Ananias, Azarias et Misaël

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Franz Joseph Hermann, Les trois hommes dans la fournaise ardente, 1771-1777, église Saint-Pancrace de Wiggensbach.

Ananias, Azarias et Misaël (hébreu : חנניה, עזריה ומישאל Hanania, Azaria vèMishaël) de leur nom hébreu, appelés Shadrach, Meshach et Abednego en chaldéen et en arménien, sont les personnages centraux du troisième chapitre du livre de Daniel, également mentionnés dans la première partie du livre.

Appelés collectivement les trois enfants de Babylone, les trois jeunes Hébreux ou les trois jeunes-gens, ces compagnons de Daniel sont, pour les églises luthériennes et orthodoxes, trois saints chrétiens fêtés conjointement avec Daniel le 17 décembre.

Le texte grec de Théodotion du chapitre 3 du livre de Daniel contient une centaine de versets, au lieu des 30 de la version hébraïque. Ce texte complémentaire ne figure que dans le canon deutérocanonique catholique et orthodoxe. On y trouve principalement l'ajout de deux hymnes ou cantiques. Après le premier cantique d'Azarias (Dn. 3, 26-45), « Azarias et ses compagnons » sont cités (Dn. 3, 49) et dans le second le cantique des trois enfants dans la fournaise (Dn. 3, 52-90), « Ananias, Azarias et Misaël » (Dn. 3, 88) sont cités. Ce dernier hymne est l'une des neuf « odes » de la liturgie byzantine du matin (orthros).

Histoire et tradition[modifier | modifier le code]

C'étaient « de jeunes garçons sans défaut corporel, beaux de figure, doués de sagesse, d’intelligence et d’instruction, capables de servir dans le palais du roi, et à qui l’on enseignerait les lettres et la langue des Chaldéens » (Dn. 1, 4).

Au chapitre 2, ce sont les compagnons de Daniel dans l'histoire du rêve d'une statue que fait Nabuchodonosor et que Daniel réussit à interpréter.

Au chapitre 3, ils sont « des Juifs à qui (le roi) a remis l’intendance de la province de Babylone » (Dn. 3, 12) et que le roi fait jeter dans une fournaise ardente parce qu'ils refusent de se prosterner devant sa statue. Un ange leur apparaît au milieu de la fournaise et les sauve.

Reliques[modifier | modifier le code]

Un récit conservé en géorgien raconte l'invention de leurs reliques à Babylone vers 470 de notre ère[1].

Sources[modifier | modifier le code]

Livre de Daniel sur Wikisource

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. G. GARITTE, L'invention géorgienne des trois enfants de Babylone, dans Le Muséon, 22 (1959), 69-100

Liens externes[modifier | modifier le code]