Anagyris foetida

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L'anagyre fétide ou bois-puant (Anagyris foetida L.), est une plante méditerranéenne d'origine probablement grecque qui se retrouve, de nos jours, sur l'oppidum d'Ensérune dans l'Hérault. Des pollens ont été trouvés sur ce plateau. Ils datent du IIIe siècle av. J.-C.[réf. nécessaire][1].

Description[modifier | modifier le code]

Gravure dans Natürliche Pflanzenfamilien de Paul Hermann Wilhelm Taubert (1891).
Flowers of Anagyris foetida, Einot Neria, Mount Meron Nature Reservation, Upper Galilee, Israel, March 21, 2006
Fleurs : Mount Meron Nature Reservation, Haute-Galilée.

C'est un arbrisseau de 1 à 3 m de hauteur[2]. La plante dégage une odeur désagréable (fétide) quand on casse les tiges ou on froisse les feuilles. Les jeunes rameaux sont pubescents, ce qui les rend blanchâtres. Les feuilles sont caduques, d'un vert glauque, un peu velues en dessous, à 3 folioles elliptiques, entières, glabres en dessus, pubescentes en dessous. Les stipules sont soudées ensemble.

La floraison intervient tôt, de février à mars, et la fructification en mai[2]. Les fleurs sont jaunes avec un étendard taché de noir plus court que les autres pétales.

Les fruits sont des gousses de 10 à 18 cm de long pour environ 2 cm de large[2], grossièrement ondulées sur les bords. Ces gousses contiennent de 3 à 8 grosses graines[2] de couleur violacée.

frutos. Real Jardín Botánico, Madrid.
Fruits : Jardin Royal Botanique de Madrid.

Répartition[modifier | modifier le code]

En France, on la trouve dans le Midi, entre 0 et 300 m, dans les garrigues et les rocailles arides : Alpes-Maritimes, Var, Bouches du Rhône, Gard, Hérault, Corse. Elle ne dépasse pas 300 m d'altitude[réf. nécessaire].

De façon plus générale, elle pousse dans les régions méditerranéennes (Europe méridionale, Asie occidentale et Afrique du Nord).

Toxicité[modifier | modifier le code]

La plante est très toxique[réf. nécessaire]. Le caractère fétide de la plante était proverbial[réf. nécessaire].

Auxiliaire de lutte biologique[modifier | modifier le code]

Cette plante est signalée[3] comme parasitée par Apion croceifemoratum (voir Apion). Le parasitoïde Pnigalio mediterraneus vient parasiter les larves d'Apion. Ce parasitoïde est aussi un parasite de Bactrocera oleae.

Protection[modifier | modifier le code]

Cette espèce est classée dans la catégorie "vulnérable" sur la liste rouge des espèces menacées en France[4]. Elle figure sur la liste des espèces végétales protégées en région Languedoc-Roussillon et en région Provence-Alpes-Côte d'Azur[5].

Appellations[6][modifier | modifier le code]

Synonymes taxonomiques
  • Anagyris neapolitana Ten,
  • Anagyris foetida subsp. neapolitana (Ten) Arcang
Noms communs français
  • Bois-puant (aussi attribué au Cerisier à grappes ou Merisier à grappes, Prunus padus L., 1753)
  • Fève de loup,
  • Pudis
Noms communs espagnols
  • Altramuz del diablo
  • Altramuz hediondo
  • Collar de bruja

Noms communs catalans

  • Garrofer del diable
  • Garrover des diable
Noms communs allemands
  • Stinkstrauch

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pour un botaniste scientifique, seules comptent les lieux où cette plante est spontanée. La présence de pollens en est une preuve. Des plantations ont certes eu lieu, mais ne sont pas prises en compte.
  2. a, b, c et d Tela Botanica (France métro), consulté le 21 juin 2013
  3. voir François Warlop (1966)
  4. [PDF] Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) et le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), La Liste rouge des espèces menacées en France : Flore vasculaire de France métropolitaine : Premiers résultats pour 1 000 espèces, sous-espèces et variétés, , 34 p. (lire en ligne), p. 14
  5. « Anagyris foetida », sur http://inpn.mnhn.fr, Muséum national d'Histoire naturelle (consulté le 21 juin 2013)
  6. voir Tela Botanica taxon 247

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Warlop, « Limitation des populations de ravageurs de l'olivier par le recours à la lutte biologique par conservation », Cahiers Agricultures, vol. 5,‎ , p. 449-455
  • Les 4 flores de France .- P. Fournier. Paris, Lechevalier, 1961. N° 2241.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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