Anaximène de Lampsaque

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Anaximène de Lampsaque
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Anaximène (en grec ancien : ᾿Αναξιμένης) de Lampsaque (380-320 av. J.-C.) est un historien et maître de rhétorique grec, couramment identifié dans l'Antiquité parmi les sophistes.

Son père se prénomme Aristoclès ; élève de Zoïlos et de Diogène le Cynique, il était contemporain d'Alexandre le Grand dont il fut, avec Aristote, l'un des précepteurs, et qu'il aurait accompagné lors de son expédition asiatique.

Selon Pausanias, il empêcha la destruction de sa patrie : Alexandre, irrité contre Lampsaque qui avait pris parti pour Darius III, voulait ruiner cette ville ; voyant Anaximène qui venait lui demander la grâce de sa patrie, il jura de ne pas lui accorder ce qu'il allait lui demander ; alors le philosophe le pria de détruire Lampsaque : désarmé par cette ruse, Alexandre pardonna. Mais d'autres anecdotes laissent entendre qu'il n'était guère apprécié de son élève, qui lui préférait Aristote.

Anaximène aurait écrit trois œuvres historiques dont il ne reste, au mieux, que des fragments :

  • Une histoire de la Grèce, que Pausanias[1] appelle τὰ ἐν ῞Ελλησι ἀρχαῖα, mais qui est d'ordinaire intitulée πρώται ἱστορίαι ou πρώτη ἱστορία ;
  • Des Philippiques ou Histoire de Philippe II de Macédoine, en au moins huit livres[2];
  • Une Histoire d'Alexandre le Grand[3].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Rhétoricien, il a écrit des traités (tous perdus) qui semblent avoir été d'inspiration isocratique, tout en se montrant, en tant qu'orateur, un spécialiste de l'improvisation. Sa célébrité aujourd'hui tient surtout à ce que beaucoup de savants modernes en font l'auteur de l'ouvrage anonyme Rhétorique à Alexandre, jadis faussement attribué à Aristote. Mais ce traité, sous la forme sous laquelle il nous est parvenu, semble être en réalité composite, plusieurs fois remanié. Anaximène aurait donc, à supposer qu'il y ait une part de paternité, complété un noyau initial plus ancien, datant du début du IVe siècle av. J.-C.[4] Son travail aurait subi à son tour des modifications aux époques ultérieures[5].

Liens internes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pausanias le Périégète, VI, 18, 2.
  2. Harpocration s. v. Καβύλη, ῾Αλόννησος ; Eustratius. ad Aristot. Eth. iii. 8.
  3. Diog. Laert. II. 3 ; Harpocration s. v. ᾿Αλκίμαχος
  4. peut-être issu des ouvrages techniques – perdus – d'Isocrate
  5. IIIe siècle, dans l'Antiquité tardive - ou à Byzance

Sources[modifier | modifier le code]

Encyclopædia Britannica,onzième édition, aujourd'hui dans le domaine public.