuve dispensent l'évêque Pierre d'Avignon, de tout hommage. L'un d'entre eux, Pierre-Romée de Villeneuve lui cède, cette même année, le quart des droits de justice et autres droits temporels qu'il détenait à Vence, Coursegoules, Courmes, Thorenc et Saint-Laurent la Bastide[2].

L'évêque de Vence était aussi seigneur de Bezaudun, de l'Olive du Broc, de Gattières et de Saint-Laurent du Var[2].

Abbayes et prieurés[modifier | modifier le code]

  • Saint Véran du Loup
Emplacement du prieuré de Saint-Véran du Loup sur la carte de César-François Cassini (feuille N°169 publiée en 1780).
Cet établissement religieux, nommé aussi « Notre-Dame de la Dorade » ou « Notre-Dame la Dorée » se situait sur la commune de Cagne sur mer, près de l'embouchure du Loup[3]. Au XVIIe siècle il n'en restait que des ruines et personne ne sait aujourd'hui situer exactement son emplacement.
Saint Véran du Loup aurait été une abbaye florissante à l'époque carolingienne avant d'être détruite par les sarrasins. Cette première fondation a peut-être même reçu du comte Leibulfe des biens dans la région d'Arles[4].
Le monastère renaît au Xe siècle sous l'impulsion notamment de l'évêque de Vence Durant (en latin « Durantus »), qui avait été précédemment abbé de Saint-Eusèbe de Saignon au diocèse d'Apt.
En 1065, un moine de l'abbaye de Lérins nommé Guillaume Truan[5] rédige à l'intention ou à la demande de l'abbé de Lérins Adalbert, un pense-bête dont nous ne savons pas à quel auditoire il était destiné qui résume l'histoire du prieuré, récemment acquis par l'abbaye de Lérins, dans les termes suivants :
« En l'an de l'incarnation de la Parole de Dieu 1005, le 13 novembre, on élut évêque de Vence, dans la ville d'Apt, sous la présidence de l'évêque Étienne, maître Durant, abbé de Saint Eusèbe. Il faut savoir que parce qu'il savait les habitants du coin peu instruits et peu au fait des questions de religion, il s'était adjoint la compagnie de l'un des frères de son monastère nommé Pons. Venant ici et après avoir traversé le fleuve Loup, ils découvrirent l'église de la bienheureuse mère de Dieu que le roi Charlemagne avait construite et à laquelle il avait enrichie de grands dons, que l'on nommait depuis la dorée, maintenant dévastée, désertée et non entretenue. Voici pourquoi Pons s'installa en ce lieu qui était en outre près de la mer et entouré de terres faciles à exploiter, et proche aussi de l'église de monseigneur Durant. En défrichant la fopêt sauvage voisine, il découvrit l'oratoire de Saint-Pierre proche de l'église de la bienheureuse Marie, celui du bienheureux Jean-Baptiste et du bienheureux confesseur Véran ... ».
Le monastère existe dès 1012, et son abbé se nomme alors Constantin. Un couple, vraisemblablement noble, Pierre et Ermengarde, lui fait alors dons de divers biens situés dans les terroirs de Vence et de Cannes[6].
Son abbé Pons, le donne, avec l'accord de l'évêque Durant de Vence et de son chapitre, de l'évêque Adalbert d'Antibe et de l'évêque André de Nice à l'abbé Adalbert de Lérins afin que ce monastère en assure la pérénité[7],[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Monographies et ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • Charles Beaunier, Recueil historique, chronologique et topographique des archevêchez, évêchez, abbayes et prieurez de France, tant d'hommes que de filles. : Evêché de Vence, Paris, Alexis-Xavier-René Mesnier, (lire en ligne), pp. 55 et 56..
  • Étienne Clouzot (auteur du texte) et Maurice Prou (Directeur de publication), Recueil des historiens de la France, t. VIII, Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, (lire en ligne), « VII », pp. 297 à 315.
  • (it) Pietro Gioffredo (auteur du texte) et Costanzo Gazzera (éditeur technique), Storia delle Alpi Marittime, vol. I, Torino, Stamperia Reale, (lire en ligne).
  • Françoise Hildesheimer (Responsable de la publication), Pierre Bodard, Jacques Fontana, Ernest Hildesheimer, Claude Passet, Jean Mouisset et Emmanuel Rémond, Les Diocèses de Nice et Monaco, Paris, Beauchesne, coll. « Histoire des diocèses de France », , 387 p. (ISBN 2-7010-1095-0, lire en ligne).
  • Eliana Magnani, « Lérins dans la société féodale (Xe-XIIe siècle) », dans Mireille Labrousse, Eliana Magnani, Yann Codou, Jean-Marie Le Gall, Régis Bertrand et dom Vladimir Gaudrat, Histoire de l'abbaye de Lérins, Abbaye de Bellefontaine, Association pour le rayonnement de la culture cistercienne, coll. « Cahiers cisterciens. Des lieux et des temps. » (no 9), (lire en ligne).
  • Henri Moris, Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1792 : Archives ecclésiastiques, série H, Nice, Archives départementales des Alpes Maritimes/Imprimerie J. Ventre et Cie, (lire en ligne).
  • Henri Moris et Edmond Blanc, Cartulaire de l'abbaye de Lérins : Première partie, Paris, Honoré Champion, (lire en ligne).
  • Eugène Tisserand, Histoire de Vence, cité, évêché, baronnie, de son canton et de l'ancienne viguerie de Saint-Paul du Var., Paris, E. Belin, , 312 p. (lire en ligne).

Articles[modifier | modifier le code]

  • Paul-Albert Février, « La donation faite à Lérins par le comte Leibulfe », Provence historique, Fédération historique de Provence, t. 6, no fascicule 23,‎ (lire en ligne).

Ressources en ligne[modifier | modifier le code]

Références et notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]


Notes[modifier | modifier le code]

  1. Où 1230, selon l'interprétation que l'on retient de la date « romaine »

Liens externes[modifier | modifier le code]