An de grâce

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Selon une croyance souvent répandue, l'an de grâce serait une expression médiévale employée par les croyants de l'Occident chrétien, selon laquelle le monde vivrait en sursis par rapport à une « apocalypse » que certains astrologues auraient annoncée pour l'an 1000.[réf. souhaitée]

On pense quelquefois[réf. souhaitée] qu'à partir de l'an 1001, toutes les années sont décomptées comme an de grâce, comme autant d'années "graciées" par le Tout-puissant à cette "apocalypse". À noter que ce raisonnement est transposable à tous les termes jamais proposés par les millénaristes et aujourd'hui dépassés (les plus célèbres étant de nos jours ceux des Témoins de Jéhovah, qui d'après d'anciens membres, considèrent l'apocalypse comme imminente depuis 1994[1]).

Origine de l'expression[modifier | modifier le code]

En réalité, outre que les « terreurs de l'an mil » sont considérées comme ayant été fort exagérées par certains historiens, l'expression "an de grâce" n'est attestée qu'à partir du XIVe siècle. Tout emploi de l'expression "an de grâce" antérieur à 1300 est un anachronisme. [réf. nécessaire]

Il s'agit en fait de désigner l'année dans l'ère chrétienne, ou ère de l'Incarnation, c'est-à-dire par rapport à la naissance de Jésus-Christ.

Un synonyme de an de grâce est Anno Domini (en abrégé A. D.), souvent indiqué dans les documents.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Crise de Conscience, chapitre 10.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ouvrage des Archives nationales, De temps en temps, histoires de calendrier, Tallandier
  • Raymond Franz, Crise de Conscience, Commentary Press, (lire en ligne)

Liens internes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]