Anastase Germonio

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Anastase Germonio
Image illustrative de l’article Anastase Germonio
Biographie
Naissance
Sale près de Ceva
Décès
Madrid
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
par Domenico Pinelli
Dernier titre ou fonction Archevêque de Tarentaise
Archevêque de Tarentaise
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Anastase Germonio, né le à Sale (Montferrat) et mort le à Madrid, fut un juriste, prélat de l'église catholique, archevêque-comte de Tarentaise de 1608 à 1627.

Vocation religieuse[modifier | modifier le code]

Anastase Germonio naît le à Sale (près de Ceva dans le marquisat de Montferrat) [1] Issu d'une famille noble, il fait ses études de philosophie et de droit à Turin, où il se lie d'amitié avec Antoine Favre[1]. Il choisit cependant d'entrer dans les ordres et devient curé de Sale.

Cependant, le duc Emmanuel-Philibert de Savoie le fait appeler pour devenir professeur de droit à l'université de Turin[1]. Proche de l'archevêque de Turin, Girolamo della Rovere (1530-1612), il l’accompagne à Rome, en 1586, lorsque celui-ci est élevé au rang de cardinal[1], où il reste jusqu'en 1608[2]. Ses talents de juristes en droit canonique sont utilisés, sous les papes Innocent IX puis Clément VIII, pour poursuivre les Décrétales[1].

Le duc de Savoie le fait de nouveau appeler pour intégrer son administration, en échange de quoi il obtient, en 1601, la seigneurie et le marquisat de Ceva, il refuse cependant les évêchés d'Astie et de Saluces[1]. En 1608, il est nommé archevêque-comte de Tarentaise.

Épiscopat[modifier | modifier le code]

Malgré le Concile de Trente, la province de Tarentaise n'a pas encore été entièrement réformée dans la tradition tridentine, malgré ses prédécesseurs, le nouvel archevêque entreprend donc de poursuivre ce travail par ses « Acta »[3]. En 1608, il parcourt d'ailleurs tout l'archidiocèse (Beaufortain, Tignes, Val d'Isère) et fait convoquer un synode en 1609[1]. L'année suivante, il entreprend des travaux sur la palais épiscopal, fait construire une digue pour le protéger des débordements de l'Isère et améliore l'écoulement des eaux dans la ville[2].

Il se lie d'amitié avec François de Sales, avec qui il échange à propos des De auxiliis.

Il est chargé par le duc de Savoie, Emmanuel-Philibert, d'être son ambassadeur auprès du roi Philippe II d'Espagne, le cardinal-archevêque de Turin étant indisponible, entre 1614 et 1616[4]. Il repart à nouveau en 1619 et c'est au cours de cette mission qu'il meurt le , à L'Escorial, à Madrid[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • (la) De sacrorum immunitatibus, Rome, erede Bartolomeo Zanetti, (lire en ligne)
  • (la) Paratitla super quinque libros Decretalium, Rome, erede Bartolomeo Zanetti, (lire en ligne)
  • De legatis principum et populorum libri tres, Rome, 1627.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Jacques Lovie, Histoire des diocèses de France. Chambéry, Tarentaise, Maurienne (Volume 11), Editions Beauchesne, (ISSN 0336-0539), p. 88-89.
  2. a et b Jean-Paul Bergeri, Histoire de Moûtiers. Capitale de la Tarentaise, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », (ISBN 2842063414 et 9782842063412), p. 273-274.
  3. Marius Hudry, Sur les chemins du Baroque en Tarentaise, Volume 2, La Fontaine de Siloé - FACIM, , 335 p. (ISBN 978-2-84206-422-8, lire en ligne), p. 327.
  4. a et b Jean-Pierre Leguay (sous la dir.), t3 – La Savoie de la Réforme à la Révolution française, Evreux, éd. Ouest France, 4 tomes, (ISBN 2-85882-536-X), p. 339.