An hini a garan

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An hini a garan

Chanson de Alan Stivell
extrait de l'album Chemins de terre
Sortie Drapeau de la France
Enregistré Château d'Hérouville, Val-d'Oise
Durée 4:10
Genre Chanson bretonne
Auteur-compositeur traditionnel Vannetais
Producteur Franck Giboni
Label Fontana

Pistes de Chemins de terre

An hini a garan (littéralement « celui / celle que j'aime » en français, The one I love en anglais) est une gwerz (chanson bretonne) écrite par l'Abbé Jean-Baptiste Oliero sur une mélodie vannetaise. Elle est harmonisée par R. Abjean. Il en existe de nombreuses versions avec quelques différences. Mais la version le plus souvent chantée est proche de celle de Brân et de Denez Prigent (Sarac'h) qu'il interprète avec la chanteuse australienne Lisa Gerrard.

Contenu[modifier | modifier le code]

Celui que j'aime, autrefois, petits à la maison, quand nous étions tout près l'un de l'autre, mon cœur n'en aimait qu'un ; quand j'étais petite à la maison de celui que j'aime. Celui que j'aime, je l'ai perdu à jamais ; il est parti au loin et ne reviendra pas ; et voici que je chante à celui que j'aime. Celui que j'aime, un jour il m'a laissée ; parti vers les pays lointains, des pays que je ne connais pas, pour gagner son pain. Perdu, perdu un jour, celui que j'aime.

Interprétations[modifier | modifier le code]

Chez Mouez Breiz, Andrew Mahoux l'enregistre à la harpe celtique[1]. En 1960, Alan Stivell accompagne à la harpe celtique Andrea Ar Gouilh sur un 45 tours arrangé par son père Jord Cochevelou sorti chez Mouez Breiz. Il arrange sa version sur son album Chemins de terre en 1973 et contribue à populariser la chanson à grande échelle. Yvonne Le Goff chante une version nommée Tamtitiri[2].

Le Trio EDF (Ewen, Delahaye, Favennec) revisite la ballade sur leur album Kan Tri Men, Tobias Southcott à la harpe dans Harp Portrait ou les frères harpistes Quefféléant qui forment le groupe An Triskell, Carlos Nuñez avec le chant de Gilles Servat, Cécile Corbel dans une harmonisation symphonique avec sa harpe celtique[3] tout comme André Le Meut à la bombarde lors de la Nuit celtique 2003 interprétant en instrumental Maro eo ma mestrez.

En 2002-2003, l'association Dastum collecte des interprétations dans le Pays du Léon et enregistre au Faou en 2004 celle du duo de chanteurs Sébastien Le Bras et Gilles Le Goff. Sont également consultables celles de couples de sonneurs, d'Anne Cotonec (1970), Lizig Roudaut (1979)[4], Marie-Josèphe Citarel (1901-2009), Zaïg Monjarret, Eugénie Rouille, Eléonore (Kan ar Bobl 2005)[5]...

Paroles[modifier | modifier le code]

An hini a garan, gwechall bihan er gêr

Pa oamp tostig an eil, an eil ouzh egile

Va c'halon ne gare, gare nemet unan

Pa oan bihan er gêr an hini a garan

An hini a garan, 'm eus kollet da viken

'Mañ degouezhet pell ha ne zistroio ken

Ha setu ma kanan, kanan keti ketañ

Ha setu ma kanan d'an hini a garan

An hini a garan, un deiz 'n eus va losket

Aet eo d'ar broioù pell, d'ur vro n'an'vezan ket

Aet eo d'ar broioù pell da c'hounit e vara

Kollet, kollet un deiz, an hini a garan

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • abbé Abjean, Breiz a gan, n°1, avril 1973.
  • Jean Derrien et Fañch Danno (années 1960), Kanaouennoù ar beilladegoù, éditions Emgleo Breiz

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Marot, La chanson populaire bretonne, 1987, p. 101
  2. Tamtitiri sur Dastum, paroles collectés par Ifig Troadec en 1980
  3. Clip vidéo "An hini a garan" - Cecile Corbel
  4. chantées par Lizig Roudaut, collectées par Daspugnerien Bro C'hlazig à Plouzané en 1979
  5. Médiathèque des archives Dastum

Liens externes[modifier | modifier le code]