Anacaona

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Anacaona
Vida y viajes de Cristobal Colón, 1851 Honores tributados a la Reina (3819533241).jpg
Biographie
Naissance
Décès
Activité
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Anacaona, née en 1474 et morte en 1503 ou 1504, est une cacique du Xaragua à Hispaniola (Haïti et République dominicaine).

Elle succède à son frère Bohechio. Elle est pendue sur ordre du gouverneur espagnol Nicolás de Ovando.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est née sur l'île d'Hispaniola, où se trouvent aujourd'hui Haïti et la République dominicaine.

Anacaona, dans la langue des Taïnos, signifie Fleur d'Or. Elle était la sœur du cacique Bohechio et fut l'épouse du cacique Caonabo, avec qui elle eut une fille nommée Higüenamota.

Elle se distinguait par sa beauté, son intelligence et son talent pour la poésie; elle connaissait de nombreux poèmes par cœur et les récitait lors des fêtes religieuses (areitos en espagnol), devant les autres aborigènes.

À la suite de la mort de son frère Bohechio, Anacaona le remplaça et gouverna le Caciquat (cacicazgo en espagnol) du Xaragua. À l'arrivée de Colomb sur l'île en décembre 1492, Anacaona fit preuve de curiosité et de grande admiration à l'égard des Espagnols, car elle trouvait que ces hommes étaient très avancés et possédaient de nouvelles connaissances. Toutefois, les abus que certains d'entre eux commirent envers les femmes des Caraïbes poussèrent Anacaona à remettre son admiration en question; elle les vit dorénavant comme une menace. Elle parvint à convaincre son époux Caonabo de les chasser de l'île. À son retour le 28 novembre 1493, Colomb trouva le fort de La Navidad (La Nativité en français) détruit et ses 39 occupants assassinés.

Quelques années après, le gouverneur de l'île, Nicolás de Ovando, apprit qu'Anacaona était en train d'élaborer un plan pour attaquer la colonie espagnole. Nicolás de Ovando annonça alors à Anacaona qu'il allait au Cacicazgo de Xaragua pour leur rendre une visite amicale. Il arriva avec plus de trois cents cinquante hommes et fut reçu par de grandes festivités. Quand tous furent réunis à la fête, les hommes d'Ovando mirent le feu à la demeure du chef (caney).

Quelques autochtones réussirent à sauver Anacaona; parmi les autres survivants se trouvaient la fille de Anacaona, Higüenamota; son neveu Guaorocuya, qui fut remis au frère Bartolomé de las Casas, qui le convertit au christianisme sous le nom de Enriquillo; Mencia, petite-fille d'Anacaona et le leader tribal Hatuey, qui plus tard fuit vers Cuba et y organisa la résistance, mais fut capturé lors d'un combat et mourut sur ordre de Diego Velázquez de Cuéllar.

Mort[modifier | modifier le code]

Anacaona
Le massacre de la reine Anacaona et de ses sujets. Gravure probablement de Joos van Winghe, publiée en 1598 dans la Brevísima relación de la destrucción de las Indias de Bartolomé de las Casas. Les Espagnols brûlent un bâtiment plein d'Amérindiens; la noble amérindienne est pendue à un arbre. En arrière-plan, des Espagnols poursuivent à cheval les indigènes. Après une réception célébrant l'arrivée du gouverneur d'Hispaniola, Nicolás de Ovando, l'entourage de la reine Anacaona est brûlé vif. En déférence à son rang, elle fut pendue.

Nicolás de Ovando apprit qu'Anacaona s'était échappée et commença une poursuite jusqu'à ce qu'on réussisse à la capturer. Contrairement à ses confrères, Anacaona ne fut pas exécutée sur-le-champ. Ovando lui offrit de l'épargner seulement si elle acceptait de devenir sa concubine. Elle refusa et Nicolás de Ovando la condamna publiquement à la pendaison en 1504 (ou 1503 ?) alors qu'elle avait 29 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • (es) Pedro L Vergés Vidal, Anacaona (1474-1503), Editora Montalvo, (lire en ligne)
  • F.A. Kirkpatrick, Les conquistadors espagnols, Éd. Payot, Paris, 1935
  • William Robertson, L'histoire de l'Amérique, Janet et Colelle Librairie, 1834

Fiction[modifier | modifier le code]

  • Jean Métellus, Anacacona, Collection Monde Noir, 2002, (ISBN 2747301893)

Liens externes[modifier | modifier le code]